Tayssir bientôt en mobile banking

Tayssir bientôt en mobile banking

L’annonce a été faite par le wali de BAM devant les députés

«Nous pensons qu’il faut tirer les leçons de cette crise pour améliorer notre système de santé, réduire les fragilités économiques de la population, intégrer l’informel, régler le problème de la faiblesse du tissu productif et la prédominance du cash dans l’activité économique»

Les aides du programme Tayssir dématérialisées. En tout cas, le wali de Bank Al-Maghrib vient d’annoncer que les autorités sont en train de prendre les mesures nécessaires pour effectuer les virements en faveur des familles bénéficiaires à travers le mobile banking.

Le responsable qui s’exprimait devant les membres de la commission parlementaire permanente chargée des finances et du développement économique, a expliqué que cette mesure est destinée à promouvoir les paiement mobile au sein de la société sachant que le Maroc cumule un retard sur ce plan.

Il faut préciser que le wali de BAM était l’invité du Parlement en application de l’article 45 des statuts de la banque centrale qui prévoit la venue du wali pour s’expliquer sur la politique monétaire devant l’institution législative. Trois thématiques avaient été retenues dans le cadre de cette réunion très attendue, à savoir l’impact de la Covid-19 sur l’économie, la politique monétaire ainsi que les banques et établissements assimilés.

Précarité

Comme attendu, le wali de la banque centrale est allé droit au but pour évoquer notamment certaines réalités. Ce fut le cas notamment pour la précarité de notre tissu d’entreprises. Selon les chiffres dévoilés par le responsable, le pays ne compte en tout et pour tout que 500 grandes entreprises ou encore que les petites entreprises représentent aujourd’hui 86% des entreprises. «Le capital marocain est en train de vivre de profondes mutations.

Les grands investisseurs qui prenaient des risques sont aujourd’hui tous morts ou à la retraite», a affirmé le wali sans doute nostalgique d’une époque révolue et attirant l’attention sur l’urgence d’assurer la relève pour relever le défi. M. Jouahri a également profité de l’occasion pour appeler à l’accélération des réformes structurelles, comme seule alternative pour renforcer la résilience économique et sociale afin que le pays puisse faire face à d’éventuelles crises et arrêter de jouer au sapeur-pompier. «Nous pensons qu’il faut tirer les leçons de cette crise pour améliorer notre système de santé, réduire les fragilités économiques de la population, intégrer l’informel, régler le problème de la faiblesse du tissu productif et la prédominance du cash dans l’activité économique», a ajouté Abdellatif Jouahri.

Il s’agit là de tout un chantier qui nécessite l’adhésion de toutes les composantes y compris le milieu politique. Le responsable n’a pas manqué de lancer un appel au secteur privé pour se ressaisir. Par ailleurs, le wali a abordé la question des reports des échéances. Sur ce plan, il a expliqué qu’un total de 32.248 demandes de report d’échéances bancaires au profit des entreprises ont été réalisées à fin août dernier pour un montant de 6,6 milliards de dirhams (MMDH), bénéficiant aux TPME à hauteur de 86% et aux grandes entreprises pour 14%. M. Jouahri a relevé que par secteur d’activité, les reports ont concerné principalement les secteurs du commerce avec 18%, des transports et communications (13%), des industries (12%), du BTP (8%) et des hôtels et restaurants (3%).

Quant au report d’échéances bancaires pour les ménages, près de 471.742 demandes ont été réalisées à fin septembre 2020, alors que pour le microcrédit, 669.300 demandes ont été enregistrées à fin août 2020, a-t-il ajouté.
Pour ce qui est des crédits bancaires accordés avec la garantie de la Caisse centrale de garantie (CCG), le wali de BAM a souligné que Damane Oxygène (garantie à hauteur de 95% pour les crédits de fonctionnement, au taux directeur majoré de 200 points de base) a bénéficié à fin octobre 2020 à 41.142 entreprises, notant que le montant engagé s’est chiffré à 16,5 MMDH, tandis que le montant décaissé a avoisiné les 13,7 MMDH.

S’agissant des produits Damane Relance, TPE Relance et Damane Relance Hôtellerie (garantie de 80% à 95% selon la taille de l’entreprise au taux directeur majoré de 200 points de base), ils ont bénéficié à près de 25.103 entreprises avec un montant engagé de 30,3 MMDH et un montant décaissé de 13,5 MMDH à fin octobre dernier.

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