Mohamed El Hamraoui – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Tue, 06 Mar 2012 23:00:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.4 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Mohamed El Hamraoui – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Laâyoune : 7.247 interventions de la protection civile en 2011 https://aujourdhui.ma/regions/laayoune-7-247-interventions-de-la-protection-civile-en-2011-81821 https://aujourdhui.ma/regions/laayoune-7-247-interventions-de-la-protection-civile-en-2011-81821#respond Tue, 06 Mar 2012 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/laayoune-7-247-interventions-de-la-protection-civile-en-2011-81821

Le nombre d'interventions de la protection civile dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra pour l'année 2011 a atteint 7.247 contre 8.305 une année auparavant.]]>

Le nombre d’interventions de la protection civile dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra pour l’année 2011 a atteint 7.247 contre 8.305 une année auparavant. Le commandement régional de la protection civile a organisé récemment des journées portes ouvertes, à l’occasion de la journée mondiale de la protection civile sous le signe «La protection civile et les dangers domestiques», qui coïncide avec le 1er mars. Ces journées visent à sensibiliser les citoyens au danger de ces accidents qui, chaque année, sont responsables de milliers de morts au Maroc, et dont les plus répandus sont les incendies, les incidents dus au gaz butane et ceux dus à l’électricité, les intoxications alimentaires, les chutes et les brûlures. Une cérémonie s’est tenue à cette occasion au siège de la caserne de Laâyoune en présence des autorités locales, des élus et autres personnalités, et qui a été marquée par l’exécution de manœuvres en matière de secours, de sauvetage et d’extinction d’incendies, et ont exposé les équipements et matériels de secours. Au niveau de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, et selon Moussahim Bouchaib, le commandant régional de la protection civile à Laâyoune, les services de la protection civile dans la région ont effectué 7.247 interventions en 2011 contre 8305 en 2010. Ses services s’efforcent de réduire les délais d’intervention et de donner plus d’efficacité à leur action, tout en garantissant une meilleure couverture des populations ciblées.
Et d’ajouter que ces journées sont l’opportunité pour mettre en valeur l’ampleur de la mission et des sacrifices consentis par le personnel de la protection civile pour la préservation des vies, des biens et de l’environnement. Selon lui, ces portes ouvertes de trois jours vont permettre de mieux sensibiliser les citoyens et les élèves aux dangers auxquels ils peuvent faire face et leur prodiguer les conseils nécessaires. En marge de ces journées, il a également été procédé à l’animation de séances de sensibilisation des citoyens, particulièrement les écoliers et les étudiants, aux différents risques et à la distribution d’affiches et de dépliants y afférents. Le commandement régional de la protection civile  de Laâyoune envisage de poursuivre son action en matière d’informations et de sensibilisation des citoyens tout au long de l’année, et ce pour faire connaître auprès du public la nature de ses missions, ses méthodes ainsi que ses moyens d’action. Rappelons que durant les événements sanglants qui ont secoué la ville de Laâyoune en novembre 2010 suite au démantèlement du camp du Gdeim Izik, les agents de la protection civile locaux n’ont pas échappé aux agressions des pro-Polisario, et plusieurs de leurs véhicules ont été incendiés.

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Lois électorales : Les petits partis crient gare à l’exclusion https://aujourdhui.ma/societe/lois-electorales-les-petits-partis-crient-gare-a-lexclusion-79387 https://aujourdhui.ma/societe/lois-electorales-les-petits-partis-crient-gare-a-lexclusion-79387#respond Sun, 02 Oct 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/lois-electorales-les-petits-partis-crient-gare-a-lexclusion-79387

Alors que le Parlement s'achemine vers le vote des lois électorales, la coordination des petits partis dénonce l'hégémonie des grandes formations.]]>

