Conjoncture : L’activité reprend dans un contexte incertain

Conjoncture : L’activité reprend dans un contexte incertain

Les perspectives restent toutefois floues à cause de l’évolution de la Covid-19

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) le reconfirme dans sa dernière note de conjoncture. L’activité économique et financière du Maroc laisse apparaître des signes de reprise graduelle. En effet, après l’assouplissement des mesures de confinement, certains secteurs commencent à reprendre progressivement leur rythme.
Une situation qui fait renaître l’espoir chez les opérateurs bien que les perspectives restent toujours incertaines compte tenu du comportement imprévisible du virus au niveau national. L’incertitude puise son fondement dans l’éventualité de nouvelles vagues de contagion qui auraient de lourdes répercussions économiques. «L’examen de l’évolution de la situation économique et financière nationale au cours des derniers mois, en s’appuyant sur une série d’indicateurs conjoncturels, fait apparaître des signes de reprise graduelle dans plusieurs branches d’activité avec, toutefois, une persistance des tensions récessives dans certains secteurs fortement sensibles dont le tourisme», peut-on lire de la note introductive du document. Et de poursuivre que «les perspectives restent, néanmoins, incertaines à cause, notamment, des risques de nouvelles vagues de contagion».
Le redressement de l’économie nationale est également tributaire de la reprise de l’activité mondiale. Cette dernière devrait reprendre son souffle à partir du troisième trimestre. Un timing marqué par la levée des mesures de confinement et de l’adoption de plans de relance au niveau de plusieurs pays.
La zone euro, pour sa part, lance des lueurs de reprise. Se référant à la note de la DEPF la situation conjoncturelle de cette zone, qui se veut le principal partenaire commercial du Maroc, aurait affiché une reprise au mois de juin se confirmant au mois de juillet, notamment avec l’expansion de l’activité du secteur privé. Il est à noter que la baisse de la demande étrangère adressée au Maroc a fortement impacté l’essor des exportations nationales.
Un effet qui a commencé à se dissiper au sixième mois de l’année. «Avec les premières mesures d’assouplissement post-confinement, elles auraient affiché des signaux de redressement à partir du mois de juin, particulièrement au niveau des secteurs d’agriculture et agroalimentaire, d’électronique et de textile et habillement». Malgré le contexte de crise, certains agrégats économiques ont affiché une forte résilience. Tel est le cas des avoirs officiels de réserve qui en dépit de la persistance de la chute des recettes touristiques ont poursuivi leur amélioration.
Selon la DEPF, ces avoirs représentent l’équivalent de 6 mois et 22 jours d’importations de biens et services. Un niveau maîtrisé grâce au tirage sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) ainsi qu’au relatif redressement des échanges extérieurs, y compris les transferts des Marocains résidant à l’étranger.
La reprise graduelle de certaines activités économiques a permis d’atténuer le rythme baissier des recettes fiscales.
La DEPF observe également une accélération de l’évolution des crédits bancaires tirée principalement par les crédits accordés au secteur non financier, notamment aux sociétés non financières privées. La DEPF relève par ailleurs une légère accélération des crédits à l’immobilier en réponse aux premières mesures de déconfinement. L’activité du secteur manufacturier poursuit également sa reprise progressive. De même, l’assouplissement des mesures de confinement a eu un impact positif sur la demande sur l’énergie électrique. «L’énergie nette appelée a affiché une hausse de 2,7% en moyenne, en glissement annuel, au cours du mois de juillet 2020, après des baisses respectives de 14,3%, de 13% et de 3,5% au cours des mois d’avril, de mai et de juin de la même année, traduisant, par là, les signaux d’une reprise progressive de l’activité économique nationale durant la période post-confinement», peut-on lire de la note de la DEPF. Et de signaler qu’«en dépit de cette évolution positive durant le mois de juillet, la demande sur l’électricité a accusé un relatif ralentissement durant la troisième décade de ce mois, en relation avec la fermeture de certaines unités productives de Tanger».
La DEPF note une évolution globalement positive du secteur des télécommunications au premier semestre de l’année tandis que le secteur des transports continue de pâtir des effets de la crise sanitaire.

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