PASS III.
Le Maroc et l’Union européenne ont clôturé, lors d’une rencontre qui s’est tenue le 9 septembre à Rabat, le programme PASS III, dédié au soutien du secteur de la santé. La rencontre a permis de dresser son bilan, souligner les avancées et mettre en avant la contribution de ce programme aux chantiers stratégiques de réforme du système national de santé. Les deux parties ont également réaffirmé leur volonté de faire vivre un partenariat stratégique, tourné vers l’avenir.
Le partenariat entre le Maroc et l’Union européenne dans les domaines de la santé et de la protection sociale franchit un nouveau cap avec l’achèvement du Programme d’appui au secteur de la santé PASS III. Mercredi à Rabat, le ministre de la santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, et l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Demetrios Tzantziev, ont présidé la cérémonie de clôture du programme. Cette rencontre a été également l’occasion de dresser le bilan de PASS III et de mettre en avant ses principales contributions à l’accompagnement des chantiers stratégiques engagés pour la transformation du système national de santé. Lancé en 2020, le PASS III s’inscrit dans le partenariat de long terme entre le Maroc et l’Union européenne dans le secteur de la santé, engagé depuis 2002.
Une nouvelle étape de coopération
S’exprimant à l’ouverture de cette rencontre Amine Tehraoui n’a pas manqué de souligner l’excellence du partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne dans le domaine de la santé, notamment l’accompagnement du programme PASS III aux chantiers structurants engagés par le Maroc et dont les acquis réalisés viennent soutenir notre ambition de construire, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un système de santé plus équitable, plus performant et plus proche des citoyennes et des citoyens. Le ministre de la santé a également exprimé l’intérêt de renforcer davantage ce partenariat en accompagnant les priorités nationales telles que la modernisation de l’offre de soins, la digitalisation du système de santé, la souveraineté pharmaceutique et le renforcement de la sécurité sanitaire.
«La clôture du PASS III ne constitue pas seulement l’aboutissement d’un programme. Elle doit aussi marquer le début d’une nouvelle étape de notre coopération avec l’Union européenne. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le Maroc est engagé dans une transformation profonde de son système de santé, avec une ambition claire : construire un système plus équitable, plus performant et plus résilient. Cette transformation nécessite des investissements importants et des partenariats solides. Dans ce contexte, notre coopération avec l’Union européenne dispose encore d’un potentiel important que nous devons pleinement exploiter. Le Nouveau partenariat stratégique approfondi Maroc-Union européenne et le Pacte pour la Méditerranée nous offrent, à cet égard, un cadre particulièrement favorable pour aller plus loin», a précisé le ministre. Et d’ajouter : «Quelques priorités doivent concentrer nos efforts. La première concerne la transformation digitale de notre système de santé, notamment la gouvernance et la valorisation des données de santé, qui deviennent aujourd’hui des enjeux majeurs de performance, de qualité et de souveraineté.
La deuxième est celle de la souveraineté pharmaceutique et vaccinale. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une base industrielle solide et d’ambitions importantes dans ce domaine. Nous souhaitons renforcer les partenariats permettant de soutenir l’innovation, la production et l’accès équitable aux produits de santé. La troisième priorité porte sur la sécurité sanitaire, la surveillance épidémiologique et la préparation aux crises. Les dernières années nous ont montré à quel point ces enjeux appellent des réponses coordonnées et une coopération renforcée entre nos deux rives. Enfin, les ressources humaines constituent un défi commun. La formation, le développement des compétences et la mobilité des professionnels de santé doivent également faire partie de notre réflexion collective ».
Appui
De son coté Dimiter Tzantchev a affirmé: «Ensemble nous devons continuer à construire des systèmes de santé plus résilients, plus équitables, plus innovants, et mieux connectés. L’Union européenne restera aux côtés du Maroc pour accompagner ses stratégies et ses réformes dans le domaine de santé dans un esprit de confiance, de partenariat, des valeurs partagées et des responsabilités partagées». L’ambassadeur de l’UE au Maroc a mis en avant la coopération de longue date dans le domaine de la santé, solide et tournée vers l’avenir. « Investir dans la santé, c’est aussi investir dans l’égalité, dans la dignité humaine et dans la cohésion sociale», a-t-il expliqué.Il a également souligné que «la transformation d’un système de santé suppose des réformes de gouvernance, des outils fiables, des compétences renforcées et une vision de long terme. C’est sur ces dimensions que le PASS III a apporté une valeur ajoutée». Il a aussi souligné l’importance de la pérennité du Partenariat santé et protection sociale Maroc-UE fondé sur le partage d’expertise, l’innovation, la recherche et le développement des capacités, au service des réformes majeures engagées dans le domaine de la santé.
A noter que l’accompagnement du programme PASS III s’est notamment traduit par le renforcement des démarches de qualité et d’accréditation hospitalière, la préparation de la nouvelle gouvernance territoriale du système de santé, ainsi que le renforcement des soins de santé primaires. Le programme a également contribué à la consolidation des dispositifs nationaux de préparation et de riposte aux crises sanitaires, ainsi qu’au renforcement du plateau technique du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat.