Les petits partis politiques, regroupés sous la bannière d’une coordination nationale, crient gare à l’hégémonie des grands partis et à l’exclusion. Ces partis se considèrent visés par les grandes formations qui essayent de mettre la barre du seuil d’éligibilité le plus haut possible. Finalement un compromis a été trouvé pour garder le seuil de 6% pour les listes locales et 3% pour la liste nationale. Les petits partis crient même à l’exclusion politique et à la mainmise des grands sur les petits. La coordination des petits partis a décidé de monter au créneau et organisera une conférence de presse à Rabat dans quelques jours pour signifier son refus du processus actuel de validations des lois électorales. Selon Chakir Achehbar, secrétaire général du Parti du renouveau et de l’équité (PRE), «ce qui est clair c’est que le gouvernement a décidé l’exclusion des petits partis, dans ce rapport de force l’avis du citoyen est crucial. Il y a dans les lois proposées par le gouvernement des éléments contraires à la Constitution. La Cour constitutionnelle devrait forcément se prononcer sur ce sujet». Selon M. Achehbar, la nouvelle loi des partis politiques ne favorise pas les unions et opte plutôt pour la fusion. Au niveau des alliances électorales, une coalition de partis qui remporte des sièges ne bénéficiera en fin de compte que du nombre de voix de chaque formation. Ainsi si des partis décident de s’unir dans un groupement, cela ne change en rien leur financement, ni leur habilité à proposer un chef de gouvernement. Le groupe des petits partis estime que le mécanisme de l’union tel que prévu par la loi organique relative aux partis ne permet pas d’aller dans le sens du regroupement et aspire à la mise en place d’un cadre juridique favorable à l’union des partis. Un autre point angoisse les petites formations, le ministère de l’intérieur gère les tractations avec les grands partis représentés au Parlement et ne consulte les petites formations qu’en dernier lieu. Samedi dernier, les petits partis avaient eu droit à une rencontre avec le ministre de l’intérieur pour discuter des lois électorales. Selon Mohamed Khalidi, secrétaire général du Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), «cette rencontre a porté sur l’accès aux médias publics, le seuil d’éligibilité et la liste nationale». Selon M. Khalidi, «le ministère de l’intérieur essaye toujours de trouver un compromis entre tous les belligérants en matière électorale. Apparemment cette fois les grandes formations ont usé de leur majorité au Parlement pour bloquer toutes les lois qui ne sont pas en leur faveur. Personnellement, je pense que la liste nationale n’est pas un mécanisme démocratique. Si les grandes formations veulent encourager les jeunes et les femmes, elles n’ont qu’à instaurer un quota dans les listes locales. Cette liste nationale n’a aucune signification démocratique». Les petits partis se considèrent aussi comme exclus des médias publics et contestent le quota instauré par la HACA à ces formations. Ils réclament un accès aux médias qui soit similaire à celui des grands partis. «Ce sont toujours les mêmes partis qui se relaient dans les médias publics», ajoute M. Achehbar. L’accès au financement demeure un point crucial de la montée au créneau de petits partis ces derniers jours. Ces partis s’opposent au financement introduit par la loi organique relative aux partis politiques, estimant que l’ensemble des partis doit bénéficier de la même manière du financement public afin de garantir l’égalité des chances. Le projet de loi actuel prévoit un financement à tous les partis qui ont eu plus de 5% de seuil d’éligibilité. Quant aux autres qui ont eu moins, ils bénéficieront d’une somme forfaitaire. Concernant l’avance pour le financement de la campagne électorale, les petits partis demandent que le financement précampagne soit le même pour tous les partis politiques sans obligation de retourner les sommes avancées par l’Etat au cas où un parti n’atteindrait pas le seuil de 6%. Plusieurs analystes notent que le discours du Souverain du 20 août dernier doit être la seule référence puisqu’il était clair sur cette question. Le discours stipule que «les autorités gouvernementales et judiciaires concernées par l’organisation des élections doivent agir dans le respect scrupuleux de la loi, mettre en œuvre les dispositifs de moralisation de la vie politique et parlementaire, et créer les conditions d’une compétition électorale libre. Elles se doivent également de veiller à l’égalité de traitement entre les différents partis politiques et d’observer une neutralité positive».


 Plus de 16 petits partis au Maroc
La coordination nationale des petits partis se compose du Parti du renouveau et de l’équité (PRE), le Parti marocain libéral (PML), le Mouvement démocratique et social (MDS), le Parti Al Amal, le Parti du centre social, Al Ahd Addimocrati, le Parti de la société démocratique. Elle englobe aussi le Parti des forces citoyennes, le Parti de l’Union marocaine démocratique (UMD), le Parti de la liberté et de la justice sociale, le Parti de la choura et de la démocratie, le Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), le Parti de la réforme et du développement, le Parti de l’action et le Parti démocratique national. Ces partis se sont constitués en groupe au mois d’août et avaient présenté un document commun au ministre de l’intérieur qui regroupe les revendications de ces partis pour l’égalité des chances avec les grandes formations.

