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Protection sociale, pouvoir d’achat, croissance… un bilan 5 étoiles en 2025

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37,7 milliards DH pour la généralisation de la protection sociale, 17,7 milliards DH mobilisés pour soutenir la stabilité des prix… les résultats chiffrés de l’exécution de la loi de Finances de l’année écoulée

Finances publiques : L’économie nationale en 2025 affiche une bonne santé avec des indicateurs économiques au vert selon les derniers chiffres de l’exécution de la loi de Finances. Tour d’horizon. 

L’année 2025 a été exceptionnelle concernant les performances économiques. C’est ce qui ressort du bilan de l’exécution de la loi de Finances 2025 avec des indicateurs tous au vert. En réponse à des questions orales sur le bilan de l’exécution de la loi de Finances (LF) 2025, le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaa, a dévoilé les premiers détails. Des performances qui témoignent de la solidité de l’économie nationale et des choix économiques retenus. Les chiffres sont édifiants avec un bilan de l’exécution de la loi de Finances 2025 qui fait ressortir une dynamique économique et financière positive, confirmant la pertinence des choix stratégiques adoptés par le Royaume sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi ainsi que la solidité des fondamentaux macroéconomiques, malgré un contexte international difficile.

L’économie nationale affiche des indicateurs clairement positifs

L’activité agricole a connu une amélioration notable, avec une croissance attendue de 4,6 % après une contraction de 4,8 % en 2024, soutenue par des précipitations prometteuses annonçant une bonne campagne agricole. Parallèlement, la dynamique des activités non agricoles se poursuit, avec une croissance prévisionnelle de 4,6% contre 4,5% en 2024, comme en témoignent plusieurs indicateurs sectoriels, notamment une hausse des ventes de ciment de 8,2% en 2025 par rapport à 2024 ; l’atteinte d’environ 20 millions de touristes à la fin de l’année 2025, soit une augmentation de plus de 14% par rapport à 2024. Ces indicateurs confirment la poursuite de la dynamique de performance des secteurs non agricoles, ce qui permettra à notre pays d’atteindre un taux de croissance avoisinant les 5 % au cours des prochaines années.

Des réserves record en devises

Sous l’effet de la bonne performance des transferts des Marocains résidant à l’étranger, des recettes touristiques et de l’afflux des investissements directs étrangers (environ 5 milliards de dollars), les réserves de devises ont dépassé 440 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025, soit une hausse de 18 % par rapport à 2024, ce qui équivaut à plus de 5,5 mois d’importations. Une nette amélioration des ressources ordinaires de l’État. L’exécution de la loi de Finances 2025 s’est traduite par des recettes ordinaires avoisinant 424 milliards de dirhams, enregistrant une augmentation d’environ 53 milliards de dirhams par rapport à 2024 (+14,2 %). Cette évolution s’explique par la progression significative des recettes fiscales, qui ont augmenté de 43,8 milliards de dirhams (+14,7 %), avec un taux de réalisation atteignant 107 % par rapport aux prévisions de la loi de Finances, traduisant l’efficacité des réformes fiscales engagées et l’amélioration de la dynamique économique.

Respect des engagements sociaux et renforcement de la protection sociale

La bonne performance des ressources a permis la mobilisation de 15 milliards de dirhams pour couvrir l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires et leur permettre de bénéficier des revalorisations prévues dans le cadre du dialogue social. Cette performance a également permis le relèvement du budget consacré à la généralisation de la protection sociale à 37,7 milliards de dirhams en 2025, contre 32 milliards de dirhams en 2024.

L’activité agricole a connu une amélioration notable, avec une croissance attendue de 4,6 %.

Le soutien direct au pouvoir d’achat et stabilité des prix n’est pas en reste avec 17,7 milliards de dirhams mobilisés pour soutenir la stabilité des prix du gaz butane, du blé et du sucre. De même, 4 milliards de dirhams ont été alloués au soutien de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable afin de maintenir la stabilité des tarifs de l’électricité sans oublier 5,5 milliards de dirhams consacrés au programme national de reconstitution du cheptel national. À cet égard, il convient de souligner que la coordination efficace entre la politique budgétaire mise en œuvre et les mesures adoptées au niveau de la politique monétaire ont contribué au maintien d’un taux d’inflation inférieur à 1 %, renforçant ainsi la stabilité des prix et préservant le pouvoir d’achat des citoyens.

Maîtrise du déficit budgétaire et recul de l’endettement

L’amélioration notable des recettes, conjuguée à une gestion rigoureuse des dépenses, a permis de contenir le déficit budgétaire à 3,5% en 2025, conformément aux prévisions de la loi de Finances. En conséquence, l’endettement du Trésor a reculé de 0,5 point, passant de 67,7 % du PIB en 2024 à 67,2% en 2025. Cette tendance baissière devrait se poursuivre pour atteindre environ 64 % à l’horizon 2028, parallèlement à la stabilisation du déficit budgétaire autour de 3 % sur la période 2026–2028.

Des choix économiques et financiers renforçant la confiance internationale

Ces résultats traduisent la pertinence des stratégies de développement et la justesse des orientations économiques et financières adoptées par le Royaume sous la conduite avisée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

L’économie nationale enregistre désormais des niveaux de croissance respectables au regard des moyennes mondiales, tandis que le Maroc s’impose comme un pôle attractif pour les investissements et un acteur clé des chaînes de valeur mondiales. Cette dynamique s’est inscrite dans un cadre financier sain et durable, salué par les institutions financières internationales, en particulier le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, ainsi que par les agences de notation, qui ont unanimement souligné la solidité des perspectives futures de la politique économique et financière du Royaume.

Les réserves de devises ont dépassé 440 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025, soit une hausse de 18 % par rapport à 2024, ce qui équivaut à plus de 5,5 mois d’importations. 

Les résultats de l’année 2025 laissent penser que le bilan de 2026 pourrait être tout aussi performant grâce aux dernières pluies ainsi que les retombées d’événements sportifs de haut niveau organisés par le Royaume. Les ambitions du Maroc sont grandes et les résultats sont là pour encourager toutes les forces vives du pays à continuer d’aller de l’avant afin de relever tous les défis actuels et futurs avec courage et persévérance.

C’est le titre de la boite

Exercice budgétaire 2026

Budget. La Chambre des représentants a adopté, vendredi 5 décembre 2025, à la majorité des voix, le projet de loi de finances N°50.25 au titre de l’année budgétaire 2026, et ce, dans le cadre d’une deuxième lecture faisant suite à son renvoi par la Chambre des conseillers. L’adoption a eu lieu lors d’une séance plénière législative présidée par Rachid Talbi El Alami, président de la Chambre des représentants, en présence de Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l’économie et des finances, chargé du budget. Dans ce cadre, 80 députés ont voté en faveur du projet de loi, tandis que 25 s’y sont opposés et aucun député ne s’est abstenu. La Chambre a approuvé tous les amendements apportés par la Chambre des conseillers lors de l’examen du texte. Le projet de loi de Finances pour 2026 s’articule autour de quatre priorités fondamentales : impulser le décollage du Royaume, assurer l’équilibre entre développement économique et justice sociale et territoriale, consolider les fondements de l’État social et accélérer les grandes réformes structurelles.

Le projet mise également sur la préservation de l’équilibre des finances publiques, le renforcement de l’investissement public et la consolidation des programmes sociaux, dans le cadre d’une gestion budgétaire rigoureuse visant à contenir le déficit et le coût de la dette. À rappeler que la ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah, avait souligné, lors de la discussion générale du PLF devant ladite commission, que le contexte général d’élaboration de ce projet de loi reflète une nouvelle phase de la dynamique économique nationale, marquée par le passage d’une logique de résilience post-crise à celle d’une croissance durable et de la diversification des sources de richesse dans le cadre d’une économie marocaine performante et tournée vers l’avenir.

La ministre avait également mis en avant les performances notables du Maroc dans la préservation des équilibres macroéconomiques et le renforcement de sa souveraineté financière, grâce aux réformes fiscales, à la rationalisation des dépenses et à l’amélioration de la mobilisation des ressources, ce qui a permis de réduire l’endettement et de renforcer la confiance des institutions internationales, ouvrant la voie à une attractivité accrue pour les investisseurs étrangers.

Chiffres clés

Pouvoir d’achat

Le soutien direct au pouvoir d’achat et stabilité des prix n’est pas en reste avec 17,7 milliards de dirhams mobilisés pour soutenir la stabilité des prix du gaz butane, du blé et du sucre. De même, 4 milliards de dirhams ont été alloués au soutien de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable afin de maintenir la stabilité des tarifs de l’électricité.

Masse salariale

La bonne performance des ressources a permis la mobilisation de 15 milliards de dirhams pour couvrir l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires et leur permettre de bénéficier des revalorisations prévues dans le cadre du dialogue social.

Equilibre budgétaire

L’amélioration notable des recettes, conjuguée à une gestion rigoureuse des dépenses, a permis de contenir le déficit budgétaire à 3,5 % en 2025, conformément aux prévisions de la loi de Finances. En conséquence, l’endettement du Trésor a reculé de 0,5 point.