Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI : 350 ouléma africains en conclave à Fès

Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI : 350 ouléma africains en conclave à Fès

Cette nouvelle rencontre se veut de mettre davantage en œuvre le Dahir portant constitution de la fondation. L’objectif ultime étant d’unifier les efforts pour consolider les valeurs de l’Islam qui lient le Maroc aux pays africains dans un contexte de changement qui marque le continent et le monde.

La 3ème session ordinaire du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, qui se tient jusqu’au 18 décembre à Fès, est celle de la maturité. Après une 1ère session en 2017 marquée par la constitution de 4 commissions, et des activités officielles, en 2018 en Afrique, de cette structure, chapeautée par SM le Roi, cette nouvelle rencontre se veut, depuis mardi, de mettre davantage en œuvre le Dahir portant constitution de la fondation. L’objectif ultime étant d’unifier les efforts pour consolider les valeurs de l’Islam qui lient le Maroc aux pays africains dans un contexte de changement qui marque le continent et le monde. A cet effet, plus de 350 ouléma issus des 32 branches de la fondation, qui se rassemblent dans la capitale spirituelle où celle-ci siège. Au-delà de cette visée, des projets et plans d’action pour 2020 sont approuvés à huis clos lors de cet événement qui se tient deux jours après la 28ème session ordinaire du Conseil supérieur des ouléma organisée à Rabat. Une manifestation qui, outre les Hautes orientations du Souverain, sert également de référence pour le ministre des habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq. «Nous visons le travail avec d’autres pays africains», précise-t-il en véhiculant des messages clés.

Les 10 signaux de Toufiq

«Il faut travailler sur les objectifs, avec clarté, pour que la fondation accomplisse les besoins de sa création. Hormis les moyens financiers, ce sont les ressources humaines qui en font l’esprit», avance le ministre en premier lieu. Deuxièmement, il est question de tenir compte des différences entre les pays en s’attachant aux particularités de chacun. «Il faut prendre en considération les observations de certains présidents des branches tout en veillant à ce que d’autres partenaires assimilent cette fondation. Certains présidents sont enthousiastes et c’est un acquis. Ce qui importe, ce sont les mœurs et les valeurs et non le nombre», ajoute-t-il. Selon le responsable, des parties officielles dans chaque pays s’intéressent à la paix, c’est pourquoi elles sont les bienvenues. «Cela demande des efforts de la part des branches», exhorte-t-il en enchaînant sur les signaux.

Dans ce sens, il faut, d’après lui, adopter une méthode de travail intégrée dans le cadre d’une entité unie avec le centre de la fondation au Maroc, notamment en termes de gestion et coordination. «Il faut réaliser une couverture à travers la technologie. Chose qui sera gérée bientôt et ce sera un début. Les moyens technologiques peuvent donner un rythme à la gestion de la communication sur la fondation à tout moment», poursuit-il. Par l’occasion, le ministre indique que les musulmans ont besoin d’ouléma fidèles à leurs pays et mieux informés des besoins de l’heure. «Il faut prendre connaissance de la gestion religieuse au Maroc pour en tirer profit dans les autres pays. Cela n’empêche pas de mettre en place un guide pour orienter le travail de la fondation en Afrique», détaille-t-il. Concernant la formation des imams, le ministre se veut encourageant. «Il faut envoyer des étudiants pour qualification. Toute demande sera soumise au Souverain et doit être admise par les autorités officielles des pays», indique-t-il en rappelant que 1.500 savants ont été qualifiés. Le tout pour servir les communautés africaines sur la base de l’Islam.

De la religion pour l’humanisme dans le continent

Egalement de la partie, le secrétaire général du Conseil supérieur des ouléma, Mohamed Yssef, abonde, à son tour, dans le même sens en s’exprimant davantage sur cette structure. «Le rayonnement de la fondation a sillonné l’Afrique à la recherche de symboles d’humanisme pour la vie», estime-t-il. Pour lui, cet établissement «connaît maintenant son chemin et œuvre pour réaliser l’ambition de son créateur. Cette fondation n’est pas faite pour se rassembler mais pour planifier pour une prochaine étape en évaluant les réalisations».

Quant à cette réunion, elle prouve, selon ses dires, que les ouléma, dans cette époque veulent exprimer leur attachement aux origines religieuses de cette communauté. Il ne manque pas de s’exprimer sur la ville de Fès qui abrite le mausolée de Cheikh Ahmed Tijani, d’Al Quaraouiyine et du mausolée de Moulay Idriss. De son côté, Cheikh Abou Bakr Zoubeir Mbouana, mufti de la République de la Tanzanie et président de la section de la fondation dans ce pays, met en avant l’apport de la fondation sur la religion. «Le musulman ressent parfois des écueils entre la croyance et la réalité, donc il se sent perdu. Nous avons trouvé, dans ce sens,  un appui chez la fondation dont la paix est l’objectif noble». Il est question, pour lui, de faire de la paix un mode pour une justice dans la société. Quant aux projets de la fondation pour 2020, ils portent, selon ses dires, entre autres sur des manifestations scientifiques et compétitions coraniques, ainsi que des visites des branches.

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