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Incidents de Dakhla : La ville retrouve son calme après un week-end sanglant https://aujourdhui.ma/focus/incidents-de-dakhla-la-ville-retrouve-son-calme-apres-un-week-end-sanglant-79319 https://aujourdhui.ma/focus/incidents-de-dakhla-la-ville-retrouve-son-calme-apres-un-week-end-sanglant-79319#respond Tue, 27 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/incidents-de-dakhla-la-ville-retrouve-son-calme-apres-un-week-end-sanglant-79319 La ville de Dakhla a retrouvé son calme habituel après deux jours d’incidents sanglants. La situation sécuritaire dans la ville est sous contrôle et l’enquête de la police judiciaire est en cours pour arrêter les personnes impliquées dans ces actes en vue de les déférer devant la justice, a annoncé mardi un communiqué de la wilaya de Oued Eddahab-Lagouira. Le dernier bilan des événements fait état de sept personnes décédées, dont deux éléments des forces de l’ordre, suite aux incidents survenus, dimanche dans la ville de Dakhla, après le match de football ayant opposé l’équipe locale du Mouloudia de Dakhla et Chabab de Mohammedia, selon un dernier bilan fourni par la wilaya. Le bilan précédent avait fait état de deux morts et de quelques blessés. Trois personnes ont décédé après avoir été heurtées de manière intentionnelle par des véhicules tout-terrain avec à bord des repris de justice qui se trouvaient sur les lieux des incidents juste après la fin de la rencontre entre les deux équipes, précise la wilaya dans un communiqué. Les quatre autres victimes, dont deux éléments des forces de l’ordre, ont trouvé la mort dans des actes de violence, selon la même source qui ajoute que huit véhicules et des établissements commerciaux ont été par ailleurs incendiés lors de ces actes. Par ailleurs, le parquet général près la Cour d’appel de Laâyoune a ordonné dimanche l’ouverture d’une enquête approfondie pour l’arrestation de tout individu impliqué dans ces incidents. Les affrontements se sont poursuivis toute la nuit de lundi à mardi. Contactée mardi par ALM, une source à la wilaya à Dakhla a affirmé que la situation dans la ville était calme et normale. Les incidents avaient éclaté dimanche à Dakhla suite à une rixe entre des jeunes du quartier Al Wakala avec ceux du quartier Oumtounsi après ce match de football. La première victime de ces incidents a succombé à ses blessures suite à son admission à l’hôpital. Lundi, tard dans la nuit, le ministre de l’intérieur, Taib Cherkaoui, s’est déplacé à Dakhla et avait tenu une réunion d’urgence avec les responsables civils et militaires de la ville ainsi que des notables des tribus. Quant aux élus de Dakhla, ils ont été obligés de rentrer in extremis via un vol spécial de Laâyoune où se tenait la rencontre régionale portant sur le débat national sur la régionalisation avancée, animé par les membres de la Commission consultative, en présence de Omar Azziman et Mohamed Tamek, wali au ministère de l’intérieur. C’est la deuxième fois cette année que des incidents sanglants sont signalés dans la ville de Dakhla, habituellement calme et loin de l’agitation des milieux pro-séparatistes. Le mois de février dernier, lors du festival de Dakhla, des incidents similaires avaient éclaté entre des jeunes du camp Al Wakala et des jeunes Sahraouis du quartier Oumtounsi et Ksikissat. Ces incidents avaient fait une quinzaine de blessés et des voitures incendiées. Ces incidents, rappelons-le, avaient poussé aussi les autorités locales à décréter l’arrêt du festival.

