Né de l’envie de susciter des débats et des échanges autour de la littérature et des arts, l’espace «Les Amis» à Salé entend enraciner la tradition des cafés littéraires dans la cité où l’on pourrait assister ou participer à des débats sur des œuvres, avec des écrivains, des musiciens, des peintres, des acteurs et des comédiens.
Le café littéraire «Les Amis» offre au public trois soirées artistiques durant le mois sacré du Ramadan. La première, prévue le vendredi 12 septembre 2008, sera dédiée aux passionnés de la musique Gnawa et fusion qui viendront déguster, dans un cadre chaleureux et familial,
imprégné à chaque occasion, des couleurs de ses invités, les rythmes enfiévrés de Majid Bekkas, celui dont l’aventure musicale allait commencer en 1972 en jouant du banjo au sein des groupes de «Jil» à l’image de «Nass El Ghiwane». Au fil des années, il est initié à la musique «Gnaoua» par le maître «Ba Houmane» à Salé. Il étudie ensuite la guitare classique et l’oud au Conservatoire national de musique et de danse de Rabat où il enseignera ensuite la guitare classique. En parallèle, Majid se plonge dans le Blues et la Soul Music et crée son propre groupe dans les années 80, en tant que guitariste, claviériste et chanteur. Dans les années 90, il formera le «Gnaoua Blues Band» et partagera son temps entre l’enseignement, la composition, l’enregistrement et les tournées. Il a participé à plusieurs festivals internationaux, comme le Womex à Séville en 2003, le Gaume Jazz Festival, Grenoble Jazz Festival, Festival d’Essaouira. En 2004, il est nominé pour les Django d’Or –musique traditionnelle en France.
Depuis le commencement de sa carrière artistique, Majid Bekkas s’est assigné comme objectif de donner un nouveau souffle et une dimension internationale à la musique gnawa, avec le souci de garder intacts certains de ses aspects, tout en l’agrémentant d’éléments nouveaux tels que l’harmonisation, ou d’autres instruments, notamment la guitare, le ney et le kawala (flûte orientale), oud et percussions africaines. Les amoureux de cette musique séculaire admireront sans doute la voix ensorcelante d’Abdelmajid Bekkas et les timbres envoûtants que celui-ci tire tant de son guembri et de sa guitare. Sa rencontre avec d’autres styles musicaux comme le Jazz, le Blues, le Flamenco, fait de lui l’un des musiciens gnaouis les plus sollicités au Maroc pour collaborer avec les grands des musiques du monde. Ce cycle de soirées, organisé par l’Espace «Les Amis», programme une seconde rencontre le vendredi 19 septembre en invitant Hassan Nejmi, écrivain, poète et journaliste marocain né à Ben Ahmed, à la Chaouia. Militant convaincu du parti de l’Union socialiste des forces populaire (USFP), Hassan Nejmi a fait aussi la grande histoire de la presse ittihadie. Il est également professeur universitaire. Il est actuellement responsable de la direction du livre au ministère de la Culture. Il est l’auteur du recueil «Hayat Saghira» (Petite vie), traduit en français par le journaliste M’hamed Hamrouch. Ancien président de l’Union des écrivains du Maroc (UEM), Hassan Nejmi est un amoureux de la lecture et du livre. Lors de cette rencontre, vous sera contée par la parole de ce poète convaincu l’aventure de son écriture. Il s’est par ailleurs distingué par ses multiples recherches sur l’art la Aïta. La troisième soirée prévue pour le jeudi 25 septembre 2008, invitera le comédien et acteur de mérite, le natif de Khouribga Mohamed Bastaoui, celui que le public marocain a apprécié dans le célèbre feuilleton «Jnan El Karma». En 1987, Mohamed Bastaoui rejoint la compagnie de théâtre Masrah Al Yaoum. En 1996, il intègre la troupe Masrah Chems de Youssef Fadel. Au niveau du 7ème art, Mohamed Bastaoui brille en 1998 dans le rôle principal d’«Adieu forain», de Daoud Oulad Syad. On le retrouvera en 2003, dans le long métrage «Mille mois» de Faouzi Bensaïdi. On le retrouvera en 2006 dans le feuilleton «Woujaâ Trab» de Chafik Sehimi. Rendez-vous à l’Espace «Les Amis», sis. Lotissement Habous, hors Bab Sebta N°30 – Salé










