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Sommet «Africa Forward» : Le Maroc consolide son positionnement de hub africain

© D.R

Fort de son ancrage africain et de sa stabilité politique et économique, le Maroc s’érige en pilier central du partenariat Afrique-France.

Coopération Sud-Sud : Fidèle à la vision royale d’une coopération Sud-Sud équilibrée, le Maroc se positionne comme un trait d’union entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, en particulier la France, autour d’ambitions communes axées sur l’investissement, l’innovation et le développement durable. Ces orientations se reflètent clairement dans la participation active du Royaume au Sommet « Africa Forward », à travers une présence de haut niveau et une implication affirmée dans les discussions portant sur les nouveaux leviers de croissance et de partenariat pour le continent africain.

Le Maroc réaffirme son rôle de partenaire stratégique engagé au service du développement du continent africain. La participation du Royaume au Sommet « Africa Forward » vient asseoir ce positionnement. Elle témoigne, en effet, de sa volonté constante de contribuer à l’émergence d’une coopération africaine fondée sur la solidarité, l’investissement et le co-développement. Représentant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch conduit une délégation de haut niveau à cette manifestation dont les travaux ont démarré mardi à Nairobi. Une présence qui illustre l’importance qu’accorde le Royaume aux dynamiques de transformation que connaît le continent, ainsi qu’aux nouveaux cadres de partenariat appelés à redéfinir les relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, notamment la France. Cet événement marque, en effet, une étape importante dans la refonte des relations entre l’Afrique et l’Hexagone à la fois « robustes et équilibrées », fondées sur des complémentarités économiques réelles et orientées vers le service des populations. Fort de son ancrage africain et de sa stabilité politique et économique,le Maroc s’érige, dans cette dynamique, en pilier central. À travers sa vision africaine portée par le Souverain, le Royaume poursuit ainsi son engagement en faveur d’un partenariat Sud-Sud pragmatique, faisant du continent africain un espace d’intégration et de prospérité partagée.

Le Maroc plaide pour une Afrique industrielle

Intervenant lors d’un panel sur l’architecture financière organisé dans le cadre du Sommet, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a exposé la vision stratégique du Royaume pour transformer l’Afrique en une puissance industrielle autonome. «Le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a fait de l’industrie l’un des piliers centraux de sa transformation économique. Cette dynamique s’est traduite par une progression significative des exportations industrielles, une performance qui repose sur des filières structurées, notamment l’automobile et l’aéronautique», a-t-il souligné face à une audience composée du président kényan, William Ruto, et de son homologue français, Emmanuel Macron, de chefs d’État et de gouvernement africains, du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, ainsi que de présidents d’institutions internationales.
M. Akhannouch a fait savoir que le Maroc se positionne également sur les industries de la prochaine décennie : batteries, hydrogène vert et valorisation industrielle des ressources naturelles. «Cette expérience nourrit une conviction forte selon laquelle l’Afrique doit être regardée comme un continent d’opportunités, de solutions et d’investissement», affirme-t-il. Et d souligner que « pour transformer ce potentiel en puissance industrielle, quatre priorités apparaissent essentielles, à savoir, en premier lieu, le libre-échange qui s’avère plus nécessaire que jamais pour défendre l’ouverture, la coopération et les accords entre les nations». Dans ce sillage, le Chef de gouvernement a cité les accords du Maroc avec l’Union européenne, les États-Unis et l’Afrique à travers la ZLECAf, notant que le potentiel africain reste largement inexploité avec un commerce intra-africain qui ne représente que 16% des échanges, contre près de 60 % en Asie et en Europe. «L’opérationnalisation effective de la ZLECAf est donc une condition majeure de l’industrialisation du continent», a-t-il dit. La deuxième priorité est l’alignement productif avec les atouts naturels de chaque pays. «Le continent dispose d’une jeunesse exceptionnelle, avec un âge médian d’environ 19 ans, et plus de 620 millions de personnes appelées à entrer sur le marché du travail d’ici 2050», a fait remarquer M. Akhannouch notant que l’Afrique dispose d’environ 60 % des meilleures ressources solaires mondiales, mais ne représente encore qu’environ 1% de la capacité solaire photovoltaïque installée. Le Chef du gouvernement a mis en avant la responsabilité collective de former les talents, de transformer localement les ressources et d’accélérer la production d’énergies renouvelables, du solaire à l’hydrogène vert, afin que l’Afrique ne soit plus seulement un fournisseur de matières premières, mais un acteur industriel de premier plan. En ce qui concerne la troisième priorité, celle-ci se rapporte à l’amélioration des conditions d’accueil de l’investissement.
M. Akhannouch a noté, à cet égard, que l’industrie ne se développe durablement que si elle s’appuie sur des infrastructures solides, une énergie compétitive, une logistique performante et un climat des affaires lisible, mettant en avant l’expérience pionnière du Maroc dans ce sens. «Fidèle à son engagement pour une nouvelle approche internationale de développement, le Maroc souscrit à l’esprit et au contenu de l’appel à l’action, ainsi qu’à la déclaration conjointe sanctionnant les travaux de ce sommet comme une nouvelle feuille de route en faveur d’une approche de développement renouvelée et solidaire envers le continent africain», peut-on relever du Chef du gouvernement.

Le système d’enseignement marocain salué par Emmanuel Macron

Le Maroc a été au cœur de la clôture du Forum « Africa Forward- Inspire & Connect » à laquelle a pris part lundi le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch. Intervenant en cette occasion, le président français Emmanuel Macron a hautement salué la révolution qu’a connue le système marocain d’enseignement, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant que ce système constitue un modèle extraordinaire pour le continent africain. «La formation primaire, secondaire et universitaire, avec des résultats parmi les meilleurs dans notre école polytechnique, constitue un modèle extraordinaire pour le continent», s’est félicité M. Macron. Le président français a par ailleurs annoncé « 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique», faisant savoir que «ces investissements» vont créer plus de 250.000 emplois directs en France et en Afrique». M. Macron a estimé que les destins de l’Europe et de l’Afrique étaient liés, relevant que l’Afrique a «besoin d’investissements» plutôt que d’aide publique.

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