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Le processus de Barcelone fait son bilan

Barcelone célèbrera, du 27 au 29 novembre, le dixième anniversaire du processus du même nom. Né en 1995, cet élan de solidarité entre les rives Nord et  Sud de la Méditerranée a été matérialisé par le programme Meda, adopté le 15 juillet 1996, et dont le but était de permettre à l’Union européenne de renforcer son intervention chez ses voisins du Sud.
Trois domaines d’interventions avaient été identifiés : soutien de la stabilité politique et de la démocratie, création d’une zone de libre-échange, coopération dans le domaine social, culturel et humain. Des objectifs sur lesquels reviendra sans doute la réunion de Barcelone. Pour les pays de la Méditerranée concernés par les programmes d’aide au développement Meda, à savoir l’Algérie, l’Égypte, l’Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, les Territoires palestiniens et laTunisie, la rencontre de novembre servira aussi de plate-forme pour discuter de  l’échéancier important de  l’année 2007, avec le lancement de la troisième phase du programme d’accompagnement et de reformes Meda III.
En attendant, après Meda I, exécuté entre 1996 et 2000, l’heure est au bilan de  MedaII;  En dix ans, le Maroc a reçu une enveloppe budgétaire de plus de 1 milliard 300 millions d’euros. Apport relativement important par rapport à la Tunisie, 730 millions d’euros à la fin 2004, ou encore l’Algérie, à peine 365 millions d’euros à cette date.
Dans le programme Meda II, le budget global alloué aux mesures d’accompagnement et de réformes s’élevait à 5,35 milliards d’euros étalés sur la période 2002-2006. L’intervention du Meda au Maroc couvre plusieurs secteurs et plusieurs programmes dont l’AMO, la mise en œuvre de l’accord d’association (5 millions d’euros) et l’appui dans l’établissement entre le royaume et l’UE, d’une zone de libre-échange d’ici 2010.
Un autre volet, non moins important, concerne les entreprises. Quelque 61 millions d’euros (environ 610 millions de dirhams) pour le conseil technique, la mise à niveau et l’appui au renforcement de la qualité de la production. Le programme Meda II est intervenu aussi à titre d’ajustement structurel du secteur financier marocain avec, pour exemple, 52 millions d’euros consacrés à cette rubrique en 2001. Appuis aussi apportés à la refonte de la loi bancaire, aux statuts de Bank Al-Maghrib, à la dynamisation des marchés des capitaux, au renforcement du rôle du CDVM,.
A rappeler que la participation au programme Meda n’est pas limitée seulement aux seuls Etats. Les régions, les autorités locales, les organisations régionales, les organismes publics, les communautés locales, les organisations de soutien aux entreprises, les opérateurs privés, les  coopératives, les sociétés mutuelles, les associations, les fondations, les organisations non gouvernementales des pays de l’Union européenne et des partenaires méditerranéens sont aussi éligibles. A condition toutefois de présenter des arguments suffisants. La majorité des marchés financés par le Meda se font par des appels d’offres.

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