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Pour des universitaires, le bilan de mi-mandat du gouvernemental est « positif » malgré les difficultés dans certains secteurs

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Le bilan de mi-mandat du gouvernement est « positif » et ouvre des « perspectives prometteuses », ont indiqué des chercheurs universitaires, relevant toutefois « des difficultés dans certains secteurs qui nécessitent davantage d’efforts ».

Les chercheurs ont souligné, dans des déclarations à la MAP, que le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures structurelles malgré les circonstances exceptionnelles aux niveaux interne et externe, tout en mettant l’accent sur la nécessité de corriger les modalités de concrétisation de certains chantiers afin d’atteindre les objectifs et répondre aux aspirations des citoyens.

Ainsi, Ahlam Qafas, chercheur à l’École Nationale de Commerce et de Gestion de Kénitra, a indiqué que le caractère exceptionnel de la conjoncture actuelle exige que les mesures prises soient marquées par plus de flexibilité et d’harmonie, ajoutant que le gouvernement a démontré sa capacité d’adaptation en mobilisant d’importantes enveloppes budgétaires pour mener de profondes réformes dans les domaines de l’éducation, de la santé, l’investissement, les infrastructures et l’eau.

Mme Qafas, directrice du Centre de développement des compétences à l’université Ibn Tofail de Kénitra, a affirmé que le Registre Social Unifié (RSU) a jeté les bases de l’État social à travers l’aide sociale, l’aide au logement et la couverture médicale, précisant que le gouvernement « a réussi à traiter des dossiers complexes dans des secteurs sensibles qui n’étaient pas touchés par les réformes depuis plusieurs années et à résoudre de nombreux problèmes avec une grande sagesse dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, en plus des résultats du dialogue social avec l’augmentation générale des salaires ».

Quant au système de santé, a-t-elle expliqué, ce secteur a fait l’objet de réformes et connu la réalisation de plusieurs infrastructures à même de permettre le désenclavement de certaines zones reculées et des couches sociales défavorisées.

Elle a estimé que ces efforts « porteront inévitablement leurs fruits à moyen et long termes » et permettront de renforcer le développement économique du Maroc, notamment après la promulgation de la charte de l’investissement, la réforme des centres régionaux d’investissement et la réforme attendue des système de retraite.

Elle a toutefois relevé « certains points qui nécessitent plus d’efforts », comme la simplification des procédures administratives et la réforme des modalités de mise en œuvre du chantier de l’aide sociale, ajoutant que le gouvernement est aujourd’hui confronté à des décisions « cruciales » pour « ne pas tomber dans le piège de l’aggravation du déficit social », ce qui lui impose de continuer à œuvrer pour améliorer le climat des affaires et encourager l’investissement et l’emploi.

De son côté, le chercheur dans le domaine des sciences géopolitiques, Mohsen Idali, a déclaré que le bilan de mi-mandat du gouvernement est « marqué par la crédibilité, la responsabilité et les perspectives prometteuses », soulignant que les chiffres enregistrés au cours de cette période sont « exceptionnels » à tous les niveaux.

M. Idali, directeur du pôle des doctorants à l’université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, a souligné que le gouvernement a réalisé des résultats « importants » dans le domaine social et jeté les fondements de l’État social, qui ont été posés par SM le Roi Mohammed VI, à travers une démarche participative et le renforcement de la culture du dialogue constructif avec toutes les composantes de la société marocaine.

Il a estimé que les résultats étaient « sans précédent » et ont confirmé que le gouvernement « ne se contente pas des discours », mettant l’accent sur les grands projets ouverts au niveau social avec un « dynamisme sans précédent », notamment la couverture médicale et la réforme de l’enseignement « qui constitue un grand chantier stratégique qui a connu une réforme structurelle à travers une nouvelle pédagogie ayant concerné l’ensemble de ses cycles ».

Il a ajouté que cette démarche du gouvernement s’est également manifestée lors du dialogue social pour trouver des solutions « pratiques et réalistes » aux problèmes de la classe ouvrière et des salariés, dans le but d’améliorer leur pouvoir d’achat et réduire les disparités socio-spatiales.

Sur le plan économique, le chercheur a salué les résultats réalisés dans le domaine de l’investissement privé et public, qui ont fait du Maroc une puissance mondiale dans la production des voitures et des pièces détachées des avions, en plus de la croissance importante du secteur du tourisme et le soutien aux jeunes entrepreneurs.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur le contexte actuel marqué par de « grands chocs qui ont perturbé les équilibres macroéconomiques au niveau mondial », en particulier la pandémie de la Covid-19, la guerre entre la Russie et l’Ukraine et la baisse des précipitations, notant que le Maroc est l’un des pays qui a souffert de ces changements, « d’autant plus que son économie dépend du secteur agricole », en plus du choc inflationniste et de la hausse des prix des matières premières.

En dépit de cette situation, a ajouté M. Idali, le gouvernement a agi avec « sagesse » de l’avis de plusieurs pays et institutions, que ce soit face à la pandémie de la Covid-19, au problème de la pénurie d’eau ou à d’autres crises.

Pour sa part, Hicham Berjaoui, chercheur en droit public et sciences politiques à l’université Mohammed V de Rabat, a relevé que le gouvernement s’est engagé, depuis son investiture en 2021, à mettre en œuvre des politiques sociales visant à faciliter l’accès des citoyens à l’éducation, à la santé et à l’emploi, ajoutant qu’au cours des trente derniers mois, le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures structurelles dont le RSU afin de cibler les couches sociales devant bénéficier des programmes d’aide publique, une profonde réforme du système de santé à travers la création des groupements sanitaires territoriaux.

Outre ces réformes structurelles, le gouvernement a adopté des mesures d’accompagnement consistant à valoriser le capital humain national à travers l’augmentation des salaires et la réduction de la pression fiscale, a conclu le chercheur.

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