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Dialogue social : Premier test réussi pour le gouvernement Akhannouch

Dialogue social : Premier test réussi pour le gouvernement Akhannouch

Après un accord avec les syndicats d’enseignement les plus représentatifs

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a supervisé, mardi, la cérémonie de signature d’un accord entre le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports – département de l’Éducation nationale – et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, dans le cadre du dialogue social sectoriel.

L’Exécutif réussit brillamment une première épreuve dans le cadre du dialogue social. Dans ce sens, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a supervisé, mardi, la cérémonie de signature d’un accord entre le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports – département de l’Éducation nationale – et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, dans le cadre du dialogue social sectoriel.
Concrètement, l’accord comporte plusieurs mesures en relation avec les dossiers posés sur la table du dialogue, en l’occurrence la révision du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale et la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système éducatif, le règlement de plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorat, précise un communiqué du département du chef du gouvernement.

Couronnement

Il s’agit aussi de la programmation de l’examen des autres dossiers revendicatifs présentés par les 5 syndicats les plus représentatifs et la poursuite du dialogue au sujet du dossier des cadres des Académies régionales de l’éducation et de la formation, ajoute le communiqué. La signature de cet accord «important» vient couronner, souligne le communiqué, une série de sessions du dialogue social sectoriel, auxquelles le gouvernement a porté un intérêt marqué, dans le cadre de la concrétisation de ses engagements à dimension sociale et en harmonie avec sa volonté d’ériger le dialogue social en instrument principal de l’amélioration des conditions sociales et professionnelles des fonctionnaires, d’ancrer le rôle représentatif des partenaires sociaux et de consolider la démocratie participative.
Cet accord illustre la volonté commune des différentes parties ainsi que leur adhésion totale à la démarche adoptée pour faire aboutir le chantier réformiste de l’éducation, qui vise à améliorer la qualité de l’école publique, à en renforcer l’attractivité, à prioriser la valorisation du rôle du corps enseignant qui mérite toute l’estime et toute la considération, en reconnaissance de sa noble mission et ses sacrifices et efforts soutenus au service de l’école marocaine.

Institutionnalisation

Cet accord est de nature à contribuer à la consécration et à l’institutionnalisation du dialogue sectoriel responsable et constructif entre les parties signataires, à conforter la paix sociale au sein du système de l’éducation et à consolider le rôle central des syndicats de l’enseignement en tant que partenaires majeurs dans le processus de la réforme éducative, note le communiqué.
Les différentes phases du dialogue social ont été empreintes d’un débat responsable et constructif ainsi qu’une adhésion positive de l’ensemble des parties, secteurs gouvernementaux et partenaires sociaux, selon une méthodologie fondée sur l’écoute, la responsabilité, la confiance mutuelle et la régularité des sessions du dialogue. Le gouvernement a exprimé, à cette occasion, son espoir de voir cet accord ouvrir de nouvelles perspectives dans le cadre de la mobilisation globale du corps enseignant (femmes et hommes) pour contribuer aux chantiers de promotion de l’école publique et partant répondre aux attentes des citoyennes et citoyens dans l’instauration d’une école publique de qualité garantissant l’ascension sociale, la réalisation de l’équité et de l’égalité des chances et favorisant la formation et la qualification des apprenantes et apprenants afin de contribuer avec efficience au développement et à la prospérité de leur pays.

Satisfecit des syndicats

Pour les syndicalistes, l’accord d’étape signé avec le gouvernement et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs est une concrétisation de la confiance mutuelle entre les deux parties, et un jalon «important» pour résoudre les affaires et enjeux pédagogiques, ont estimé les représentants desdits syndicats.
Dans des déclarations à la presse suite à la signature de cet accord, les représentants des cinq syndicats ont souligné qu’il s’agit d’une étape «fondamentale» à même d’institutionnaliser le dialogue social sectoriel et de l’instituer en unique espace pour aborder tous les points controversés en suspens.
Ont pris part à cette réunion, du côté du gouvernement, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et le ministre de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, et du côté des acteurs sociaux, les secrétaires généraux des cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs.

Un prélude à la réforme

L’accord d’étape signé entre le gouvernement et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs constitue un prélude à la réforme du système d’éducation et de formation, a indiqué mardi le ministre de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa. Dans une déclaration à la presse suite à la signature plus tôt dans la journée dudit accord, M. Benmoussa a mis en avant la nécessité de mobiliser les hommes et les femmes de l’éducation qui font des efforts «particuliers» au sein de ce système, afin d’améliorer les performances de l’école publique et de redonner confiance aux citoyens en elle, faisant en sorte que cette école contribue à la promotion sociale, à l’équité et à l’égalité des chances. De même, a-t-il ajouté, cet accord prévoit une révision de l’actuel statut des fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale, et la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système de l’éducation, ce qui conduirait à des «perspectives d’avenir très importantes pour les employés du secteur de l’éducation». Et de souligner que le consensus entre le gouvernement et les centrales syndicales prévoit également le règlement de plusieurs dossiers en suspens.

Une étape «importante»

L’accord d’étape signé, mardi, entre le gouvernement et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs est une étape «importante» qui ouvrira de nouvelles perspectives dans le cadre du dialogue social qu’entretiennent les deux parties, a estimé le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

«Après des mois de dialogue sérieux et responsable entre le gouvernement et les secrétaires généraux des syndicats, nombre de dossiers posés sur la table des négociations pendant plusieurs années ont été réglés (..) cela contribuera à asseoir la confiance et la coopération entre les parties prenantes», a déclaré M. Akhannouch à la presse en marge de la cérémonie de signature de l’accord. L’accord, a souligné le chef du gouvernement, édicte notamment la création d’un statut motivant et unifié qui englobe toutes les catégories du système éducatif. M. Akhannouch a, par ailleurs, salué les efforts consentis par toutes les parties impliquées dans ce dialogue, insistant sur l’importance que revêt la participation aux futurs débats de toutes les autres parties concernées par ce chantier.

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