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Alliances : La Koutla se rebiffe https://aujourdhui.ma/focus/alliances-la-koutla-se-rebiffe-79287 https://aujourdhui.ma/focus/alliances-la-koutla-se-rebiffe-79287#respond Mon, 26 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/alliances-la-koutla-se-rebiffe-79287

Pour faire face aux alliances préélectorales, l'USFP, le PPS et l'Istiqlal font une dernière tentative pour relancer leur coalition.]]>

Les tentatives d’opérer un grand rassemblement de gauche n’ayant donné aucun résultat, l’USFP et le PPS se tournent à nouveau vers leur allié de la Koutla, l’Istiqlal. On se rappelle qu’au mois d’août, les trois partis n’avaient pas pu trouver d’accord quand il s’agissait de développer une position commune vis-à-vis des projets de lois électorales. La nouvelle tentative aura-t-elle plus de chance ? En tout, les trois partis s’apprêtent à faire une déclaration commune dans les jours qui viennent. Réunis jeudi dernier à Rabat, ils se sont mis d’accord pour intensifier et accélérer les discussions dans les prochains jours. La rencontre qui a été organisée par la commission de suivi a élaboré un projet de déclaration commune transmis aux secrétaires généraux des trois partis. Concrètement, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’Istiqlal et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) déclarent étudier les possibilités de travailler en commun lors des prochains jours au sein du Parlement. Ils envisagent également de faire campagne commune pour appeler les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales lors de l’opération de révision des listes. D’autres points feront l’objet de coordination comme l’alliance électorale ou la participation dans le prochain gouvernement. La réunion du jeudi dernier de la Koutla a vu la participation de Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, en compagnie des membres du bureau politique Amine Sbihi et Mohamed Salem Latafi. Du côté de l’USFP, il y avait la présence de Abdelouahed Radi, Fathallah Oualalou et Habib El Malki. Pour l’Istiqlal, le Premier ministre Abbas El Fassi a été absent et seuls deux membres du comité exécutif, en l’occurrence Mohamed Soussi et Saâd Alami, représentaient le parti. Pourtant Abbas El Fassi n’a cessé d’appeler à ce que la Koutla demeure toujours une structure de coordination entre les partis issus du mouvement national.
Dimanche 25 septembre, lors d’une rencontre de la jeunesse istiqlalienne, Abbas El Fassi, accompagné de Mohamed Elyazghi, avait tenu à annoncer le rôle prépondérant que joueront la Koutla et les partis du bloc national dans les prochains jours. Selon Amine Sbihi, «les partis de la Koutla vont faire dans quelques jours une déclaration commune sur la situation politique que traverse le Maroc. La Koutla a depuis sa constitution en 1992 été présente dans tous les moments forts du pays. Aujourd’hui nous vivons un moment fort et nous n’allons pas laisser passer l’occasion afin de donner au pays des institutions représentatives fortes et crédibles», affirme la même source. Interrogé sur la discrétion de ces rencontres, Amine Sbihi explique que les composantes de la Koutla ne veulent pas refaire les erreurs du passé, chaque déclaration sera coordonnée avec les autres composantes. Concernant le contenu de la déclaration commune, une source au sein de la Koutla a affirmé à ALM que cette annonce serait forte, renouvelée, crédible et ouverte sur l’avenir. «La Koutla n’est pas une structure fermée, elle peut s’ouvrir sur d’autres structures crédibles et sérieuses». Les chefs de l’USFP, de l’Istiqlal et du PPS ont convenu aussi lors de la dernière rencontre de se retrouver dans quelques jours pour débattre du grand dossier électoral. Les dernières réunions de la Koutla font figure de dernière chance, notent les observateurs de la scène politique. La réanimation de la Koutla vient aussi au moment où la réunion avec les partis de la gauche, tenue le mois d’août, entre le Parti socialiste (PS), le Front des forces démocratiques (FFD ), l’USFP et le Parti de la gauche verte n’a pas abouti à grand-chose. Pire encore, ce rassemblement de la gauche a démontré encore une fois une grande tendance à l’éclatement puisque le Parti socialiste unifié (PSU) et le Conseil national ittihadi (CNI ) avaient boycotté la rencontre. Des partis comme l’USFP, le PSU ou le PS ont émis des réserves sur l’invitation du Parti travailliste, du CNI ou de la Gauche verte. Tous ces partis sont issus des formations citées en premier ; ces dernières considèrent que les partis qui ont fait scission à des périodes différentes sont des égarés. En outre, l’USFP avait depuis toujours une vision assez particulière de l’unification de la gauche. Elle se considère comme le seul parti habilité à devenir le grand pôle de la gauche ou le grand parti socialiste, une vision réfutée par d’autres formations comme le PSU ou le PPS. À rappeler que l’Istiqlal a vu d’un mauvais œil la tentative de rapprochement du PPS et de l’USFP avec le bloc de la gauche et la coordination du MP et du RNI avec le PAM et l’UC. Le 13 septembre, Abbas El Fassi avait organisé chez lui à Rabat un dîner auquel étaient conviés les patrons des autres partis de la majorité actuelle, pour convaincre le MP et le RNI de se conformer aux positions de la majorité jusqu’à la fin du mandat du gouvernement.


