Des sous-marins français pour la Marine royale ?

Des sous-marins français pour la Marine royale ?

Naval Group se positionne et annonce un intérêt pour une potentielle commande du Maroc

Reste à savoir si la piste française se révèlera concluante. Car avant le français Naval Group, des négociations avaient été signalées avec la Russie pour l’acquisition d’un sous- marin de classe Amur.

Un sous-marin français pour la Marine royale? Il semble que la concurrence étrangère bat son plein pour les contrats avec l’armée marocaine. Dans ce sens, l’acquisition par le Maroc d’un submersible continue de passionner la presse internationale. C’est d’autant plus vrai que les sous-marins sont les seuls et derniers engins manquant à l’arsenal des FAR (Forces Armées Royales).

Après la piste russe, puis celle de la Grèce ou encore le Portugal, voilà que des informations annoncent un intérêt français pour une potentielle commande de la Marine royale. Ainsi, le leader en la matière dans l’Hexagone, Naval Group, semble miser gros pour ce marché. C’est le site-web français d’information payante, consacré à l’actualité du Maghreb et du continent, Africa Intelligence, qui signale l’information. Alors que l’Espagne par le biais de sa ministre des finances avait annoncé au début de 2021 l’acquisition par le Royaume d’un patrouilleur en haute mer, l’Avante 1800, auprès du constructeur ibérique Navantia, le français Naval Group préfère concentrer quant à lui ses efforts sur les sous-marins, selon la même source.

Reste à savoir si la piste française se révèlera concluante. Car avant le français Naval Group, des négociations avaient été signalées avec la Russie pour l’acquisition d’un sous- marin de classe Amur. Ce dernier est présenté comme un engin de 4e génération à propulsion diesel-électrique, avec une version export, Amour 1650 plus compact et plus silencieux. Mais une autre piste avait été annoncée, à savoir celle du Portugal avec des submersibles d’occasion.
Un Scorpène pour les FAR?

La France vient ainsi s’ajouter à la liste des prétendants. Si les négociations pour les contrats d’armement sont le plus souvent tenues secretes, plusieurs classes de sous-marins peuvent intégrer la flotte marocaine et compléter ainsi l’arsenal de la Marine royale. Alors que l’Amour 1650 avait été annoncé comme faisant l’objet de négociations avec la Russie, le concurrent direct de cet engin du côté de l’Hexagone est le Scorpène. Ce dernier est une classe sous-marin à propulsion classique de nouvelle génération développé et fabriqué en France par Naval Group en coopération avec l’industriel espagnol Navantia. Contrairement à l’engin russe, le sous-marin français a déjà trouvé des preneurs à l’export notamment les marines du Chili, de la Malaisie mais également l’Inde et le Brésil. La famille Scorpène est composée de 3 types de sous-marins notamment le Scorpène Compact, adapté aux eaux littorales, est particulièrement discret grâce à l’utilisation du système sous-marin anaérobie Mesma comme mode de propulsion principal. Cet engin bénéficie d’un système de combat français intégré et d’un système de conduite de plate-forme centralisé complètement automatisé qui permet de réduire l’équipage tout en maintenant un haut niveau de sécurité en plongée. Il semble ainsi que le compte à rebours pour l’acquisition par le Maroc d’un sous-marin est déjà enclenché et que la course pour l’obtention d’un contrat avec le Maroc sera très serrée.

Manœuvre

La Marine royale a fait l’actualité au cours des derniers jours. Et pour cause. Un exercice maritime a eu lieu entre le groupe aéronaval USS Dwight D.Eisenhower (IKE CSG), la Marine royale marocaine (MRM) et les Forces Royales Air (FRA). Baptisé Lightning Handshake, l’exercice vise à améliorer l’interopérabilité entre les marines américaine et marocaine dans plusieurs domaines de défense, notamment les attaques de surface, la lutte anti-sous-marine, la frappe air-mer, le soutien logistique combiné et les opérations d’interdiction maritime, indique mercredi un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Maroc. «Au nom des marins affectés au CSG IKE, c’est un honneur de participer à cet exercice maritime bilatéral historique, marquant le bicentenaire d’un partenariat durable avec le Maroc», a déclaré le contre-amiral Scott Robertson, commandant du deuxième Groupe aéronaval, notant que «des exercices tels que Lighting Handshake renforcent les fondements de notre interopérabilité et le soutien continu de notre engagement à long terme en faveur de la sécurité dans la région».

Patrouilleur

Le Maroc et l’Espagne renouent dans le secteur de l’armement. Dans ce sens, des sources espagnoles avaient annoncé la vente à la Marine royale de deux patrouilleurs de haute mer OPV Avante de Navantia. Le contrat dont la valeur pourrait tourner autour de 260 millions d’euros, porte sur la version 1400 de 1500 tonnes et d’une longueur de 80 mètres avec une plate-forme pour hélicoptères et d’un canon Oto melara de 76mm.

Le Royaume ibérique avait vendu au Maroc dans les années 80 du siècle dernier des bâtiments militaires. Mais depuis, le Maroc avait diversifié ses fournisseurs. La Marine royale avait notamment acquis des frégates auprès de la France de Type FREMM ainsi que des bâtiments de classe Sigma auprès des Pays-Bas.

Il faut noter que les FAR (Forces Armées Royales) procèdent depuis plus d’une décennie à la modernisation de leurs arsenaux militaires pour faire face aux nouveaux défis imposés par l’émergence de nouvelles menaces sécuritaires à l’échelle régionale et internationale.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *