2019, l’année aux défis multiples

2019, l’année aux défis multiples

L’année écoulée a connu le lancement de plusieurs initiatives et projets dans différents domaines

Enseignement, santé, agriculture, investissement, système fiscal… autant de chantiers que la Commission spéciale du modèle de développement devra inclure dans ses recherches. Elle devra émettre des propositions visant le perfectionnement et l’accroissement de l’efficacité de ces différents secteurs.

La fin d’année est souvent l’occasion de dresser un bilan dans les différents domaines. L’année 2019 fut dans ce sens l’année aux défis multiples. Elle a connu le lancement de plusieurs initiatives et projets. 2020 sera sans nul doute marquée par le nouveau modèle de développement. Les premières auditions de la commission spéciale du modèle de développement (CSMD) vont démarrer dans les prochains jours mais les préparatifs ont déjà été lancés il y a quelques semaines. Les mois de novembre et décembre ont ainsi connu la nomination de la présidence et des membres de la CSMD.

Aussi, la feuille de route avait été fixée dans le cadre du discours du Trône. «Nous avons veillé à ce que cette commission, par sa composition, regroupe différentes disciplines académiques et diverses sensibilités intellectuelles, en y faisant siéger des compétences nationales issues du public et du privé. Outre de l’expérience et une exigence d’impartialité, ces profils doivent être suffisamment outillés pour comprendre les dynamiques à l’œuvre au sein de la société et aller au-devant de ses attentes, sans jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la Nation», avait précisé SM le Roi.

Cette commission spéciale aura le statut d’un organe consultatif (impartial et objectif) investi d’une mission limitée par le temps et devra prendre en considération dans ses travaux les grandes orientations des réformes engagées ou en passe de l’être. Enseignement, santé, agriculture, investissement, système fiscal… autant de chantiers qu’elle devra inclure dans ses recherches. Elle devra émettre des propositions visant le perfectionnement et l’accroissement de l’efficacité de ces différents secteurs. Cet organe sera amené par conséquent à établir un constat exact de l’état des lieux et proposer des solutions adaptées.

«Plutôt que de s’inscrire dans une logique de rupture avec le passé, il s’agit de poser un nouveau jalon dans notre processus de développement. Il importe avant toute chose de faire preuve d’audace, d’esprit d’initiative, d’un sens élevé des responsabilités, lors de la mise en œuvre des conclusions judicieuses et des recommandations pertinentes qui seront adoptées, seraient-elles difficiles ou coûteuses», avait souligné le Souverain. En plus de l’installation de la CSMD, l’année 2019 a connu d’autres événements importants comme la nomination d’un nouveau gouvernement plus compact sur la base d’une nouvelle architecture gouvernementale.

Il a été question avec la nouvelle équipe gouvernementale de lancer un nouveau signal sur les orientations de la prochaine étape. Dans le dossier du Sahara, la position marocaine continue d’être confortée avec l’appui des grandes puissances étrangères. Les Etats-Unis d’Amérique ainsi que l’Union européenne (UE) ne ratent pas une occasion pour insister sur le caractère crédible des initiatives marocaines. Par ailleurs, le secteur économique a connu de grandes décisions. Dans ce sens, l’année qui s’achève a connu le grand retour du Maroc sur le marché international.

Le Royaume a donc émis un emprunt obligataire sur le marché financier international pour un montant de 1 milliard d’euros, assorti d’une maturité de 12 ans et d’un spread de 139,7 pb, soit un taux d’intérêt de 1,5%. Outre le rendement qui constitue le niveau le plus bas jamais obtenu par le Maroc sur le marché international, cette émission a bénéficié du carnet d’ordres le plus important par sa taille pour une transaction en euro du Maroc dépassant les 5,3 milliards d’euros au cours de la transaction avec plus de 285 investisseurs impliqués, avaient expliqué les responsables du ministère de tutelle.

L’année passée a également enregistré le retour des privatisations. En mai dernier, le gouvernement avait dévoilé son intention de céder 8% du capital détenu dans l’opérateur historique des télécoms (2% cédés dans le cadre d’une offre publique de vente et 6% du capital placé auprès d’investisseurs institutionnels). Ainsi, la participation de l’Etat dans le tour de table est passée de 30 à 22% à l’issue de cette opération. Il semble que les opérations de 2019 n’ont été qu’un avant-goût puisque le gouvernement compte continuer sur la même lancée au cours de 2020.

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