Mohammed Amin Lyazidi : La labellisation de cette race la propulsera sur les marchés internationaux

Mohammed Amin Lyazidi : La labellisation de cette race la propulsera  sur les marchés internationaux

Entretien avec Mohammed Amin Lyazidi, directeur du Haras des L

ALM : A quel titre et dans quel contexte intervenez-vous dans ce programme de valorisation du cheval barbe et arabe barbe ?

Mohammed Amin Lyazidi : Je suis tout d’abord cavalier, c’est donc, dans un premier temps, par le biais d’un rapport direct avec le cheval que j’interviens. L’idée d’effectuer un travail sur le cheval barbe et arabe barbe a débuté il y a 4 ou 5 ans. Ce cheval fait partie de l’identité nationale marocaine et de la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de le développer et de le valoriser. C’était aussi le bon moment puisque le travail de la Sorec pour augmenter le cheptel des chevaux barbe et arabe barbe avait été fait. J’agis également en tant qu’initiateur de la première unité de valorisation du cheval barbe et arabe barbe en collaboration avec la Sorec qui a vu le jour en 2020. Depuis un an, concrètement, on procède à la valorisation de ces chevaux pour les différentes utilisations dans le sport. L’unité de valorisation revêt, aussi, un volet humain puisqu’on forme aussi les grooms et palefreniers lors de leur passage dans l’unité.

Comment imaginez-vous le projet pilote relatif à la mise en œuvre de cette stratégie?
Ce projet pilote servira dans un premier temps de test. J’espère qu’il servira, à terme, d’exemple pour les différentes unités de valorisation au Maroc. L’unité a pour objectif de développer le volet humain plus que le cheval. Elle permet de valoriser le travail long et fastidieux des éleveurs, d’offrir de nouvelles opportunités sportives et d’utilisations directes du cheval barbe et arabe barbe (concours hippique, dressage, cross, endurance, randonnées) et enfin, de fédérer les bonnes volontés. L’ensemble de ces mesures vise à la valorisation technique des équidés et éleveurs et contribuera à une utilisation du cheval national et à sa commercialisation. Un programme culturel permettrait de consolider l’identité du cheval endémique du Maroc en l’intégrant dans l’éducation nationale. L’objectif de cette vision devrait aboutir à la valorisation sportive du cheval. Cette nouvelle stratégie devrait contribuer à l’épanouissement des éleveurs par l’augmentation de leurs connaissances techniques et de leur niveau de vie. Il s’agira aussi de fédérer les efforts des différents acteurs du secteur hippique. La création d’un écosystème pour le cheval barbe intégrant à la fois les aspects
techniques, commerciaux, culturels et sociaux est aussi attendue, suite à la mise en œuvre de cette stratégie.

Comment la Sorec compte-t-elle soutenir le programme de développement du cheval arabe barbe et arabe ?
La direction générale de la Sorec travaille sur le terrain depuis plusieurs années pour faciliter la tâche aux éleveurs par le biais de subventions et de concours pour encourager le nombre de chevaux barbe et arabe barbe. D’autre part, plusieurs ateliers de la Sorec auxquels j’ai assisté leur ont permis de fédérer les bonnes idées et de soutenir cette cause nationale.

Quels sont les moyens alloués pour déployer cette stratégie de développement?
Actuellement la valorisation se fait sur des chevaux des haras nationaux.

Le mot de la fin peut-être…
Le succès de ce projet pilote permettra d’étendre l’expérience à d’autres projets régionaux et à terme à l’ensemble du territoire national. La labellisation du cheval barbe et arabe barbe au terme du processus proposé permettra de faire connaître cette race aux niveaux national et international et contribuera ainsi à la poursuite de la valorisation de ce cheval marocain.

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