Trois Marocains décorés chevaliers de l’Ordre national de la Légion d’honneur

Trois Marocains décorés chevaliers de l’Ordre national de la Légion d’honneur

Officiellement, ils étaient plus de 90.000 soldats marocains à avoir combattu aux côtés de la France lors de la Seconde Guerre mondiale et 40.000 Marocains à avoir participé à la Première. Des milliers ont versé leur sang pour la République française et, selon les dires de Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants, seule une vaingtaine de survivants sont aujourd’hui présents parmi nous.

Lors d’une visite de deux jours, et qui s’est achevée mercredi 12 juin 2013, Kader Arif a annoncé la création d’une commission mixte pour la préparation du centenaire de la Guerre de 1914 ainsi que du 70ème anniversaire de la Deuxième Guerre mondiale. A la fin de sa visite, le ministre délégué chargé des anciens combattants a décoré trois anciens soldats marocains de l’armée française.

Au grade de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, et dans une ambiance où l’émotion était palpable, ont été décorés, Ben Abbou Jilali, Mohamed El Harim et Ali El Fatehi.

«C’est la reconnaissance de ce qu’a été l’engagement des troupes marocaines dans ce cycle mémoriel qui est devant nous», souligne le ministre.  Par ailleurs, le devoir et la reconnaissance qu’à la France envers ces anciens combattants des guerres de 39-45 et d’Indochine, ainsi que d’autres n’ayant pas pu faire le déplacement, ne se limite pas à une décoration de chevalier d’ordre national de la Légion d’honneur.

Conscient de ce fait, et de cette «histoire collective» qui lie les deux pays, Kader Arif a fortement insisté sur la question de la revalorisation des pensions militaires versées aux anciens combattants marocains de l’armée française ainsi que celle du respect de la globalité de leurs droits sur les deux rives de la Méditerranée. Il est à noter que certaines pensions ont été bloquées depuis l’époque de la colonisation.

Blocage auquel la France et le Maroc s’attaquent depuis quelques années. «La décennie écoulée, la France a décidé de «décristalliser» ces pensions», précise-t-il tout en adressant à ce titre un message clair : «Nous n’oublions pas, nous n’avons pas envie d’oublier et il est de notre devoir de ne pas oublier».

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