Les deux Chambres parlementaires marocaines organisent le «Congrès du Futur» avec leurs homologues chiliens
Défis : Le Parlement marocain, avec ses deux Chambres, abrite, en collaboration avec la «Fondation des Rencontres du Futur», ainsi que la Chambre des députés et le Sénat de la République du Chili, le «Congrès du Futur». Les détails.
Les parlements marocain et chilien débattent de l’avenir. En effet, les deux parties organisent depuis hier le «Congrès du Futur», un événement qui constitue une occasion d’échanger des points de vue entre parlementaires, responsables gouvernementaux, scientifiques, chercheurs et acteurs clés sur les questions qui concernent l’avenir de l’humanité. La rencontre a été marquée par la participation de parlementaires, de ministres, de responsables et de spécialistes du Maroc et du Chili, ainsi que d’universitaires et d’experts provenant d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine. Cette édition aborde plusieurs questions d’actualité, notamment les défis auxquels le monde du futur est confronté, le changement climatique, les migrations internationales, le renforcement de la paix et de la sécurité dans le monde, la sécurité alimentaire, la coopération Nord-Sud, les défis mondiaux en matière de santé, la transition énergétique et ses perspectives, les transformations des relations humaines et des liens sociaux au XXIe siècle, les impacts de l’intelligence artificielle sur l’économie et la société, la promotion de la tolérance et de l’égalité des sexes, ainsi que l’Afrique en tant que continent d’avenir. L’organisation de cette édition au Royaume du Maroc, pour la première fois dans un pays africain, consacre la position du Royaume en tant que pôle de réflexion scientifique sur les questions intéressant les pays et peuples africains et du monde arabe, ainsi que dans le domaine de la coopération Sud-Sud. A cette occasion, Rachid Talbi El Alami, président de la Chambre des représentants, a prononcé une allocution. «Nous nous retrouvons aujourd’hui, une fois de plus, pour une noble cause et un objectif commun. Il s’agit de réfléchir à l’avenir, de reformuler les questions relatives aux responsabilités partagées dans la construction de cet avenir et de nous demander quel héritage nous laisserons aux enfants d’aujourd’hui et aux générations futures sur cette Terre», a affirmé M. El Alami. Et de poursuivre: «Il s’agit d’une conférence, sans arrière-pensées ni agenda préétabli, qui a pour unique objectif la préoccupation pour une meilleure qualité de vie pour les gens et la promotion de la coexistence, entendue comme la paix, la sécurité, la stabilité, la prospérité partagée, le partage des bénéfices de la science et du savoir, ainsi que des fruits du développement et du progrès et le respect de la nature et de ses ressources. Tout cela repose sur le respect mutuel entre les êtres humains et entre les États, dans leurs frontières souveraines, conformément aux critères convenus du droit international dans la définition de l’État».
Pour le président de la Chambre des représentants, «face à ces défis, qui ne sont pas des fatalités, nous ne devons pas céder à la frustration. Au contraire, il est impératif d’unir les efforts de ceux qui croient en la coexistence, en un avenir commun, en la démocratie et en la diversité, imprégnés des valeurs de solidarité et de paix, dans le but de : Premièrement : Faire face aux discours isolationnistes, rétrogrades et extrémistes qui exploitent les crises pour miner les valeurs humaines universelles. Deuxièmement : Œuvrer pour la justice internationale dans les domaines du climat, du développement, de l’accès à l’alimentation, à la technologie et au savoir».
Et d’ajouter: «Étant donné la centralité de l’être humain dans la construction de l’avenir, il est essentiel d’investir dans l’éducation, la formation, l’enseignement et la revalorisation de l’école et des espaces publics, ainsi que de la lecture, des livres et du savoir, dans le but de protéger les jeunes contre les usages négatifs de la technologie et de promouvoir son emploi pour le développement d’une connaissance positive. Les pays du Nord et, de manière générale, les pays riches, doivent prendre conscience que l’avenir de leurs peuples est intrinsèquement lié à celui des peuples du Sud, que la mondialisation ne peut se réduire à la consommation et au commerce dans une seule direction, mais plutôt à une ouverture, une acceptation de l’autre, une solidarité et un échange de connaissances, de compétences, de technologies et d’investissements selon une logique de gagnant-gagnant, et que la migration ne peut continuer à être sélective, facilitant uniquement la fuite des cerveaux du Sud vers le Nord». Le président de la première Chambre a insisté sur le rôle des institutions législatives. «Dans tout cela, les Parlements jouent un rôle crucial grâce à leur position légale et institutionnelle, en particulier à travers la collaboration avec les universitaires, les institutions et les communautés de recherche», a fait savoir M. Talbi Al Alami.
Et de conclure: «Sachez, Mesdames et Messieurs, que le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a beaucoup à offrir face aux défis et aux problématiques du XXIe siècle. Cela est démontré par ses projets dans le domaine de l’économie verte, par son rôle dans la promotion de la paix régionale et mondiale, ainsi que par ses initiatives de solidarité envers ses frères en Afrique, un continent auquel nous sommes fiers d’appartenir». A noter enfin que les éditions précédentes de cet événement, considéré comme l’une des plus importantes rencontres scientifiques en Amérique latine et dans les Caraïbes, se sont distinguées par la participation de nombreux penseurs, scientifiques, chercheurs, artistes et influenceurs du monde entier. Ce congrès attire également l’attention de la communauté scientifique internationale grâce à la participation de plusieurs lauréats du prix Nobel. Le Congrès du Futur constitue un espace de débat sur les défis et problématiques inscrits à l’agenda international et sur l’avenir de l’humanité. Il s’est développé pour devenir une plateforme de création d’idées susceptibles de soutenir les décisions futures et de concrétiser les solutions pratiques afin de faire face aux grandes transformations auxquelles les sociétés mondiales seront confrontées à l’avenir.










