Une initiative noble pour faire le bonheur des déficients visuels

Une initiative noble pour faire le bonheur des déficients visuels

Il y a quelques jours, nous annoncions sur ces colonnes la tenue, du 17 au 28 juin à Marrakech, d’une conférence diplomatique qui sera couronnée par la signature d’un traité dédié à la facilitation de l’accès des déficients visuels aux œuvres publiées.

Ses travaux ont bel et bien été lancés, mardi, par une lettre royale dont lecture a été donnée par Mustapha El Khalfi, ministre de la communication porte-parole du gouvernement. Un message qui a mis l’accent sur la noblesse de cette initiative. «Nous n’avons pas de doute que l’adoption attendue du Traité international fera date comme un jalon des plus rayonnants dans l’histoire de l’OMPI, non seulement parce qu’elle représentera une législation nouvelle civilisée, mais également en raison de sa noble portée humaine qui traduit clairement notre volonté commune de faire prévaloir les valeurs authentiques d’entraide et de solidarité humaine», a souligné SM le Roi.

Outre son caractère législatif, ce traité permettra, selon le directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Francis Gurry, «d’établir des copies d’œuvres publiées en format accessible sans violer les droits d’auteur et faciliter l’échange de ces ouvrages à travers les frontières».

Pour permettre l’accès à ces publications avec la collaboration entre autres des maisons d’édition, la convention, qui sera signée après dix jours de négociations entre les participants à cet événement, accordera, selon le plus jeune ministre du gouvernement Benkirane, le droit de copie, permettra la distribution, l’accès par le public et la traduction des œuvres en recourant soit à la méthode Braille, soit à l’écriture en grande police ou encore à la technique audio. Le tout en dispensant les personnes atteintes de déficience visuelle de payer les droits d’auteur pour y avoir facilement accès et inclure cette tranche sociale dans la culture littéraire.

Et voilà la particularité de cette convention qui portera pour la première fois l’appellation d’une ville du Sud, arabe et africaine, à savoir Marrakech et qui contribuera aussi à la protection des droits d’auteur. Une question si épineuse au Maroc qui vient de faire l’objet d’un projet de loi. Outre les techniques précitées, les initiateurs estiment qu’il y a encore du chemin à faire à ce niveau-là concernant l’accès aux œuvres. «C’est pourquoi un volet sera consacré dans la convention à cet effet», a expliqué M. El Khalfi à ALM.

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