Nador, le 13 décembre 2025. Pour sa onzième étape, la tournée nationale du Rassemblement national des indépendants (RNI), baptisée « La Voie des réalisations », a fait escale à Nador, au cœur de la région de l’Oriental. Une étape à forte portée politique, tant par la densité des messages que par la nature des bilans dressés. Quatre ans après les engagements pris en 2021, l’exercice n’était pas tant celui de la promesse que celui de la reddition des comptes, chiffres et réalisations à l’appui.
Des engagements assumés, des promesses tenues
Le rappel du contexte n’est pas anodin. En juin 2021, au moment de la présentation du programme électoral, la région de l’Oriental figurait déjà parmi les priorités. « Chaque mot prononcé, chaque engagement pris se transforme pour nous en une promesse à honorer », a-t-il été rappelé avec insistance. Une ligne directrice qui structure aujourd’hui encore l’action gouvernementale.
Le chantier de l’éducation en constitue l’exemple le plus emblématique. Revalorisation du métier d’enseignant, réforme en profondeur de la formation, amélioration des conditions d’apprentissage en milieu rural : autant d’axes annoncés en 2021 et concrétisés depuis. L’augmentation salariale d’au moins 1.500 dirhams dont ont bénéficié 330.000 fonctionnaires, la mise en place d’un nouveau parcours de formation sur cinq ans pour les enseignants, ou encore la construction de centaines d’écoles et d’internats témoignent d’un choix assumé : investir durablement dans le capital humain.
Dans les zones rurales, longtemps pénalisées par l’éloignement et la précarité des infrastructures, l’effort a été particulièrement marqué. Écoles communautaires, transport scolaire renforcé, restauration améliorée : la hausse de 54 % du nombre de bénéficiaires du transport scolaire traduit une volonté claire de réduire les inégalités territoriales dès le plus jeune âge.
L’État social en action : santé et soutien direct
Autre pilier central du programme gouvernemental : la généralisation de la protection sociale. Là aussi, l’engagement initial s’est traduit par des avancées structurelles. L’égalité d’accès à la couverture sanitaire est désormais une réalité, avec un principe simple : chacun contribue selon ses moyens, tandis que l’État prend en charge l’adhésion de près de 4 millions de familles vulnérables.
Dans le même esprit, le dispositif de soutien direct aux ménages s’inscrit comme l’une des réformes sociales majeures du mandat. Entre 500 et 1.200 dirhams par mois sont aujourd’hui versés à près de 4 millions de familles, conformément aux Hautes Orientations Royales. Une mesure qui dépasse l’aide ponctuelle pour s’inscrire dans une logique de dignité, de solidarité et de justice sociale.
Des indicateurs économiques qui parlent au quotidien des citoyens
Au-delà du social, le discours s’est appuyé sur des indicateurs macroéconomiques présentés non comme des abstractions, mais comme des leviers d’amélioration concrète des conditions de vie. La croissance du PIB de 7,9 % en 2024, annoncée par le Haut-Commissariat au Plan, marque un rythme soutenu, porteur de marges d’investissement accrues dans les secteurs sociaux.
Plus significatif encore pour les ménages, le pouvoir d’achat a progressé de 5,1 %, contre moins de 2 % l’année précédente. L’investissement privé, en hausse de 20 %, traduit une confiance retrouvée et annonce des créations d’emplois à moyen et long terme. Derrière les chiffres, le message est clair : croissance, emploi, stabilité financière et réduction progressive de l’endettement forment un cercle vertueux.
Pour autant, le discours n’a pas versé dans l’autosatisfaction. « Nous ne sommes pas satisfaits à 100 % », a-t-il été souligné. Les attentes restent élevées, les défis nombreux, et la pression citoyenne est assumée comme un moteur d’accélération, non comme une contrainte.
