Haro sur la protection des séquestrées de Tindouf

Haro sur la protection  des séquestrées de Tindouf

Un colloque international à Rabat interroge le droit international humanitaire

« Nos efforts dans le Conseil revêtent un caractère stratégique et passent nécessairement par la consolidation de la protection et des mécanismes d’avertissement précoce ainsi que des compétences. Ce qui offre un suivi thématique et minutieux des violations et une garantie pour que les individus puissent atteindre les voies d’équité efficaces pour traiter les violations ».

««La protection des femmes en temps de crises humaines» exige de mettre en lumière la souffrance des femmes séquestrées à Tindouf». La pensée de Farida Khamlichi est allée, mercredi lors de ce colloque à Rabat, à ces personnes qui sont dans une «situation inhumaine à l’aune de l’embargo dont elles font l’objet et des violations portant atteinte à leur dignité». «Ce qui est non conforme aux valeurs humaines communes», avance la présidente de la Commission nationale de droit international humanitaire. Le tout en s’exprimant sur les attentes de la structure qu’elle chapeaute.

Les aspirations de la commission

Selon la présidente, cette structure aspire à «contribuer à la promotion du droit international humanitaire en révélant les règles destinées à la protection de la femme ». La commission veut également ouvrir, selon Mme Khamlichi, le débat autour de «la base de droit et la réalité pratique de la protection de la femme dans les conditions exceptionnelles jalonnant les catastrophes naturelles et sanitaires tout en présentant des exemples de ces crises ayant marqué le monde à commencer par celle du Covid-19». Par l’occasion, elle ne manque pas de rappeler les efforts déployés, sous le leadership du Souverain, en matière de promotion des droits de l’Homme. Cependant, l’intervenante ne manque pas de se poser des questions.

«Si le droit international humanitaire offre la protection à la femme dans les conflits armés, ce qu’y subit la femme suscite l’interrogation autour de l’efficacité du droit international humanitaire en protection humaine effective de la femme», ajoute-t-elle en rappelant que ce colloque est organisé parallèlement à la célébration de la journée internationale de la femme. Pour la présidente, les souffrances de la femme en conflits armés suscitent également l’interrogation autour du droit international humanitaire et les législations nationales pour «faire face à ce genre de cas pour s’en prémunir, les dissuader et ne pas échapper à l’impunité».

L’expertise du CNDH

Egalement de la partie, Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme, met, de son côté, en avant «l’expertise» de cette structure. Dans ce sens, la responsable précise que cette expertise concerne notamment «le suivi et la gestion de l’état des droits en temps de crises». En outre, le conseil a, selon sa présidente, une expérience en «échange d’informations et de données avec les instances internationales dont le Comité international de la Croix-Rouge». «Le conseil a également une expérience importante en facilitation des contacts entre les différents acteurs», enchaîne-t-elle. Aussi, Mme Bouayach ne manque pas de mettre l’accent sur les multiples défis de la protection des femmes et des jeunes filles en temps de crises.

«Dans ce sens nos efforts dans le Conseil revêtent un caractère stratégique et passent nécessairement par la consolidation de la protection et des mécanismes d’avertissement précoce ainsi que des compétences. Ce qui offre un suivi thématique et minutieux des violations et une garantie pour que les individus puissent atteindre les voies d’équité efficaces pour traiter les violations», détaille-t-elle. Le tout en révélant des initiatives à long terme. «Il est nécessaire de veiller à la formulation de nouveaux programmes et de réfléchir à des stratégies perspectives focalisant sur l’anticipation de l’avènement des violations et la protection contre celles-ci. Des stratégies qui veilleront à requalifier les femmes ayant fait l’objet de violations en temps de crises humanitaires vu que ces transgressions impactent les générations futures», conclut-elle.

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