 De la Koutla nationale à la Koutla démocratique
La Koutla démocratique a été constituée en 1992 par une coalition de cinq partis qui faisaient partie de l’opposition avant le gouvernement d’alternance en 1998.
Elle remonte au début des années 1970 avec la Koutla nationale, lorsque l’UNFP et l’Istiqlal avaient décidé de former un front d’opposition. En 1992, la Koutla démocratique englobait l’USFP (Union socialiste des forces populaires), l’Istiqlal, le PPS (Parti du progrès et du socialisme), l’OADP (Organisation de l’action démocratique et populaire) et l’UNFP (Union nationale des forces populaires). Reformée en 1998, elle ne comptera finalement que le parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le PPS. L’OADP et l’UNFP vont quitter la Koutla après l’alternance, laissant l’Istiqlal, l’USFP et le PPS constituer une Koutla qui participera à tous les gouvernements depuis cette date.

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Litige : Le nouveau «Parti du peuple» devant le tribunal administratif de Rabat https://aujourdhui.ma/focus/litige-le-nouveau-parti-du-peuple-devant-le-tribunal-administratif-de-rabat-79256 https://aujourdhui.ma/focus/litige-le-nouveau-parti-du-peuple-devant-le-tribunal-administratif-de-rabat-79256#respond Sun, 25 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/litige-le-nouveau-parti-du-peuple-devant-le-tribunal-administratif-de-rabat-79256 Le secrétaire général du Parti du renouveau et de l’équité (PRE), Chakir Achehbar, devra comparaître devant le tribunal administratif de Rabat le 29 octobre prochain, suite à une saisine du ministère de l’intérieur. Cette affaire remonte au mois de juin dernier, lorsque le PRE a décidé de changer de nom. Lors de son congrès national qui s’était tenu les 17, 18 et 19 juin à Bouznika, le PRE avait décidé à l’unanimité de changer de nom : du Parti du renouveau et de l’équité, il devient le «Parti du peuple».
Selon Chakir Achehbar, «la nouvelle appellation est venue d’une façon naturelle. Notre nom actuel est bon, mais manque de simplicité. On a remarqué que les gens oubliaient le nom du parti, il nous fallait donc un nom facile à mémoriser. Ce changement est arrivé aussi au moment où la rue arabe a commencé à bouger. Le congrès du parti a été influencé par ce qui se passait dans la rue». Selon la même source, le PRE envisageait de s’appeler le «Parti populaire», mais cette proposition a vite été écartée, à cause du risque de confusion avec le PP espagnol qui traîne une connotation négative pour la plupart des Marocains. Selon M. Achehbar, au lendemain du congrès, le secrétaire général du parti a pris contact avec le secrétariat d’Etat à l’intérieur pour l’informer de la nouvelle dénomination. Suite à cela, on l’a orienté, dit-il, vers la direction de la réglementation du ministère de l’intérieur. Mais trois mois plus tard, surprise : les services du ministère de l’intérieur ont fait savoir à M. Achehbar que le nom du «Parti du peuple» était refusé. Il devait, en fait organiser un nouveau congrès constitutif pour faire passer la nouvelle dénomination. Une demande rejetée par M. Achehbar. Pourtant c’est ce qui est stipulé par la loi. «Pour pouvoir changer le nom d’un parti, ce dernier doit organiser un congrès constitutif, car c’est ce que la loi des partis politiques prévoit», affirme le politologue Nadir Moumni.
Le parti ayant refusé de s’y conformer, le ministère de l’intérieur a donc décidé de saisir le tribunal administratif de Rabat. Ce dernier devra se prononcer dans un délai d’un mois après l’examen de l’affaire pour confirmer la décision du ministère de l’intérieur ou la refuser. En attendant, cette situation n’arrange pas les affaires du parti à la veille de la campagne électorale. Pour l’instant, le parti ne sait pas s’il doit garder le nom actuel ou se dissoudre si le tribunal juge non conforme le changement de nom par le congrès ordinaire du parti. Il a aussi décidé de faire la campagne électorale avec l’ancien nom pour épargner toute confrontation avec le ministre de l’intérieur. Selon le politologue Nadir Moumni, le parti n’a pas respecté la procédure comme le stipule la loi des partis politiques. Selon Chakir Achehbar, il ne peut pas rassembler 300 membres fondateurs du parti qui a vu le jour en 2001 pour organiser un nouveau congrès constitutif, «aucun parti ne peut le faire», explique-t-il. Le mieux qui reste pour le PRE c’est de garder son ancienne dénomination.


