Tanger : La participation citoyenne à la gestion des affaires locales et des ressources naturelles au cœur du débat

Tanger : La participation citoyenne à la gestion des affaires locales et des ressources naturelles au cœur du débat

Des experts et des représentants des ONG, des associations locales et des institutions y prennent part

L’implication des représentants de la société civile est primordiale dans l’élaboration des stratégies de développement du territoire. C’est dans ce contexte que se tient, ce vendredi 29 janvier, à Tanger, une table ronde sous le thème «Quelle gouvernance participative et durable de l’aménagement du territoire régional». Initiée par l’Observatoire pour la protection de l’environnement et du monuments historiques (OPEMH) de Tanger, cette rencontre se distingue par la participation des experts ainsi que des représentants des ONG, des associations locales et des institutions opérant dans le domaine de l’aménagement du territoire.

«Ce panel est une première étape dans la mise en œuvre du programme de travail du Groupe de réflexion pour la gestion intégrée de l’eau à Tanger, créé par l’OPEMH et en coordination avec un groupe d’institutions impliquées dans la gestion de l’eau aux niveaux national et local», selon les organisateurs.
Cette table ronde fait ainsi partie des activités et des actions menées selon une approche participative et de la citoyenneté adoptée par l’OPEMH de Tanger dans le domaine de la préservation de l’environnement. Elle s’inscrit dans le cadre du projet «Eaux vertes» visant à contribuer à réduire les impacts négatifs des eaux usées sur la ville de Tanger et préserver cette ressource. Il s’agit également de participer au renforcement des capacités des acteurs locaux et créer un comité multi-acteurs pour surveiller et contrôler le niveau de la pollution de l’eau.

Ce projet est mené par l’Observatoire dans le cadre du programme d’appui à la société civile «Moucharaka Mouwatina», financé par l’Union européenne, et en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme, le ministère chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS). Lancé il y a plus de sept mois, ce projet a permis la réalisation d’une série de formations et d’actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la rationalisation de l’eau potable et la réutilisation des eaux potables. Il vient d’être à l’origine, en coordination avec les représentants de la société civile locale, de l’émission d’une pétition adressée au bureau gestionnaire du Conseil communal, où ils demandent la création d’une troisième station de traitement des eaux usées, étant donné que Tanger connaît une dynamique urbaine et une grande croissance démographique avec plus d’un million d’habitants. L’OPEMHT appelle à travers cette pétition à inclure ce projet parmi les points à l’ordre du jour de l’une des prochaines sessions de la commune.

Ce nouveau projet permet à Tanger de rattraper son retard en matière de traitement et de réutilisation des eaux usées dans l’arrosage des espaces verts. Surtout que la ville ne dispose actuellement que des deux stations de Bouknadel et Boukhalef.

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