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Comment éviter le sommeil au volant

© D.R

Le sommeil au volant. Voilà un risque routier assez connu, mais rarement pris au sérieux par beaucoup de gens. La preuve : combien de fois se souvient-on avoir vu à la télé (ou ailleurs) une campagne de sensibilisation dans ce sens ? Très (trop) peu, ou alors rarement.
Pourtant, des recherches en accidentologie ont prouvé que 30% des accidents de la route mortels sont dus à la somnolence.
Par ailleurs, il est un consensus auprès des mêmes chercheurs selon lequel, les principales causes de ces accidents sont: le manque ou la privation du sommeil ; la prise de médicaments agissant sur le système nerveux ; ou encore les maladies responsables de somnolences diurnes chroniques et notamment le «Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil» (SAOS) (lire encadré).
Bien évidemment, en période estivale et donc propice aux vacances, le sommeil au volant et la fatigue en général, reviennent dans l’actualité comme dans la réalité. Il existe même une catégorie de voyageurs qui font leurs bagages le jeudi soir, passe la journée du vendredi sous le signe du stress afin de boucler leurs affaires courantes, puis se hâtent de rentrer tôt dans la même soirée. Le tout, avec pour seule obsession de prendre la route la nuit même. Or, une telle attitude est à proscrire. D’accord, le trafic est moins dense, les enfants dorment et il fait bien moins chaud que durant la journée… Mais le sommeil est bien là, pas comblé et ce pour un bon nombre de kilomètres.
Et quand le manque de sommeil se fait cruellement sentir au volant, il n’y a qu’une seule solution : s’arrêter ! Même si l’on évolue sur l’autoroute, il est toujours préférable de risquer une amende (en se mettant sur le bas côté), que de carrément laisser sa peau.
Mais bien avant d’en arriver là, il est vivement recommandé au conducteur de respecter quelques consignes.
D’abord évaluer et respecter son besoin de sommeil. Combien ? Ni beaucoup, ni trop peu, car sa vigilance dépendra directement de la qualité et de la quantité de son sommeil. Par ailleurs, et on ne le dira jamais assez, faire une pause toutes les deux heures procurera le plus grand bien à tout le monde. Une nourriture légère et équilibrée, sera aussi bénéfique à l’organisme, mais pas (et surtout pas) l’absorption d’alcool.
Si le sommeil se fait insistant et répétitif, une petite sieste de 15 à 20 minutes est aussi vivement préconisée.
Enfin, pour tous ceux dont le sommeil est un mal chronique, il leur est tout simplement conseillé d’éviter de voyager la nuit.

Qu’est-ce que le SAOS ?
Très peu connu du grand public, le Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil (SAOS) est un trouble du sommeil ayant des incidences à la fois neuropsychiques et cardio-vasculaires. Le SAOS se manifeste par des arrêts respiratoires réguliers de 10 à 15 secondes qui se répètent une dizaine, voire des centaines de fois au cours d’une même nuit. Ces apnées, dont l’individu ne se rend pas compte, causent des réveils répétés et partant, un bouleversement du sommeil. Ce dernier n’est alors plus réparateur, mais il engendre une fatigue affectant toutes les activités journalières de la personne. C’est ce qui explique chez certains automobilistes une forte envie de dormir au volant, alors qu’ils viennent de commencer à rouler en milieu de matinée.

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