Un séminaire lui a été consacré au siège de la wilaya
«Aujourd’hui toutes les réflexions convergent vers la nécessité d’instaurer une bonne gouvernance permettant de comprendre la dynamique territoriale des zones métropolitaines pour anticiper les grandes mutations à venir et transformer les contraintes en opportunités».
Casablanca est un chantier à ciel ouvert. «Les dégradations temporaires liées aux travaux des différents chantiers permettront d’avoir de meilleures infrastructures», rassure d’emblée le wali de la région Casablanca-Settat, Saïd Ahmidouch, lors de la séance d’ouverture du séminaire sur le Grand Casablanca qui s’est déroulé le 20 juin 2022 à la wilaya de Casablanca-Settat. Et d’ajouter : «L’ensemble de ces chantiers vont avoir un impact extrêmement important pour la ville de Casablanca, pour la vie quotidienne des Casablancais et aussi pour l’activité économique de la région». Organisé par l’Agence des villes et territoires méditerranéens durables, l’AFD, l’UOPS, la ville de Casablanca, la région de Casablanca et la wilaya de Casablanca sous la thématique «Politique d’aménagement au Maroc: Le Grand Casablanca», cet événement réunit des experts de politique d’aménagement marocains et méditerranéens autours de diverses tables rondes. Des conclusions seront réalisées à la suite de ces diverses rencontres afin de mieux appréhender les défis de demain en matière d’aménagement de territoire.
La résilience, une qualité indispensable pour les territoires
Au cours de son intervention à la séance inaugurale, le wali de la région de Casablanca a mis en avant la capacité de résilience importante de la région pendant la période de Covid-19 notant qu’elle a été la région la plus impactée en termes de nombre de cas au niveau national. Pour lui, «nos régions et nos villes doivent avoir cette capacité de résilience dans tous les cas de figure». Par ailleurs, il s’est félicité des échanges entre les décideurs locaux des pays du bassin de la Méditerranée qui permettent de tisser des liens de coopération au profit des populations locales.
L’intelligence communautaire au service de la ville
Au niveau de Casablanca, Nabila Rmili, maire de la ville, estime que ce séminaire «s’érige comme tribune pour repenser intelligemment la politique de la ville en mettant la population locale au cœur de la réflexion, de la conception et de la planification avec une vision de la durabilité au sein de la ville» mettant l’accent sur la collaboration inter-territoriale entre pays de la Méditerranée. La maire de Casablanca a également expliqué lors de son intervention que pour relever les défis actuels et futurs, il est essentiel de s’appuyer sur «l’intelligence communautaire, notamment la coopération entre les acteurs publics et privés». Pour elle, l’heure est venue pour redresser la situation appelant à une «mobilisation continue et globale» afin d’assurer une vie digne et durable aux générations futures.
Une région qui se réinvente
Acteur incontournable du développement local, la région joue un rôle central dans l’amélioration de la vie des la population locale. Dans ce sens, Mohammed Bourhim, 1er vice-président du conseil régional de Casablanca-Settat, a relevé l’importance de ce genre de manifestation qui permettrait de relever ensemble le défi de la compétitivité, la création de richesse, l’équité sociale et l’ancrage de la démocratie locale. «Aujourd’hui toutes les réflexions convergent vers la nécessité d’instaurer une bonne gouvernance permettant de comprendre la dynamique territoriale des zones métropolitaines pour anticiper les grandes mutations à venir et transformer les contraintes en opportunités», relève-t-il. Mobilité urbaine, efficacité énergétique, préservation de l’environnement, sécurité, qualité de vie, solidarité territoriale… autant d’éléments clés qui permettent de réinventer la ville de demain. Ils nécessitent pour leur mise en place une politique spécifique d’aménagement et de mise en valeur.
Le 1er vice-président du Conseil régional de Casablanca-Settat a également rappelé les potentiels de la région, dans le cadre de la régionalisation avancée et dans le cadre du nouveau modèle de développement. «En tant que dépositaire de la mission de développement régional, le Conseil de la région vise la réduction des inégalités intrarégionales et la mise à niveau des structures d’accueil des établissements publics», souligne Mohammed Bourhim. Pour lui, il est également question dans le schéma de la régionalisation avancée d’encourager le partenariat public-privé, de soutenir l’effort public d’équipement dans les communes rurales désavantagées et dans les zones urbaines sous-équipées ainsi qu’une meilleure distribution de richesses entre régions. Le responsable a aussi abordé la question de la métropolisation mettant en avant les atouts de Casablanca qui permettent à la ville de «s’imposer comme une métropole internationale à l’échelle de la Méditerranée et du continent africain».










