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Un nouvel élan pour la coopération Maroc-ONUDI

Un nouvel élan pour la coopération Maroc-ONUDI

Décarbonation industrielle, économie circulaire, hydrogène vert…

Cette réunion est, pour les deux parties, une opportunité pour «échanger et identifier les synergies additionnelles entre le Maroc et l’ONUDI, en support de la feuille de route industrielle du gouvernement et portant sur nombre de secteurs stratégiques…».

Pour sa première visite de travail au Royaume, Gerd Müller, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), a rencontré, lundi, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. L’occasion d’échanger autour de la coopération dense et diversifiée entre le Maroc et l’ONUDI.

L’objectif étant, tel que le précise le département du chef du gouvernement, «d’approfondir et donner un nouvel élan au partenariat stratégique conclu en vue, pour le Maroc, de se positionner en tant que plateforme de transfert de technologie et de renforcer ses capacités dans le domaine industriel». Aussi, cette réunion est, pour les deux parties, une opportunité pour «échanger et identifier les synergies additionnelles entre le Maroc et l’ONUDI, en support de la feuille de route industrielle du gouvernement et portant sur nombre de secteurs stratégiques comme l’agroalimentaire, l’e-commerce, l’industrie 4.0, l’économie circulaire, la gestion des déchets, l’énergie, les zones industrielles et la coopération Sud-Sud. Et ce n’est pas tout ! A l’autre bout de la capitale, l’invité de marque échange avec d’autres responsables gouvernementaux et signe deux déclarations conjointes.

Un partenariat pour les humains

C’est le ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzour, qui ouvre le bal de la cérémonie ayant suivi sa rencontre avec le convive. «Cela compte énormément pour nous», s’exprime le responsable gouvernemental à propos de cette première visite à un pays africain et arabe. L’orateur, qui estime également que l’Onudi est un partenaire stratégique pour le Royaume, ne manque pas de devoir une fière chandelle à l’agence du Millennium Challenge Corporation (MCC) et son Account (MCA), également présents à l’événement, pour leur soutien à l’industrie du Maroc. Leurs agences étant concernées par ce secteur et ses zones industrielles. A propos du partenariat avec l’Onudi, il est, au sens de M. Mezzour, question «d’en mettre en lumière l’importance».

«Cela ne porte pas seulement sur des programmes ou des objectifs mais aussi des humains», enchaîne le ministre qui détaille dans ce sens les contours des deux déclarations. «La première est signée avec la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali. Elle concerne le processus de Kigali et se veut d’éliminer le gaz HCFC (ndlr. gaz réfrégirant fluoré) qui est dangereux pour la couche d’ozone». Quant à l’hydrogène vert, il est, à son tour, un secteur stratégique, au sens de M. Mezzour, pour le Maroc voire le monde. L’objectif ultime étant, pour lui, de faire que le potentiel de notre pays soit mieux exploité et être plus compétitif. Concernant la plate-forme dédiée aux zones industrielles, elle est destinée, tel qu’il le précise, à donner «une visibilité complète aux investisseurs sur ces zones dans tout le territoire du Maroc».

Les piliers de la décarbonation de notre industrie

Egalement de la partie, Mme Benali, qui met en avant le soutien apporté par l’Onudi au Maroc pour la transition énergétique et le développement durable sans carbone ainsi que le potentiel du Royaume, estime que la décarbonation de notre industrie repose sur «le nouveau modèle de développement, le changement de gouvernance et l’encouragement de la production décarbonée».

Par la même occasion, elle s’exprime sur la soumission, mardi au Parlement, de la loi 40-19 qui est une refonte d’une loi existante sur les énergies renouvelables. Dans ce sens, elle s’exprime sur l’accélération de la réforme du cadre législatif. Mieux encore, elle met en avant le travail de gouvernement par rapport à la taxe carbone. «Nous n’attendons pas le taux carbone aux frontières européennes», enchaîine-t-elle en abondant dans le même sens de M. Mezzour sur l’hydrogène vert. Le tout en mettant l’accent sur de grands projets pour le développement technique et des infrastructures.

«Pas de développement sans énergie» 

De son côté, le DG de l’Onudi s’exprime sur le «besoin en énergie et électricité pour tous même dans le milieu rural». «Sans énergie, pas de développement», avance-t-il. Pour lui, cela demande de «l’innovation». Cela étant, la première déclaration signée entre M. Mezzour et le convive porte sur le développement d’initiatives et de projets industriels visant à développer des partenariats Maroc-ONUDI dans les domaines de la décarbonation de l’industrie et de la promotion de l’économie circulaire pour renforcer la compétitivité de la plateforme industrielle du Maroc. La deuxième Déclaration étant signée par le ministère de l’industrie et du commerce, l’ONUDI et le ministère de la transition énergétique et du développement durable portant, entre autres, sur l’établissement d’un partenariat de développement pour l’utilisation de l’hydrogène vert à travers le développement de clusters industriels et de chaînes de valeur visant à contribuer à la décarbonisation de l’industrie. Au cours de cette cérémonie, le coup d’envoi a été donné au portail marocain des zones industrielles, développée par le MIC en collaboration avec l’ONUDI, Millennium Challenge Corporation, l’Agence MCA-Morocco et l’ensemble des aménageurs développeurs du Royaume. A consulter sur https://industrial-estate.gov.ma

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