L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a pris connaissance, avec une vive indignation, des propos tenus par Mohamed Ouzzine, Secrétaire général du Mouvement populaire, à l’encontre du président de l’Association marocaine des éditeurs. Des propos empreints d’attaques personnelles, de mépris et d’offenses.
Tout en relevant que M. Ouzzine a choisi de signer sa publication en sa qualité de Secrétaire général d’un parti politique, l’Association considère qu’il ne s’agit plus d’une simple réaction émotionnelle ou d’un différend passager, mais d’une prise de position émanant d’un responsable politique qui engage sa qualité partisane, l’autorité de sa fonction et l’image de l’institution qu’il représente.
L’association souligne également que les attaques visant son président, en raison de sa fonction et de ses prises de position, ne visent pas sa seule personne ;
elles portent atteinte à une organisation professionnelle nationale ainsi qu’à l’ensemble des éditeurs et journalistes qui l’ont démocratiquement élu pour les représenter et défendre l’indépendance de la presse marocaine ainsi que la dignité de ceux qui y travaillent.
Les propos tenus par le Secrétaire général du Mouvement populaire ne sont pas à la hauteur de la responsabilité politique ni du statut d’un chef de parti.
Cette publication s’ajoute aux déclarations qu’il avait faites sur la chaîne « 2M » à la suite de l’agression de l’équipe de « Chouf TV » à Khénifra et Oued Ifrane — perpétrée par le frère du Secrétaire général et ses acolytes — alors qu’elle couvrait la détresse des populations sinistrées par des pluies torrentielles, une affaire ayant fait l’objet de plaintes auprès de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale.
Prenant acte des déclarations du secrétaire général de ce parti — tenues en marge de l’examen parlementaire du projet de renouvellement des instances du Conseil national de la presse, et au cours desquelles il a qualifié notre association de « secteur des Fraqchiya», l’association décide, en toute responsabilité, d’ignorer les activités du Mouvement Populaire et de son secrétaire général. Ce dernier cherche en effet à conclure des accords visant à corrompre le paysage médiatique afin de gonfler artificiellement la couverture médiatique de la campagne électorale de son parti. Par ailleurs, l’association assume la responsabilité de dénoncer tous les dépassements liés à la gestion communale ainsi qu’à la représentation des électeurs au sein des institutions législatives.









