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Agadir accélère la cadence pour être prête à temps pour la CAN 2025

© D.R

Depuis mars, la ville est entrée dans une phase d’aménagement intensif

Standards : Le conseil communal d’Agadir vient d’approuver le plan d’aménagement du périmètre du stade Adrar. Un programme d’envergure métamorphose voiries, espaces paysagers, place Al Amal, éclairage festif, gare routière Al Massira, cinéma Salam et logistique navettes. Le tout à livrer d’ici décembre pour la CAN 2025.

Depuis mardi dernier, le plan de requalification du périmètre entourant le grand stade Adrar n’est plus qu’une formalité : le conseil communal d’Agadir l’a approuvé en session extraordinaire, bouclant ainsi le long circuit administratif qui précède toute adoption d’un plan d’aménagement. Conçu par l’Agence urbaine, passé au crible par l’ensemble des corps de sécurité à la wilaya, soumis à enquête publique, étudié par deux commissions – locale puis centrale – puis renvoyé vers l’Agence pour intégration des ajustements, le document paraîtra bientôt au Bulletin officiel. À terme, les abords du stade se transformeront en vaste parc urbain, offrant à la capitale du Souss un nouveau poumon vert.

Mais cette validation n’est qu’un jalon parmi d’autres. Depuis mars, la ville est entrée dans une phase d’aménagement intensif : il s’agit de livrer, d’ici décembre, les derniers chantiers du programme de développement urbain 2020-2024, d’exécuter le plan d’action communal et, surtout, de mettre Agadir aux standards d’un tournoi continental de football. Moteur de cette mutation : la rénovation du stade Adrar, dont la première tranche – 430 millions de dirhams – affiche un taux d’avancement de plus de 95%, selon la Sonarges. Pelouse hybride, éclairage à norme FIFA, écrans géants et loges VAR : l’enceinte sera prête pour les tests fin août.
Autour de ce cœur battant, les travaux se multiplient. Financé conjointement par la direction du budget et le ministère de l’intérieur, un programme d’envergure vise la voirie, les espaces publics et la mise en beauté des principales entrées urbaines. La place Al Amal change de visage, l’axe Drarga-centre-ville se pare de nouvelles plantations, tandis que les rues principales reçoivent un mobilier urbain homogène. S’y ajoute un marché de 31 MDH pour un éclairage festif : la corniche et les boulevards d’accès se verront doter de luminaires dynamiques, et la plage bénéficiera de projecteurs haute intensité pour la sécurité nocturne. Début des poses : juillet ; fin : début décembre, sans dépasser le calendrier.

Le projet englobe également la réhabilitation de la gare routière Al Massira et le sauvetage du cinéma Salam, pressenti pour accueillir fan zones et projections publiques. Côté mobilité, la SDL Grand Agadir-Mobilité vient de lancer un appel d’offres de 4,12 MDH: il porte sur la fourniture de navettes, minibus VIP et gestion centralisée des transferts les jours de match. Conduites bilingues, parking relais et couloirs de bus spécifiques sont au cahier des charges.

«Une compétition réussie commence dès le hall d’arrivée», martèle le wali Saaïd Amzazi. En avril, il a réuni clubs, associations et forces de l’ordre pour jeter les bases d’un «pacte de l’encouragement» : encourager avec ferveur, mais dans le respect. Des messages diffusés dans les écoles et sur les ondes rappellent les bons réflexes en matière de propreté et de civisme ; les groupes de supporters planchent sur une charte interne. L’idée est de préparer non seulement la CAN, mais aussi la Coupe du monde 2030. Sur le terrain, cela se traduit par un déploiement inédit : trente entreprises, près de mille ouvriers en deux huit, 1.500 arbres commandés, 10.000 m² de pavés en attente. Chaque semaine, la wilaya tient une réunion de chantier élargie aux concessionnaires de réseaux pour prévenir les chevauchements et, si besoin, autoriser les travaux de nuit. Les services de circulation peaufinent déjà un plan spécial: sens uniques temporaires, navettes gratuites, zones piétonnes aux abords du stade.
À cinq mois du coup d’envoi, l’avancement oscille entre 65% et 90% selon les lots. Les délais sont serrés, mais les responsables se veulent confiants. «Nous avons une marge de sécurité, mais aucun jour à perdre», reconnaît un ingénieur de la Sonarges. L’objectif déclaré est double : proposer aux supporters une expérience fluide – de l’aéroport aux gradins – et léguer à la ville des infrastructures pérennes: espaces verts, éclairage intelligent, gares rénovées. Décembre dira si le pari est tenu. En attendant, Agadir vit au rythme d’une course contre la montre où chaque trottoir pavé rapproche un peu plus la cité de son grand rendez-vous continental.

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