Mehdi Abdelkarim : «Le secteur privé doit s’impliquer dans le processus de la régionalisation avancée»

Mehdi Abdelkarim : «Le secteur privé doit s’impliquer dans le processus de la régionalisation avancée»

Questions à Mehdi Abdelkarim, président régional de la CGEM Oujda et conseiller à la deuxième Chambre

ALM : Quel bilan dressez-vous du processus de la régionalisation jusqu’à présent ?

Mehdi Abdelkarim : C’est un bilan positif parce que nous avons des lois organiques qu’on a mises en œuvre, nous avons nos régions, nos institutions, nos plans de développement régionaux qui existent et nous avons des visions par rapport aux régions, les acquis sont là, les préalables sont là, et je pense que c’est un bon moment pour faire une évaluation de ce processus, ce qui est l’objectif de ce colloque. Il y a aussi des recommandations pour recadrer cette vision et ces plans pour intégrer le secteur privé en tant que partenaire dans ces stratégies régionales.

Comment peut-on encourager le secteur privé à intégrer davantage ce processus?

Je pense que le secteur privé ne doit pas rester consultatif comme dans l’article 117 de la loi organique, mais il doit devenir un partenaire pratiquement important et incontournable pour concevoir et élaborer la vision stratégique de la région.

Quid du rôle que va jouer la CGEM dans la mise en œuvre de ce chantier ?

Aujourd’hui ce qui est important au niveau de la CGEM c’est que nous devons aussi réussir le processus de régionalisation et on a eu l’occasion de présenter une série de recommandations au niveau du panel comme le fait d’impliquer le secteur privé et de développer des partenariats publics-privés.

D’ailleurs dans la lettre royale on parle de l’implication du privé dans le financement de l’investissement public, nous avons parlé des comités régionaux pour l’amélioration du climat des affaires, de l’entrepreneuriat social, des problématiques des zones industrielles. Ce sont tous des éléments auxquels nous avons des réponses pour qu’on puisse rendre les régions plus attractives et plus compétitives pour l’investisseur national et international. On ne peut pas réussir la régionalisation avancée si toutes les parties prenantes ne sont pas autour de la même table, c’est-à-dire aujourd’hui le partenariat public-privé doit se faire au niveau national mais il faut le décliner au niveau régional, et aujourd’hui la CGEM a quand même des présidents de CGEM régions élus démocratiquement. D’ailleurs, la seule instance où nous siégeons officiellement ce sont les CRI suite à la nouvelle réforme.

Aujourd’hui on ne veut plus rester dans le consultatif, mais on veut être dans le cœur de l’élaboration des visions stratégiques économiques.

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