Migration circulaire : L’Anapec pour l’insertion des femmes saisonnières de Huelva à leur retour

Migration circulaire : L’Anapec pour l’insertion des femmes saisonnières de Huelva à leur retour

Préparer une insertion socioprofessionnelle aux femmes travaillant dans la cueillette de fruits rouges à Huelva à leur retour au Maroc.

C’est ce à quoi aspire l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec). S’exprimant lors d’un atelier national portant sur le projet Irtiqaa pour «l’Autonomisation des femmes travailleuses migrantes circulaires au Maroc», coorganisé par l’Agence et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Abdelmounime El Madani, directeur de l’Anapec a expliqué qu’ en tant qu’agence nationale chargée de l’insertion socioprofessionnelle au Maroc, l’Anapec ambitionne d’ autonomiser les travailleuses saisonnières de retour dans leur communauté d’origine via un programme d’appui et d’accompagnement socio-économique post-retour, adapté à leurs profils et à leurs besoins.

Des milliers de femmes marocaines travaillent chaque année dans la province de Huelva dans la cueillette des fruits rouges dans le cadre du programme de migration circulaire entre le Maroc et l’Espagne. En effet, cette activité saisonnière offre à ces femmes rurales une autonomisation financière et des opportunités d’émancipation, explique le responsable. Selon une analyse de l’impact socio-économique du programme de migration circulaire sur les travailleuses saisonnières, leur famille et leur communauté présenté à cette occasion, il s’avère que cette migration illustre un besoin économique de l’Espagne dans la cueillette de fraises, un contrôle des flux migratoires de l’Union européenne et la contribution des femmes au développement du pays d’origine. Ainsi, la migration circulaire concerne les femmes âgées entre 25 et 45 ans, mariées, avec au moins un enfant à charge, originaires de milieu rural et ayant une expérience agricole.

Pour ce qui est de leur niveau d’instruction 45% des femmes déclarent savoir lire et écrire, tandis que 57 % d’entre elles ne sont jamais allées à l’école. Au niveau des revenus, près de 57% des femmes se disent être payées entre 1000 et 1500 euros par mois et plus de 44% des femmes gagnent entre 500 et 1000 euros par mois.

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