ActualitéCouvertureUne

2021-2026 : Le quinquennat des réalisations

© D.R

Croissance, social, investissement, emploi… Cinq années de réformes, d’engagement, d’actions et d’avancées inédites. Un bilan historique présenté mercredi par le Chef du gouvernement devant les parlementaires

Parlement: Une séance plénière commune a été consacrée au Parlement à la présentation du bilan gouvernemental 2021- 2026 par le Chef de l’Exécutif. Les détails.

Les regards étant tournés vers le Parlement ce mercredi 15 avril. Les parlementaires et l’opinion public avaient, en effet, rendez-vous avec une séance très attendue, consacrée à la présentation du bilan gouvernemental 2021 – 2026 par le Chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch. Un bilan où l’équité sociale et la suprématie économique sont les maîtres mots. «La vision stratégique de SM le Roi a en effet veillé à maintenir de concert la réalisation de la suprématie économique et la préservation des fondements de l’équité sociale, en plaçant l’humain au cœur de toutes les réformes, d’une manière qui garantit la dignité du citoyen et renforce sa position dans le cadre de l’Etat du droit et des institutions», a affirmé d’emblée M. Akhannouch, expliquant que «cette vision a contribué à insuffler une dynamique de renaissance globale qui a porté le Royaume au rang des pays émergents et érigé le Maroc en modèle régional au plan de la résilience, de l’innovation et de la capacité à mettre à profit les mutations internationales au service du développement et du progrès».

Sahara

M. Akhannouch a abordé le dossier du Sahara marocain dans son allocution. «Au cours des 26 années du règne prospère de Sa Majesté le Roi, notre cause nationale a connu des évolutions stratégiques inédites, marquées par l’élargissement du cercle de soutien à la proposition marocaine auprès de plusieurs de nos partenaires internationaux et par le soutien de puissances internationales de poids, à leur tête les Etats-Unis d’Amérique, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, en plus d’un grand nombre de pays arabes et africains frères et amis qui ont réitéré leur soutien constant à la souveraineté totale du Maroc sur ses provinces du Sud», a t-il fait savoir ajoutant que «ce dossier est entré dans une phase décisive avec l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2797 en date du 31 octobre 2025, résolution déterminante qui a réaffirmé les bases réelles de ce conflit, et considéré l’Initiative d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme étant une base sérieuse et crédible et un point de départ réaliste pour le lancement d’un processus politique de négociation entre les parties concernées».

Ancrage africain

La coopération marocaine avec les pays frères et amis à l’échelle du continent était également présente en bonne place dans le bilan gouvernemental. Le Chef du gouvernement a affirmé que la dimension stratégique de la présence du Maroc dans son ancrage africain s’est renforcée à travers l’Initiative royale visant le développement de la façade atlantique du continent africain. Cette initiative prospective vise à renforcer la coopération régionale et à confronter les défis communs qui entravent le développement de la région, tout comme elle reflète l’engagement inébranlable du Maroc pour l’édification d’un espace de communication humaine, de complémentarité économique et de rayonnement continental et international.

Elections de 2021

Concernant l’action gouvernementale au cours des cinq dernières années, le point de départ fut sans nul doute les élections de 2021. «Les élections du 8 septembre 2021 ont constitué une étape politique importante, lors de laquelle les citoyens ont pu exprimer leurs priorités et leurs aspirations, comme elle a contribué à consacrer la confiance dans le cheminement démocratique et institutionnel de notre pays. Ces échéances ont également été le point de départ d’un programme gouvernemental clair, porté par une majorité soudée et harmonieuse, consciente que l’opération électorale n’est pas juste une compétition politique passagère, mais une responsabilité historique devant la patrie et les citoyens», a fait savoir le Chef du gouvernement. Et d’ajouter: «Cette équipe gouvernementale a érigé la précision et la clarté en mode d’action, et l’efficience et l’impact concret en critères d’évaluation, puisque le citoyen ne mesure pas les intentions, mais bien les résultats qui se répercutent sur sa vie quotidienne».

Charte de l’investissement

Sur le plan des réalisations économiques, M. Akhannouch a souligné que «la réalité que nous vivons aujourd’hui est le résultat d’une vision économique ambitieuse qui a pu transformer les conceptions en programmes et les programmes en réalisations concrètes que le citoyen peut toucher dans sa vie quotidienne. Cette transformation a été le fruit d’une volonté stratégique claire, menée avec clairvoyance par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui a fait de l’économie nationale un pari de souveraineté par excellence. À travers cette orientation, le Maroc a pu redessiner son positionnement sur la scène économique internationale pour devenir un acteur agissant, et non plus seulement le réceptacle de ce qui se passe dans son environnement». La même source est ainsi revenue sur l’un des moments phares du mandat, à savoir l’adoption d’une nouvelle charte de l’investissement.

Le total des sommes servies au profit des bénéficiaires de l’aide sociale directe a atteint à fin janvier 2026 environ 52 milliards de dirhams. 

«Nous avons également mis en place des régimes de soutien innovants, pouvant atteindre 30 % de la valeur des projets d’investissement, de manière à garantir une plus grande attractivité et une meilleure efficience. Aujourd’hui, les résultats témoignent clairement de ce qui a été réalisé. La Commission nationale des investissements a ainsi approuvé 381 projets, pour un montant global de 581 milliards de dirhams, visant la création de 245.000 postes d’emploi directs et indirects», a annoncé le Chef du gouvernement.

Record de l’investissement et souveraineté nationale

Cette nouvelle dynamique économique s’est accompagnée d’une hausse record du budget de l’investissement. «Le gouvernement est parvenu à opérer un changement important en matière d’investissement public, en réhabilitant son rôle de levier stratégique pour les chantiers majeurs et d’outil pour la consolidation de la souveraineté économique. Le niveau de cet investissement est passé de 230 milliards de dirhams en 2021 à environ 380 milliards de dirhams en 2026, soit une augmentation de quelque 65 %», a fait savoir la même source. Et de poursuivre : «Le gouvernement a accordé une attention particulière à la garantie de la souveraineté industrielle et au renforcement de la compétitivité du label «fabriqué au Maroc» sur les marchés mondiaux, à travers la poursuite de la mise en œuvre du programme banque de projets visant à diversifier l’économie nationale, à renforcer la production locale dans plusieurs secteurs industriels, avec à leur tête les industries alimentaires. En plus de cela, un programme intégré de soutien à la recherche au développement et à l’innovation industrielle a été lancé, en tant que levier fondamental pour le renforcement de la compétitivité et la promotion du système de production». L’un des exemples importants de cette nouvelle politique concerne le domaine de l’énergie. «En matière de souveraineté énergétique, le Royaume a poursuivi l’accélération de sa transition vers les énergies renouvelables, dont la part dans le mix électrique est passée de 37,1 % en 2021 à environ 46,1 % dans le cadre d’une stratégie nationale visant la réduction de la dépendance énergétique et le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale. Le Maroc a également lancé une offre ambitieuse en matière d’hydrogène vert, à travers la mobilisation de 1 million d’hectares de foncier industriel, dont 300.000 hectares dans une première phase, et la réception de plus de 40 demandes d’investissement émanant d’opérateurs nationaux et internationaux, dont 8 projets ont été approuvés pour un investissement évalué à environ 43 milliards de dollars», a expliqué le Chef du gouvernement devant les parlementaires.

Eau

La stratégie marocaine concernant l’eau et la lutte contre le stress hydrique était bien évidemment présente dans le bilan gouvernemental. «En application des Hautes Directives Royales pour faire face au stress hydrique, et afin de garantir la continuité de l’approvisionnement des citoyens en eau potable et des agriculteurs en eau d’irrigation, le gouvernement s’est attelé à actualiser le programme national d’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation pour la période 2020- 2027. Le coût global de ce programme a été porté de 115 milliards de dirhams à environ 143 milliards de dirhams, en plus de l’accélération du programme de désalinisation des eaux de mer dont la capacité de production a atteint 415 millions de mètres cubes à la fin de l’année 2025, avec des perspectives de production de 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, ce qui permettra de couvrir environ 60 % des besoins nationaux en eau potable», a annoncé M. Akhannouch. Et d’ajouter: «Le gouvernement a par ailleurs lancé des projets majeurs de transfert des eaux entre les bassins hydriques».

