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L’Afrique déterminée à exploiter durablement son potentiel maritime

L’Afrique déterminée à exploiter durablement son potentiel maritime

Dans une déclaration lue par Mohammed Sadiki lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans

«Le développement bleu peut fournir des emplois décents aux jeunes, augmenter leurs revenus et libérer leur potentiel économique. Il est donc crucial de lier le programme de transformation de l’Afrique à une économie océanique durable et résiliente dans la région ». C’est en ces termes que Mohammed Sadiki est intervenu au nom du Groupe Africain lors d’une plénière de la Conférence des Nations Unies sur les océans dont les travaux s’achèveront ce jeudi à Lisbonne. Lors de cette séance, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts a donné lecture de la déclaration du Groupe Africain.

L’occasion étant de réitérer les engagement de l’Afrique en termes de durabilité et de croissance économique. Le continent est ainsi déterminé à exploiter durablement le vaste potentiel de son domaine maritime et à accélérer la transformation économique et les opportunités offertes par les mers et océans. Pour réaliser un développement durable basé sur les océans, le Groupe Africain a souligné la nécessité de promouvoir des efforts collectifs pour combler les lacunes financières et infrastructurelles qui empêchent la réalisation du plein potentiel des ressources marines africaines.

Le Groupe appelle par ailleurs à la nécessité de renforcer l’échange de capacités techniques et de recherche scientifique pour générer et diffuser les connaissances et les informations sur la promotion de l’économie bleue durable. L’accent a également été mis sur la nécessité de développer des modèles et des incitations appropriées pour stimuler le développement basé sur la recherche et la création d’une plate-forme mondiale pour la génération et le partage de données océaniques, pour relever les défis communs et renforcer les capacités régionales et nationales. La déclaration du Groupe Africain a également plaidé pour l’intensification des efforts afin de faire face au défi de la gestion des déchets et de la pollution plastique qui nuit à la santé des personnes, des océans et des mers et menace la sécurité alimentaire et la biodiversité terrestre.

Elle a également souligné la nécessité d’adopter des pratiques de pêche durables aux niveaux mondial, régional et national pour conserver les espèces menacées et les stocks de poissons de grande valeur, dont dépendent des millions de personnes pour leur subsistance quotidienne. S’agissant de la réalisation de l’ODD14 et la conservation des écosystèmes océaniques et marins, le Groupe Africain a indiqué qu’elles nécessitent un partenariat audacieux et ambitieux ainsi qu’une mobilisation de ressources financières importantes et un accès aux technologies et aux innovations. A cela s’ajoutent également le renforcement des capacités et des dispositifs de gouvernance efficaces ainsi que des partenariats inclusifs et innovants, y compris des partenariats public-privé et des partenariats Sud-Sud, Nord-Sud et triangulaires dans toutes les dimensions de l’économie bleue.

Le Groupe Africain a conclu dans sa déclaration que la Conférence des Nations Unies sur les océans offre une fenêtre d’opportunité pour réfléchir aux efforts collectifs et agir collectivement pour protéger nos océans. Rappelons que l’Agenda 2063 de l’Union Africaine décrit l’économie bleue comme la nouvelle frontière de la Renaissance africaine. Se référant au Groupe Africain, l’Afrique a construit, au cours de la dernière décennie, un large consensus régional pour s’assurer que les principes de développement durable sont au coeur de toutes ses stratégies maritimes. Le continent adopte, en outre, des politiques régionales qui traitent des impacts négatifs et du stress croissant du changement climatique sur l’économie bleue, les écosystèmes marins et la perte de biodiversité.

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