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La lutte contre le terrorisme continue

Les procès intentés aux membres de la Salafya Jihadiya impliqués dans les attentats terroristes de Casablanca se poursuivent et se ressemblent. Après Casablanca, c’est Rabat qui accapare l’attention des observateurs. En effet, c’est ce lundi que commence le procès du groupe Pierre Robert Richard, alias Abou Abderrahman, et Al hadj, suite aux événements du 16 mai dernier. Ce groupe contient des éléments appartenant aux cellules de Fès et Tanger. Parmi les accusés, il y a lieu de citer Adel Fiach, membre d’une cellule islamiste à Fès, qui s’apprêtait, selon des sources judiciaires, à commettre plusieurs crimes dans cette ville, ainsi que d’autres membres de ce courant extrémiste, dont Abdelaziz Fichou et Khalid Haddad. Néanmoins, l’élément qui attire le plus la curiosité de l’opinion publique, n’est autre que le ressortissant français, Robert Richard. Né en 1972, ce converti tenait de faire du Maroc un champ miné et un terrain privilégié pour sa guerre. Ayant séjourné en Afghanistan, il aurait l’intention, lui et ses acolytes de faire du royaume une poudrière au service des visées d’Al Qaïda, surtout au vu de son expérience dans le domaine de l’action terroriste. Un savoir-faire qui manquait à certains extrémistes marocains, dont Ahmed Azouane, alias Abou Moundir, un des membres de la salafya, ayant fait le voyage en Afghanistan, où il a rencontré Ahmed Rafiki, de son nom de guerre Abou Houdaifa. Aussi, parmi les membres du groupe précité, il y a lieu d’annoncer le nom de Abdelaziz el Barraq, ancien prédicateur à Tanger connu pour ses propos radicaux incitant à la violence. Cela dit, dans le même registre de la lutte contre le terrorisme, le Tribunal de première instance de Rabat a condamné, vendredi tard dans la nuit, à des peines allant de 2 à 3 ans de prison ferme à l’encontre de 11 membres du 2ème groupe de Témara appartenant à «Attakfir Wal Hijra», pour « ébranlement de la foi du musulman et tenue de réunions non autorisées ». Dans le cadre du dossier 2052, les dénommés Omar Jalil et Mohamed Akrim ont ainsi été condamnés à trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 1.000 DH chacun. Les autres mis en cause, à savoir Haj Guedira, Ahmed Guedira, Hassan Nouri, Mimoune Mahrach, Mohamed Boutouil, Brahim Katar, Mohamed Rachid, Mbarek Daoudi et Mohamed Khatiri, ont été condamnés à deux ans de prison ferme et à une amende de 1.000 DH chacun. Le représentant du ministère public avait requis la condamnation de tous les accusés à de lourdes peines, alors que la défense avait plaidé l’acquittement de leurs clients pour « manque de preuves ». Le tribunal a également condamné, dans le cadre du dossier 2080, le mis en cause Bouazza Sehlaoui appartenant à «Attakfir Wal Hijra», à deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 1.000 DH pour les mêmes chefs d’inculpation.

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