La grogne monte chez les bureaux de change

La grogne monte chez les bureaux de change

Une grève nationale est prévue ce vendredi 5 mars

Les professionnels et responsables des sociétés de change sont en colère. Ainsi, la Fédération nationale des associations régionales des sociétés de change annonce qu’elle procède à une grève, vendredi 5 mars, au niveau national. Cette grève sera observée par les professionnels en signe de contestation et pour attirer l’attention des responsables et de l’opinion publique sur leur situation, due à la pandémie du Covid-19.

D’autant plus que «les sociétés de change manuel jouaient un rôle de 1er ordre sur le plan économique en drainant aux finances du pays 80% des devises en billets de banque collectées auprès des Marocains du monde et des touristes étrangers, et qui se trouvent, avec les retombées de la pandémie, quasiment en faillite suite à l’absence de la moindre source de revenus depuis plus d’un an et sans le moindre soutien de la part des responsables», fait savoir la fédération dans un communiqué. Les contestataires disent se trouver contraints à prendre une telle mesure devant la situation gravissime atteinte par leur métier. La contrainte qui leur est imposée, selon la même source, par les responsables à ne pouvoir traiter que le change manuel fait qu’avec le tarissement de la source du change avec la pandémie et la fermeture des frontières, leur sont catégoriquement sans le moindre revenu. «Ainsi, depuis plus d’un an, 781 sociétés de change connaissent un gel total de leur activité et leurs 5.000 employés sont condamnés à leur tour par la perte d’emploi, car ils ont été exclus par le CVE et de façon inexplicable du bénéfice de l’indemnité du fonds de soutien depuis juillet 2020, contrairement aux autres secteurs liés au tourisme qui n’ont été touchés que partiellement», précise-t-on.

Avant d’avoir décidé de se lancer dans ce mouvement de contestation, les professionnels font part qu’ils ont contacté l’autorité de tutelle à maintes reprises pour leur ouvrir la voie à une activité d’appoint à même de permettre aux professionnels de disposer d’une source de revenus. «Ils avaient dans un premier temps fait montre d’une grande compréhension compte tenu de la sensibilité et de la gravité de notre situation en nous notifiant, par écrit datant du 14 juillet 2020, de leur accord de principe à ce que nous puissions traiter des opérations de paiement et de transfert tout en gardant notre agrément sous la catégorie «A» à condition de rechercher une convention signée avec un établissement de paiements», selon la même source, faisant remarquer qu’à «notre grande déception, nous avons reçu de l’Office des changes un écrit daté du 8 février 2021, nous proposant la conversion totale de notre agrément initial en catégorie «C» relative aux agents mandataires des établissements de paiement ce qui équivaut en somme à l’abandon de la proposition de base d’une convention de partenariat avec un tel organisme et donc la perte totale de notre statut en tant que société de change autonome».

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