Dynamisme des secteurs productifs et emplois

Sur un autre plan, le dynamisme des secteurs productifs a été souligné. «Le secteur du tourisme a connu un développement exceptionnel qui a placé le Maroc parmi les destinations touristiques les plus attractives dans le monde. Notre pays a ainsi pu accueillir environ 19,8 millions de touristes, en augmentation de 53,5% par rapport à l’année 2019. Les recettes touristiques ont pour leur part enregistré un niveau record de 138,1 milliards de dirhams, en augmentation de 75,5 % par rapport à l’année 2019. Ceci reflète la grande dynamique que connaît le secteur et sa contribution en constante progression à l’économie nationale», a explique le numéro un du gouvernement. Ce dynamisme économique s’est répercuté sur le marché de l’emploi. «Cette performance économique a eu un impact positif sur le marché du travail, marqué par la création d’environ 850.000 postes d’emploi nets sur la période allant de 2021 à 2025, soit une moyenne de près de 170.000 postes annuellement. Ceci représente une cadence de création d’emploi doublée par rapport aux périodes précédentes au cours desquelles la moyenne de création des opportunités d’emploi n’a guère dépassé 64.000 postes annuellement sur la période 2011-2016 et 90.000 postes d’emploi annuellement sur la période 2016-2021», a-t-il affirmé. Et d’expliquer: «En cas de poursuite de la dynamique enregistrée au cours de l’année 2025, et qui a été marquée par la création de 233.000 postes d’emploi non agricoles, il est attendu que le nombre total des postes d’emploi créés dans les secteurs non agricoles dépasse un million de postes à fin 2026».

Etat social

Par ailleurs, la question de l’Etat social a été au centre du bilan gouvernemental présenté au Parlement. «L’essence de la politique publique demeure unique : placer l’humain au cœur de toute décision et de toute réforme. C’est dans cet esprit que nous avons mis en place les fondements pour la construction du citoyen marocain qualifié sur le plan de l’instruction, protégé dans sa santé et stable socialement, en droite ligne de notre conviction que le Maroc du 21ème siècle ne saurait être construit uniquement par les infrastructures, mais par l’investissement dans la personne avant toute chose», a affirmé le Chef du gouvernement. «Ceci s’est concrétisé à travers l’élargissement du parapluie de la protection sociale pour englober environ 15,5 millions de citoyens supplémentaires qui bénéficient aujourd’hui des prestations de la couverture médicale de base. L’État a par ailleurs pris en charge des cotisations dépassant 27 milliards de dirhams au profit des catégories vulnérables dans le cadre du régime AMO – Tadamoune, dans une illustration claire que la solidarité n’est pas juste un discours, mais un engagement financier réel au sein des politiques publiques», a-t-il ajouté. Concernant l’aide sociale directe, «le total des sommes servies au profit des bénéficiaires de l’aide a atteint à fin janvier 2026 environ 52 milliards de dirhams, dont 33 milliards de dirhams dédiés aux aides orientées vers la protection de l’enfance et 19 milliards de dirhams au titre des aides forfaitaires. Cette aide concerne, à titre d’exemple, 5,5 millions d’enfants et plus de 396.000 veuves, dont 308.000 sans enfants».

Réforme de la santé

Dans un autre regitsre, la réforme de la santé a été accélérée. «Le budget du secteur de la santé est passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026, Soit plus du double en 5 années. Car la santé ne constitue pas une charge financière mais un investissement dans l’humain, dans la productivité et dans la dignité. Nous avons veillé également à moderniser l’infrastructure de santé, à améliorer sa gouvernance institutionnelle et à réhabiliter ses ressources humaines à travers un régime, matériel et moral, motivant et plus équitable», indique le Chef du gouvernement.

Le budget du secteur de la santé est passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026. 

«Afin de renforcer la capacité d’accueil des hôpitaux régionaux et provinciaux, 29 projets hospitaliers ont été réalisés entre les années 2022 et 2025, ce qui a permis d’ajouter 3.168 nouveaux lits venus renforcer la capacité hospitalière nationale.
Le gouvernement poursuit la construction de 20 nouveaux hôpitaux au cours de l’année 2026 pour une capacité d’accueil supplémentaire de 3.067 lits, en plus de la programmation de 15 projets hospitaliers nouveaux pour une capacité de 1.810 lits, dans un processus continu visant le renforcement de l’offre de santé», précise la même source.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux

Articles les plus lus