970x250

«Katrina» se déchaîne

Ils ont des noms qui inspirent la poésie comme «Carol», «Diane», «Camille» ou encore «Katrina». Pourtant, ils sont synonymes de dévastation aveugle et destruction générale. Routes, habitations, barrages, rien ne leur résiste. Là où ils passent, ils apportent le chaos. Ce sont les cyclones. Ces tourbillons de colère avec lesquels la nature dévoile sa puissance et sa force. Devant ces ouragans, l’homme se sent infiniment petit et extrêmement impuissant.
Ces derniers jours, toute la côte du Golfe du Mexique a été sous la menace d’un puissant ouragan, nommé «Katrina».
Le week-end dernier, les autorités de la ville de La Nouvelle-Orléans ont déclenché la sonnette d’alarme. Elles ont ordonné une évacuation urgente de la ville.
«L’ordre d’évacuation obligatoire concerne toute La Nouvelle-Orléans,» a déclaré Ray Nagin, le maire de la ville lors d’une conférence de presse retransmise sur les chaînes de télévision américaines. «Je veux que les citoyens comprennent que c’est très sérieux», a-t-il ajouté.
Seul le personnel des services d’Urgence de la ville a été autorisé à rester. Les personnes ne pouvant évacuer la cité ont reçu l’ordre de se rendre dans des centres d’Urgence.
Pendant que les habitants de La Nouvelle-Orléans procédaient à l’évacuation de la ville, le cyclone continuait son chemin en prenant de la puissance. Le cyclone qui était au début de catégorie 3 à l’échelle de Saffir-Simpson, il est vite passé à la quatrième catégorie, devenant extrêmement dangereux.
Les météorologues n’ont cependant pas exclu qu’il reprenne de la force à l’approche de la ville. Lundi matin, «Katrina» a touché la côte de la Louisiane (sud) à Grand Isle dans le delta du Mississippi, à environ 60 km au sud de La Nouvelle-Orléans, avec des vents soufflant à la vitesse de 240 km/h, a annoncé le Centre national des ouragans (NHC).
Le cyclone, qui se déplace à la vitesse d’environ 24 km/h a atteint le rivage vers 10h00 GMT, a indiqué Martin Nelson, un responsable du NHC.
Selon l’agence, Katrina menace toute la côte du Golfe du Mexique. Ses vents destructeurs risquent de balayer toute la côte, de la frontière entre la Floride et l’Alabama jusqu’en Louisiane, en passant par le Mississipi. Un million de personnes ont été évacuées vers le Texas pour la plupart, et les habitants dans l’incapacité de partir ont été invités à gagner l’un des abris de La Nouvelle-Orléans.
La police est intervenue pour stopper plusieurs tentatives de pillage.
Plusieurs routes ont été mises en sens unique pour faciliter l’exode et les Louisianais faisaient la file dans les stations d’essence et dans les épiceries pour acheter de l’eau et d’autres denrées. «Katrina» a déjà fait sept morts, jeudi, lors de son passage en Floride. Par mesure de précaution, la centrale nucléaire de Waterford a été fermée et la plupart des plates-formes pétrolières et gazières du Golfe du Mexique, qui fournissent un quart de la production américaine, ont été évacuées. Selon les producteurs et les raffineurs, la production pétrolière du golfe a chuté d’au moins 42% dimanche et la production de gaz naturel d’au moins 20%. Le cours à terme du pétrole américain a brièvement atteint à l’ouverture un record de 70,80 dollars.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *