Réforme de l’administration : Ghita Mezzour insiste sur le numérique

Réforme de l’administration : Ghita Mezzour insiste sur le numérique

La complexité des démarches administratives constitue un frein au développement de cette structure et ce compte tenu de la multiplicité des intervenants, de la longueur des délais de traitement ainsi que du coût d’obtention des documents requis.

Ghita Mezzour étale la vision de son département en matière de réforme de l’administration à la Chambre des représentants. Cette question a été à l’ordre du jour de la séance des questions orales du lundi 13 décembre. A cet égard, la ministre de la transition numérique et de la réforme de l’administration a établi un tour d’horizon des différentes actions engagées en termes de transparence et de renforcement de la confiance entre les citoyens et l’administration publique. Le principal levier de ce chantier n’est autre que la transition numérique. La ministre a énuméré dans ce sens les quatre piliers autour desquels s’articule l’action de son département. Citons à cet effet la consolidation du cadre juridique, le soutien aux infrastructures, le développement des compétences et la digitalisation des procédures administratives.

«La réforme de l’administration au service de l’usager passera par l’élaboration d’une vision stratégique axée sur quatre points fondamentaux tout en s’appuyant sur la Charte des services publics en tant que cadre de référence pour la mise en œuvre de la réforme», précise la ministre. Et d’ajouter qu’«il s’agit du renforcement de l’organisation de l’administration, la mise à niveau de la fonction publique, l’amélioration des services administratifs et la consolidation de l’intégrité et de la transparence». La réforme de l’administration passe aussi par la simplification des procédures. En effet, la complexité des démarches administratives constitue un frein au développement de cette structure et ce compte tenu de la multiplicité des intervenants, de la longueur des délais de traitement ainsi que du coût d’obtention des documents requis. Selon la ministre, l’adoption de la loi n°55-19 constitue une révolution dans le renforcement de la confiance entre l’administration et l’usager. La ministre assure dans ce sens que les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les dispositions de cette loi ont été prises. Notons qu’en termes de numérisation, ce cadre juridique met l’accent sur la nécessité de digitaliser toutes les procédures administratives et paiement y afférentes. «La mise en œuvre de ce chantier sera accélérée à travers une feuille de route pour appliquer les différentes dispositions de la loi n° 55-19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives», précise Ghita Mezzour.

La lutte contre la corruption figure également parmi les sujets abordés lors de cette séance. A ce propos, la ministre de la transition numérique et de la réforme de l’administration a réitéré l’importance de la stratégie du gouvernement en matière de lutte contre la corruption. L’ambition étant de rehausser la transparence, renforcer la confiance des citoyens et investisseurs et améliorer le climat des affaires au niveau national. La ministre a, dans ce sens, rappelé les différentes plateformes conçues dans ce sens. Citons en premier le portail «Chafafiya.ma» qui permet aux citoyens marocains et étrangers résidant au Maroc de déposer leur demande d’accès à l’information et ce conformément aux dispositions de la loi 13-31 relative au droit à l’information. La ministre indique dans ce sens que 64% des demandes déposées sur cette plateforme ont été à ce jour traitées.
En parallèle «Chikaya.ma» connaît un fort engouement de la part des citoyens. Elle se veut le canal d’interaction entre l’administration et le citoyen le plus utilisé, contribuant ainsi à évaluer la performance de l’administration et à améliorer la qualité de ses services. A ce jour, plus de 1 million de réclamations ont été déposées dont 82% déjà traitées. S’agissant des actions engagées en matière de lutte contre la corruption, Ghita Mezzour a également évoqué l’élargissement des prérogatives du Comité national de lutte contre la corruption et ce conformément aux dispositions de la loi 46.19 relative à l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.

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