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Investissements et emploi : A peine six mois et un bilan déjà très chargé

Investissements et emploi :  A peine six mois et  un bilan déjà très chargé

Les détails du grand oral du chef du gouvernement à la Chambre des conseillers

Les efforts entrepris par l’Exécutif ont permis, dans les six mois qui ont suivi sa formation, de surmonter de nombreuses conséquences de la crise sanitaire, qui ont paralysé la dynamique d’un ensemble de secteurs productifs.

Emploi, investissements, résilience et reprise étaient au centre de l’intervention du chef du gouvernement devant les conseillers parlementaires. Répondant à une question centrale lors de la séance plénière mensuelle à la Chambre des conseillers consacrée à la politique générale sous le thème «L’équation investissement et emploi», le chef du gouvernement a souligné que les efforts entrepris par l’Exécutif ont permis, dans les six mois qui ont suivi sa formation, de surmonter de nombreuses conséquences de la crise sanitaire, qui ont paralysé la dynamique d’un ensemble de secteurs productifs. Cette dynamique interactive du gouvernement, a souligné M. Akhannouch, a été saluée par les acteurs nationaux et internationaux. «Le Fonds monétaire international a salué les mesures ciblées adoptées par le Maroc pour mettre l’économie nationale dans une position confortable. La plupart des secteurs productifs nationaux ont également exprimé leur satisfaction vis-à-vis des mesures prises», a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de tirer parti des acquis du Maroc et de poursuivre la mobilisation afin de renforcer la confiance dont jouit l’économie nationale, de préserver la souveraineté nationale et de créer des opportunités d’emplois durables pour les jeunes, les femmes et les hommes sur l’ensemble du territoire national. Cette dynamique économique relevée par les partenaires étrangers du Royaume commence à donner ses résultats, notamment en matière d’emploi et des IDE.

Chômage en baisse et revenus des IDE en hausse

La baisse du chômage se confirme. Selon le chef du gouvernement, le nombre de chômeurs a diminué de 68 mille personnes entre le premier trimestre 2021 et le même trimestre 2022. Cette baisse a été accompagnée par une hausse des revenus des investissements étrangers. Dans les détails, les revenus des investissements directs étrangers ont atteint 4,1 milliards de dirhams jusqu’à fin février 2022, soit une hausse de 8%, par rapport à la même période l’année dernière (3,8 milliards de dirhams jusqu’à fin février 2021). Le chef du gouvernement a également noté une amélioration des indicateurs d’emploi par rapport à la période pré-pandémie.
Ainsi, plus de 2,7 millions de salariés ont été déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale pour le mois de mars 2022, contre 2,6 millions de salariés autorisés en février 2020. Par ailleurs, la même source a expliqué que le Maroc a un taux d’investissement élevé qui s’élève à 30% du Produit intérieur brut, contre une moyenne mondiale qui ne dépasse pas 25%. S’agissant de l’activation de la stratégie «Made in Morocco», M. Akhannouch a annoncé 918 projets d’une valeur totale d’investissement de 39,4 milliards de dirhams et 197.000 emplois directs et indirects.

Le point sur les programmes Awrach et Forsa

L’intervention du chef de gouvernement a été l’occasion pour revenir sur le franc succès des programmes Awrach et Forsa.
Concrètement, pas moins de 492 millions de dirhams ont déjà été décaissés dans le cadre du programme Awrach à la Caisse nationale de sécurité sociale, chargée de verser les rétributions des bénéficiaires.
La même source précise que le nombre de bénéficiaires devrait atteindre 30.000 d’ici fin mai 2022.
Concernant le programme Forsa, le chef du gouvernement a annoncé plus de 115.000 candidatures dans tout le Maroc ajoutant que 74% d’entre elles concernent des personnes qui vivent dans des petites villes et dans le monde rural.

Investissements : 33 MMDH et 14.200 emplois

Par ailleurs, le numéro un du gouvernement a souligné la forte impulsion gouvernementale pour les investissements.
M. Akhannouch a évoqué 5 réunions du Comité national des investissements en plus de l’approbation de plus de 46 projets d’accords et annexes d’une valeur totale de 33,3 milliards de dirhams avec la création de plus de 14.200 emplois directs et indirects.
Le chef du gouvernement a indiqué que le projet de nouvelle charte d’investissement s’appuie sur un dispositif d’accompagnement important. Ce dernier porte selon la même source principalement sur une rémunération solidaire pour soutenir les investissements ; une compensation territoriale complémentaire destinée à encourager l’investissement dans les régions les plus vulnérables ; et une compensation sectorielle complémentaire incitative dans le but de relancer les filières porteuses. Il a été question en outre, selon le chef de l’Exécutif, de mesures de soutien aux projets à caractère stratégique, tels que les industries de défense ou l’industrie pharmaceutique, dans le cadre du Comité national des investissements, sans oublier les mesures spéciales de soutien destinées aux très petites, petites et moyennes entreprises ainsi que d’autres mesures de promotion des investissements marocains à l’étranger.

Emploi des femmes, une priorité gouvernementale

Enfin, Aziz Akhannouch a confirmé la détermination du gouvernement à augmenter le taux d’intégration des femmes sur le marché du travail, expliquant que «deux femmes sur 10 ont une activité rémunérée hors de leur foyer et seule une femme sur 10 dispose de la rémunération correspondant au travail effectué». Il a souligné que «notre pays se classe à la 144ème position sur 156 pays sur l’indicateur genre» et considère que, compte tenu des fondements de l’économie nationale, le taux d’activité des femmes a encore une bonne marge de progression. Il a ajouté : «Si nous créons un million d’emplois et offrons des opportunités d’emploi aux femmes, le pourcentage peut augmenter». Le chef du gouvernement a annoncé la formation d’un comité national de suivi du déploiement des ateliers d’autonomisation économique des femmes, qui «est considéré comme un point d’entrée pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et un levier pour améliorer les indicateurs économiques et sociaux pour l’autonomisation des femmes, ce qui augmenterait le taux de croissance de 1% par an.»

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