Le HCP avait réalisé une enquête nationale qui fait encore référence : La jeunesse marocaine à la loupe

Le HCP avait réalisé une enquête nationale qui fait encore référence : La jeunesse marocaine à la loupe

Deux jeunes sur trois considèrent le mariage comme une valeur de référence pour des raisons de stabilité familiale et le tiers pour des raisons religieuses, 91% considèrent que son succès dépend de la fidélité et 81% croient qu’avoir des enfants est d’une grande importance pour sa réussite.

Pour mieux connaître les attentes de la jeunesse, le Haut-commissariat au Plan avait réalisé une enquête nationale sur les jeunes. Un document qui fait aujourd’hui encore référence. Il en ressort ainsi que 60% des jeunes sont citadins et 52% des femmes. Près de la moitié sont mariés : 17% des 18-24 ans et 80% des 35-44 ans. Ils ont en général un faible niveau d’enseignement, notamment parmi les femmes et les ruraux. Globalement, un jeune sur trois n’a aucun niveau scolaire. Ce ratio est plus élevé parmi les ruraux (1 sur 2, contre 1 sur 5 parmi les citadins) et les femmes (4 sur 10 contre 2 sur 10 parmi les hommes). La génération appelée celle de l’ajustement structurel, celle des 35-44 ans, enregistre un taux plus que double de celui des 18-24 ans (38% contre 15%). Enfin, globalement, 9% des jeunes ont un niveau d’enseignement supérieur.

L’insertion dans la vie active de cette catégorie de la population se caractérise par un faible niveau d’activité, notamment parmi les jeunes femmes. Le patriotisme, la famille et la religion constituent le système de référence des jeunes. La quasi-totalité (98,5%) affirment être fiers de leur marocanité. La famille pour 54,6% et la religion pour 24,1% sont considérées comme les choses les plus importantes dans la vie. Viennent par la suite le travail (10,4%), le progrès du pays (8,7%) et enfin les études (2,3% globalement, 7% pour les 18-24 ans contre 0,2% des 35-44 ans). La famille est particulièrement évoquée par les femmes au foyer (65,7%).
Deux jeunes sur trois considèrent le mariage comme une valeur de référence pour des raisons de stabilité familiale et le tiers pour des raisons religieuses, 91% considèrent que son succès dépend de la fidélité et 81% croient qu’avoir des enfants est d’une grande importance pour sa réussite.

A côté de ces valeurs, somme toute traditionnelles, d’autres facteurs renvoient à des pratiques plus modernes comme la participation des hommes aux tâches domestiques (39%) et la préservation de la liberté individuelle (30%).
Sur un autre registre touchant à leurs pratiques sociales, on relève que 19% des jeunes ont révélé avoir consommé des cigarettes, 8% de l’alcool et 5% de la drogue. Ces phénomènes concernent nettement plus les hommes que les femmes. Ainsi, 39% des hommes déclarent avoir consommé des cigarettes, 15% de l’alcool et 11% des drogues. Pour les femmes, ces pourcentages sont respectivement de 0,8%, de 0,4% et de 0,3%. Ce sont la curiosité et le désir de faire comme les amis qui poussent les jeunes à ces consommations.
Les jeunes marocains s’identifient majoritairement à la classe moyenne, plus d’un jeune sur deux (52%) pensent y appartenir contre 46% qui s’identifient plutôt à la classe modeste. Par niveau scolaire, 37% des sans niveau scolaire s’identifient à la classe moyenne contre 57% de ceux ayant un niveau moyen et 73% de ceux ayant un niveau supérieur. Par tranche d’âge, 57% des 18-24 contre 49% des 35-44 ans se considèrent de la classe moyenne.
Interrogés sur l’évolution de leur niveau de vie au cours des dix dernières années, 45% des jeunes perçoivent une amélioration, 32% une stabilité et 21% estiment que les conditions de vie se sont plutôt détériorées. L’amélioration est perçue par 49% des 18-24 ans contre 43% des 35-44 ans.
Cette appréciation positive de l’évolution du niveau de vie s’accompagne d’un large consensus parmi les jeunes sur l’augmentation des inégalités sociales (67% d’entre eux) et la détérioration de la solidarité familiale (45%
globalement, 49% parmi les 35-44 ans contre 42% parmi les 18-24 ans).
Quand on les interroge sur les facteurs d’ascension sociale, 79% citent l’ambition et le sérieux et 76% l’éducation.

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