De la Marche Verte à la marche du développement

De la Marche Verte à la marche  du développement

Les provinces du Sud plus que jamais au cœur de la stratégie de développement du pays

Après plus de quatre décennies de la Marche Verte, le Sahara marocain est plus que jamais au cœur des priorités. En effet, le Royaume célèbre le 45è anniversaire de la glorieuse Marche Verte, un événement inscrit à jamais dans l’histoire du pays et de toute la région. L’événement coïncide cette année avec l’adoption d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité qui marque un tournant dans l’histoire de ce dossier. La diplomatie marocaine a ainsi vu dans la résolution 2548, adoptée le 30 octobre 2020, un triple message : un message de clarté, de fermeté et de constance.

Ainsi, ladite résolution confirme définitivement le mandat de la Minurso dont la présence n’est nullement liée à un hypothétique référendum, option écartée par le Conseil de sécurité, avait souligné le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. A la veille de la célébration de l’anniversaire de la glorieuse Marche Verte, la résolution 2548 du Conseil de sécurité vient conforter la démarche du Maroc qui s’appuie sur la légalité internationale, la volonté de la population, la réalité sur le terrain, la poursuite de la dynamique de développement, et les reconnaissances de plus en plus accrues de la communauté internationale, comme en témoigne la multiplication des ouvertures de consulats généraux dans les provinces du Sud.

Dans ce sens, la ville de Laâyoune accueille désormais neuf représentations diplomatiques inaugurées dans la capitale du Sahara marocain en moins d’un an. La dernière en date est celle des Émirats Arabes Unis après d’autres pays comme l’Union des Comores, du Gabon, de la République centrafricaine, de Sao Tomé-et-Principe, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de l’Eswatini et de la Zambie. La ville de Dakhla a au cours de la même période accueilli plusieurs autres consultas de pays frères ou amis. Pas moins de sept représentations consulaires ont été inaugurées à Dakhla en 2020. Après le consulat général de Gambie, ouvert le 7 janvier dernier, le consulat général de la Guinée, qui a commencé à offrir ses services le 17 du même mois, le consulat général de la République de Djibouti (28 février), le consulat général de la République du Liberia (12 mars), le consulat général du Burkina Faso et le consulat général de la République de Guinée-Bissau a été inauguré en octobre.

De nombreux autres pays vont certainement passer à l’acte au cours des prochains mois et années. Ces victoires diplomatiques marocaines ont été rendues possibles grâce à la stratégie diplomatique déployée par le Royaume sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Mais le combat du Maroc n’est pas limité au seul terrain de la diplomatie. Le Royaume mène également une marche de développement dans ces provinces du Sud à l’instar de ce qui se fait dans les autres régions du Royaume. Pour rappel, le pays avait lancé il y a quelques années de cela un modèle de développement du Sahara marocain, qui a tracé la voie d’un développement multidimensionnel, inclusif et durable dans ces régions. Ce modèle a été doté d’un budget colossal de 80 milliards DH.

Depuis le lancement de ce modèle, des chantiers gigantesques ont pu démarrer. C’est le cas notamment du nouveau Port Atlantique de Dakhla qui doit générer 183.000 emplois à l’horizon 2030 et surtout devenir une plaque tournante des échanges avec l’Afrique et l’Amérique latine. Il faut dire que ce nouveau modèle préconise une vision et des processus participatifs, inclusifs et adossés à une gouvernance responsable. De même, ce modèle est conçu pour être déployé en deux temps. Une première phase à court et moyen termes (horizon de 10 ans) pour le lancement et l’opérationnalisation de la nouvelle dynamique de développement et pour la préparation des relais de croissance à plus long terme.

L’objectif de cette phase est d’optimiser l’exploitation du potentiel existant tout en structurant, de façon volontariste, le cadre et les mécanismes en faveur de l’emploi, de la formation, et de la protection sociale. Une deuxième phase à moyen et long termes au cours de laquelle le développement basé sur le potentiel existant aurait atteint sa vitesse de croisière et serait soutenu par de nouveaux relais de croissance (secteur de la transformation à plus forte valeur ajoutée, économie de la connaissance, exploitation inclusive de nouvelles ressources naturelles, …). Autant dire que les provinces de Sud sont promises, à l’instar des autres régions du pays, à un avenir encore meilleur.

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