Les enseignants des académies régionales reprennent leur grève

Les enseignants des académies régionales reprennent leur grève

Un nouveau débrayage de 48 h est prévu les 28 et 29 avril

Le taux de participation élevé, croissant et volontaire aux concours de recrutement organisés annuellement par les académies régionales témoigne du succès de ce dispositif.

Depuis plusieurs mois, le secteur de l’éducation nationale vit une véritable crise suite au bras de fer entre les enseignants contractuels et le ministre, Said Amzazi. Les enseignants ont décidé de reprendre leur mouvement de grève. La coordination nationale a annoncé qu’elle organiserait une grève nationale les 28 et 29 avril, ainsi qu’un sit-in le mois prochain. Les enseignants contractuels rejettent de façon définitive les récentes déclarations du ministre de l’éducation nationale, Said Amzazi, au Parlement.

Lors des questions orales au Parlement, le ministre de l’éducation nationale a clairement expliqué que son département «n’a imposé le mode d’embauche régional à personne et reste attaché à garantir le droit des élèves à l’apprentissage». Le ministre a déclaré que les enseignants recrutés ont adhéré de leur plein gré à ce système. Selon Saïd Amzazi, le taux de participation élevé, croissant et volontaire aux concours de recrutement organisés annuellement par les académies régionales témoigne du succès de ce dispositif. Le ministre a fait remarquer que les candidats ont pris connaissance au préalable de toutes les données relatives à la situation professionnelle des cadres des académies .Said Amzazi a déclaré que l’embauche régionale, adoptée à compter de fin 2016, a permis le recrutement de 100.000 cadres en l’espace de 5 ans, «soit l’équivalent de ce qui a été accompli en plus de 20 ans en la matière».

Il a aussi estimé que ce dispositif a permis la réalisation d’une justice spatiale en matière de services éducatifs aux enfants, essentiellement dans le monde rural. La crise actuelle découle, selon le ministre, du manque de communication sur les différents aspects de la question, le non accompagnement de ses développements ou la volonté préméditée de certaines parties de faire sortir le sujet de son vrai contexte. Les enseignants contractuels, observent des grèves autour de deux points restant en suspens: le recrutement direct dans la fonction publique et le droit d’affectation dans toutes les zones et villes du pays.

Les contractuels seront intégrés aux académies régionales selon les mêmes conditions que les effectifs de n’importe quel établissement public, sans pour autant accéder au statut de fonctionnaire. Ils bénéficieront d’avantages comparables à ceux de leurs collègues fonctionnaires. Mais la mobilité reste limitée à la région dont relève l’académie qui les a recrutés. Le ministre de l’éducation nationale a rappelé lors de son passage au Parlement que la situation statutaire des cadres des académies s’est faite en trois principales étapes. La première a consisté en l’organisation par les académies régionales de concours de recrutement sur contrats. Ensuite, il a été procédé, en 2018, à l’amélioration des conditions réglementaires de recrutement de cette catégorie en mettant en place un statut spécifique en 55 articles approuvé par les conseils d’administration des académies. La troisième étape a été marquée par l’abandon du régime contractuel et l’adoption du système de l’équivalence en droits et obligations, doublé du développement du cadre juridique dans le souci de «redresser la situation administrative de cette catégorie».

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