La délégation régionale du ministère de la Culture au niveau de l’Oriental vient de dévoiler son programme annuel. Une vision globale qui ambitionne de transcender l’activité culturelle et de faire d’Oujda un chef-lieu artistique en continu. Ce nouveau programme se veut varié. Il est décliné en trois axes prioritaires d’animation. C’est le cas du soutien apporté au livre par la multiplication des espaces de lecture, sauvegarde et réhabilitation du patrimoine et le soutien accordé à la créativité artistique.
L’activité théâtrale obéit à un calendrier diversifié et étalé sur toute l’année. Idem pour l’animation musicale qui verra ses soirées se multiplier grâce à l’apport des troupes travaillant sur la musique dans toutes ses composantes: traditionnelle, populaire et moderne. Un intérêt particulier a été aussi accordé aux arts plastiques depuis l’inauguration de deux nouvelles galeries aux normes internationales. Le principe est de faire appel aux plasticiens eux-mêmes pour réaliser une animation intégrée et globale qui répondra aux différentes attentes.
«La culture c’est aussi la sauvegarde du patrimoine à travers sa réhabilitation. C’est le cas pour les casbahs de Debdou, Taourirt, Laâyoune, Saïdia et certains monuments historiques au sein de la médina d’Oujda», a déclaré Mohamed El Kadoussi, directeur régional du ministère de la Culture. C’est le cas aussi pour l’ex-état-major qui abritera le musée de la résistance. L’école Charcot est à sa phase finale pour abriter le musée d’histoire naturelle, d’archéologie et de géologie. De son côté, l’école Lavoisier accueillera le musée de la scolarisation. Quant à l’ancien tribunal, il servira de musée pour la justice. Pour sa part, l’ancienne gare ferroviaire d’Oujda, servira d’espace pour le musée du rail en collaboration avec l’ONCF.
«On vise aussi l’inscription et le classement d’une soixantaine de sites, de casbahs et de bâtiments historiques en tant que patrimoine national. Alors qu’on a entamé une procédure pour permettre à l’Oasis de Figuig de bénéficier du classement qui lui revient de droit, à savoir qu’elle est un patrimoine universel vu ses caractéristiques spécifiques et le rôle qu’elle a joué à travers des siècles en tant que carrefour de savoir et de commerce», a ajouté M. El Kadoussi à ALM.








