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Le dialogue social vers un accord avant le 1er mai

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Les réunions entre les partenaires sociaux se succèdent

Les partenaires sociaux se dirigent à établir des rendez-vous fixes pour débattre des sujets d’actualité, notamment à chaque rentrée politique pour discuter des orientations des projets de lois de Finances ainsi qu’au début du printemps pour faire le point avant chaque 1er mai.

Les partenaires sociaux plus que jamais sur la même longueur d’onde. Sous la houlette du gouvernement Akhannouch, les réunions se suivent pour parvenir à un accord avant la fête du travail. Des sources syndicales affirment dans ce sens que des réunions hebdomadaires ont lieu chaque semaine jusqu’à la troisième semaine du mois d’avril pour atteindre un consensus autour des points inscrits à l’ordre du jour. Le but pour les partenaires sociaux est de surtout institutionnaliser le dialogue social.

C’est dans ce sens que le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, avait affirmé que le dialogue social était un mécanisme indispensable pour la gestion des crises économique et sociale par excellence. Présidant la réunion de la commission du secteur privé pour le dialogue social tenue avec les syndicats les plus représentatifs et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le responsable gouvernemental avait alors relevé que le dialogue social n’était pas une fin en soi, mais demeurait un mécanisme indispensable pour gérer les crises économique et sociale et créer les conditions nécessaires au développement économique et social, ainsi que pour renforcer les piliers de l’État social. La même source avait souligné que le round du dialogue social intervenait dans un contexte particulier marqué par des défis nationaux, à savoir la mise en œuvre du nouveau modèle de développement (NMD), résultat de larges consultations nationales, qui est considéré comme un exemple en matière d’élaboration de consensus nationaux et d’engagement des différentes composantes de la société à relever les défis aussi bien au niveau national qu’international.

Le ministre a, de même, souligné que le chef du gouvernement a mis en exergue, récemment, la volonté de l’Exécutif d’élaborer un pacte national, faisant savoir que le gouvernement vise à travers le dialogue social à mettre en place un mécanisme efficace qui montre la qualité de l’action collective à même de renforcer l’unité de la société. A travers ce pacte, le gouvernement aspire à définir les principes de base de ce dialogue social et à mettre en place les règles encadrant les mécanismes du dialogue, tout en permettant la continuité dudit dialogue social pour plus de visibilité et pour un fonctionnement meilleur, outre la réglementation des méthodologies de travail et le renforcement de la coopération entre le gouvernement et ses partenaires.

Ainsi, les partenaires sociaux se dirigent à établir des rendez-vous fixes pour débattre des sujets d’actualité, notamment à chaque rentrée politique pour discuter des orientations des projets de lois de Finances ainsi qu’au début du printemps pour faire le point avant chaque 1er mai. Le débat sera mené par des commissions thématiques, l’une chargée du secteur public sous la présidence du département de tutelle et l’autre relative au secteur privé avec toujours la supervision du ministère de tutelle. Ces deux commissions vont transmettre par la suite leurs conclusions à une haute commission nationale présidée par le chef du gouvernement et les dirigeants des centrales syndicales et du patronat.

Education

Le gouvernement a déjà un premier test réussi à son actif dans le domaine de l’éducation. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait supervisé en janvier dernier la cérémonie de signature d’un accord entre le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports – département de l’éducation nationale – et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, dans le cadre du dialogue social sectoriel. Concrètement, l’accord comporte plusieurs mesures en relation avec les dossiers posés sur la table du dialogue, en l’occurrence la révision du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale et la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système éducatif, le règlement de plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorat, précise un communiqué du département du chef du gouvernement.

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Santé

Le chef du gouvernement a présidé, en février, la cérémonie de signature d’un accord entre le ministère de la santé et de la protection sociale et l’ensemble des syndicats représentant le secteur. Cet accord, qui intervient après plusieurs séances de dialogue social sectoriel, couronnées par des compromis sur le nombre de dossiers revendicatifs prioritaires, a été signé en présence du ministre de la santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, et du ministre délégué chargé du budget, Faouzi Lakjaâ, indique un communiqué du département du chef du gouvernement. Le dialogue social entre le ministère de la santé et de la protection sociale et les syndicats les plus représentatifs du secteur a été couronné par un accord sur plusieurs points, dont à leur tête l’amélioration de la situation des médecins à travers le changement de la grille indiciaire de cette catégorie pour qu’elle débute avec l’indice 509 avec la totalité de ses indemnités.

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