L’Oriental, un territoire stratégique au cœur des politiques publiques
L’étape de Nador a surtout permis de mettre en lumière l’ampleur des investissements engagés dans la région de l’Oriental. Longtemps confrontée à des handicaps structurels, la région fait aujourd’hui l’objet d’une approche intégrée, combinant infrastructures, eau, santé, industrie et emploi.
Sur le plan des équipements de base, 726 kilomètres de routes ont été réalisés pour désenclaver les territoires. Le secteur de la santé connaît, lui aussi, une montée en puissance avec l’achèvement imminent de l’hôpital provincial de Nador, la poursuite des chantiers à Berkane, Taourirt et Guercif, et la programmation de nouveaux établissements à Aïn Beni Mathar et Figuig.
La question de l’eau, cruciale dans une région durement touchée par le stress hydrique, a occupé une place centrale. Programme d’urgence, réhabilitation du barrage Mohammed V, extension de l’irrigation goutte-à-goutte sur 82.000 hectares avec un soutien public dépassant 4 milliards de dirhams : l’objectif est double, sécuriser l’approvisionnement et préserver l’activité agricole. Dans le bassin de la Moulouya, la modernisation des systèmes d’irrigation a permis d’augmenter la production malgré la baisse des volumes d’eau, améliorant ainsi les revenus des petits agriculteurs.
Industrie, tourisme, artisanat : l’emploi comme boussole…
La lutte contre le chômage demeure l’un des enjeux majeurs de la région. La réponse passe par une politique industrielle volontariste. La zone d’accélération industrielle de Nador West Med, étendue sur 600 hectares, en est l’illustration la plus emblématique. Déjà opérationnelle, elle accueille des unités industrielles majeures, notamment dans les énergies renouvelables et l’industrie manufacturière, avec plusieurs milliers d’emplois créés à la clé.
À cela s’ajoutent l’extension des zones industrielles de Selouane, la technopole d’Oujda, l’agropole de Berkane et les zones d’activités économiques à Jerada, dessinant une véritable cartographie de l’investissement productif dans l’Oriental.
Le tourisme, autre levier de croissance, bénéficie d’un soutien ciblé avec une augmentation de 60 % de la capacité aérienne et l’accompagnement de dizaines de projets dans le cadre du programme Go Siyaha. Quant à l’artisanat et à l’économie sociale et solidaire, la région s’impose comme un pôle national avec plus de 8.600 coopératives et 80.000 artisans, appuyés par des programmes de mise à niveau et de valorisation.
…Et la jeunesse comme horizon stratégique
L’avenir du développement régional se joue également sur le terrain de la formation et des compétences. Avec 11 établissements universitaires, dont une École nationale de l’intelligence artificielle et du numérique à Berkane, des structures de formation aux métiers digitaux, une Cité des métiers et des compétences et plusieurs centres d’inclusion et de remédiation scolaire, l’Oriental se positionne progressivement comme un vivier de talents.
L’objectif est clair : aligner la formation sur les besoins du marché, offrir des secondes chances aux jeunes décrocheurs et faire de l’insertion professionnelle une priorité nationale.
Une démarche politique assumée
Au-delà des chiffres et des projets, cette onzième étape de « La Voie des réalisations » a réaffirmé une méthode. Un parti présent sur le terrain, en dehors des échéances électorales, à l’écoute des citoyens, ouvert à la critique et déterminé à dire ce qui a été fait comme ce qui reste à accomplir.
Face aux discours de dénigrement et aux tentatives de brouiller la lecture des réalisations, le message est resté constant : les citoyens jugent sur pièces. Ils comparent, ils évaluent, et ils savent faire la différence entre les promesses d’hier et les réalités d’aujourd’hui.
Le chemin reste long, les défis sont encore nombreux, mais le cap est maintenu. À Nador, plus qu’un simple bilan, c’est une trajectoire qui a été revendiquée : celle d’un Maroc en construction, d’un État social en consolidation et d’un développement territorial qui se veut désormais inclusif, équilibré et durable.















