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Retour au GMT : une attente de longue date enfin entendue

Le fait que cette annonce soit portée directement par le Chef du gouvernement lui confère une dimension politique forte. Elle traduit la volonté de répondre à une préoccupation qui, au fil du temps, s’est installée durablement dans l’opinion publique.

Concrètement, le texte prévoit de revenir à l’heure légale définie par le méridien de Greenwich, conformément au décret royal de 1967. À deux heures du matin, le dimanche 20 septembre 2026, les horloges seront retardées de soixante minutes. Le projet de décret adopté prévoit également l’abrogation du texte de 2018 qui avait instauré l’heure GMT+1 de manière permanente. Au-delà de son aspect technique, cette décision revêt une portée particulière. Depuis l’instauration du GMT+1 tout au long de l’année, à l’exception de la période du Ramadan, le sujet n’a pratiquement jamais quitté le débat public. Associations de parents d’élèves, enseignants, syndicats, acteurs de la société civile et simples citoyens ont régulièrement exprimé leurs réserves, notamment durant les mois d’hiver lorsque les journées commençaient dans l’obscurité pour des millions d’élèves et de travailleurs. Les critiques portaient autant sur les conditions de déplacement tôt le matin que sur l’organisation de la vie familiale, le rythme scolaire ou encore le bien-être des enfants. Durant plusieurs années, cette revendication est revenue avec constance dans les discussions publiques sans qu’une évolution ne soit annoncée.

C’est ce qui donne aujourd’hui une résonance particulière à la décision prise en Conseil de gouvernement. Le fait que cette annonce soit portée directement par le Chef du gouvernement lui confère également une dimension politique forte. Elle traduit la volonté de répondre à une préoccupation qui, au fil du temps, s’est installée durablement dans l’opinion publique. Naturellement, le débat sur les avantages respectifs du GMT et du GMT+1 ne disparaîtra pas totalement. Certains continueront à mettre en avant les considérations économiques, les échanges internationaux ou les habitudes acquises au fil des années. Mais pour une grande partie des citoyens, la question s’est toujours posée dans des termes beaucoup plus concrets : ceux du quotidien, des trajets matinaux, des horaires scolaires et de l’organisation de la vie de famille. C’est précisément pour cette raison que l’annonce faite jeudi dépasse largement le cadre d’un simple ajustement horaire. Pour beaucoup de Marocains, le 20 septembre prochain ne marquera pas seulement un changement d’heure. Il symbolisera l’aboutissement d’une revendication portée pendant plusieurs années et la fermeture d’un débat qui aura accompagné une grande partie de la dernière décennie.

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