UMA : Alger tente de se justifier

Un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères rendu public mercredi, indique qu’ « en accédant à la demande du leader libyen (Mouammar Kadhafi), le président Bouteflika entend réunir toutes les conditions nécessaires pour le succès du sommet d’Alger qui doit être celui de la réactivation et de la refondation de l’UMA ». Alors que tout était prêt à Alger pour accueillir les chefs d’Etat maghrébins, le président Bouteflika avait décidé lundi de reporter ce sommet, après une conversation téléphonique avec le chef d’Etat libyen Mouammar Kadhafi.
Selon le communiqué, « le souci du président Bouteflika de donner toutes ses chances à ce sommet, se nourrit de son attachement à l’idéal maghrébin en tant que choix stratégique enraciné dans les luttes des peuples maghrébins pour leur indépendance, leur liberté et leur émancipation et pour l’édification d’un espace régional qui repose sur la complémentarité économique et l’équilibre des intérêts ». Et le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères d’ajouter que l’Algérie « formule le voeu que les efforts qui ont été déployés, jusque-là, puissent se poursuivre et aboutir pour permettre le dépassement des contraintes conjoncturelles qui ont contrarié le fonctionnement normal des institutions maghrébines et faire converger les actions vers la concrétisation de l’idéal maghrébin et les aspirations des peuples ». Il a affirmé, enfin, que « l’Algérie continuera d’oeuvrer sans relâche pour tenir ses engagements et faire aboutir, de concert avec tous les Etats membres, le processus d’édification, sur une base réaliste et rénovée, de l’ensemble maghrébin ».
Aucune date n’a été fixée pour un prochain sommet qui ne s’est pas tenu depuis 1994, traduisant l’embarras des dirigeants de l’UMA à se mettre d’accord sur un ordre du jour et sur les perspectives à donner à cette organisation paralysée depuis huit ans, en grande partie en raison de la question du Sahara marocain, qui empoisonne depuis 27 ans les relations entre le Maroc et l’Algérie. Alors que Tripoli et Nouakchott ont gardé le silence, la Tunisie a exprimé son « profond regret » à la suite de ce report, tandis qu’à Rabat, Mohamed Benaïssa, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a estimé qu’ « il n’est pas possible de mettre de côté un problème qui touche tous les Marocains, qui concerne l’intégrité territoriale du pays et sa souveraineté ». L’UMA fondée en février 1989 à Marrakech, regroupe l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

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