Les visiteurs de note site Web ont eu l’occasion, cette semaine, de s’exprimer sur la criminalité au Maroc et sur les causes qui sont derrière. « Pensez-vous que la recrudescence de la criminalité au Maroc est liée principalement…» est la question de base du sondage, à laquelle ont été greffées trois propositions cernant les différents aspects à même d’occasionner une telle amplification.
Une large partie des 718 personnes ayant exprimé leurs avis a pointé du doigt l’aggravation des problèmes sociaux. Ainsi, 69,9% des sondés estiment que c’est la principale cause de la prolifération des actes criminels de toutes sortes. Cela s’étend du simple vol à l’étalage, passant par les forfaits des tristement « dextères » pickpockets jusqu’aux crimes les plus odieux.
Cependant, on ne saurait parler de la recrudescence que connaît le crime, en général, sans évoquer certains maux, en perpétuelle aggravation et en corrélation avec les divers délits enregistrés ça et là. La montée du chômage et le coût de la vie, en hausse constante, sont liés étroitement au point de ne constituer qu’une seule et unique cause. Manque de moyens et oisiveté ne font jamais bon ménage, d’autant que l’oisiveté est mère de tous les vices. Mais lorsque le désoeuvrement est confronté aux besoins de la vie, il y a péril en la demeure. La délinquance, également, est à même d’inciter au crime. L’absorption de boissons alcoolisées et de psychotropes, en plus de la consommation de différentes drogues, aura inéluctablement pour conséquence d’enfanter « l’idée du crime », même quand celui-ci n’est pas prévu au départ.
Ainsi, nombreux vols et autres viols ont été commis pour la simple raison d’être dans un état de « désinhibition » avancé, sous l’effet de produits stupéfiants et sans aucune préméditation. L’éducation, et non l’instruction, joue également un rôle très important dans la recrudescence criminelle. Une personne bien éduquée mais lestée d’analphabétisme ne l’empêche pas, pour autant, d’avoir des principes dans la vie et un comportement civilisé. Tandis qu’une personne peut être instruite et peut n’avoir aucune morale.
Le laxisme des autorités n’aura recueilli que 20,9% des suffrages. Les internautes jugent les autorités policières et judiciaires assez à cheval sur le rôle qui leur est dévolu. Ils leur font porter, certes, une part de responsabilité, mais pas au point de l’endosser entièrement. Enfin, le manque de moyens humains et matériels dévolus à la police n’a été voté qu’à hauteur de 9,2%. L’interprétation de ce résultat renvoit à ce qui été dit auparavant sur le laxisme des autorités. Autrement dit, les moyens ne font pas défaut et, avec ce dont on dispose, on est apte à faire du bon travail.