 Que dit la loi ?

L’article 17 de la loi 36-04 relative aux partis politiques stipule que toute modification de la dénomination d’un parti, de ses statuts, ou de son programme doit être déclarée dans les mêmes conditions et formes requises pour sa constitution initiale. Seule la modification du symbole, du règlement intérieur, des instances dirigeantes ou du siège du parti doit être communiquée au ministère de l’intérieur contre un récépissé dans un délai de quinze jours, comme le stipule l’article 18 de la même loi.

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Vote de la loi de finances 2012 : Avant ou après les élections ? Le gouvernement hésite… https://aujourdhui.ma/focus/vote-de-la-loi-de-finances-2012-avant-ou-apres-les-elections-le-gouvernement-hesite-79238 https://aujourdhui.ma/focus/vote-de-la-loi-de-finances-2012-avant-ou-apres-les-elections-le-gouvernement-hesite-79238#respond Thu, 22 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/vote-de-la-loi-de-finances-2012-avant-ou-apres-les-elections-le-gouvernement-hesite-79238

Une commission devra réfléchir et donner son verdict. Tous les partis y sont représentés.]]>

Véritable feuilleton à rebondissements pour le projet de loi de Finances 2012. Alors que le gouvernement s’apprêtait à le déposer au Parlement après l’avoir adopté en Conseil mercredi 21 septembre, dans la soirée du jour même, changement de cap. L’Exécutif a fait savoir par voie officielle que le projet n’allait pas être soumis aux parlementaires pour la séance qu’ils avaient prévue de tenir le lendemain jeudi 22 septembre. Laquelle séance a dû finalement être ajournée. Une information que les parlementaires ont reçue via des sms dans la soirée. Mais dès jeudi matin, les ministres se sont réunis en Conseil pour discuter et prendre une décision. Une seule question à l’ordre du jour : faut-il soumettre à approbation le projet de loi de Finances avant ou après les élections ? Après plusieurs heures de réflexion, le gouvernement a finalement tenu une démarche médiane en décidant de constituer une commission qui devra, très rapidement, réfléchir et donner un avis définitif. Une commission où seront représentés tous les partis. Certes, ce changement de dernière minute, décidé par le Premier ministre Abbas El Fassi, lui-même a surpris plus d’un. Et pour cause. Mercredi 21 septembre dans la matinée, des copies du projet de loi de Finances 2012 ont été déjà acheminées vers les locaux du Parlement en prévision des travaux. Puis, le même jour, des véhicules sont revenus pour récupérer les documents. Une chose est sûre : légalement, le projet n’a pas encore été déposé officiellement. Donc, on ne peut parler de retrait. Mais tout cela est bien surprenant. Une sorte de retour à la case départ surtout que, faut-il le rappeler, en août dernier (lire ALM du 29-08-2011), la question avait fait débat. A l’époque, certains partis, dont le RNI comme tête de file, avaient prévenu contre le risque de récupération du projet de loi de Finances à l’occasion des élections. L’idée était alors de déconnecter les deux dossiers. Au final, la solution trouvée consistait à suivre une procédure accélérée de manière à faire voter la loi en un temps record pour qu’elle ne se chevauche pas avec la campagne électorale. En tout cas, rien n’était encore joué à l’heure où nous mettions sous presse, jeudi 22 septembre en milieu d’après-midi. C’est à la commission instituée à cette fin qui devra étudier et rendre le verdict. Dossier à suivre…

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Pour participer aux prochaines élections : 100 conseillers démissionnent de la deuxième Chambre ! https://aujourdhui.ma/focus/pour-participer-aux-prochaines-elections-100-conseillers-demissionnent-de-la-deuxieme-chambre-79208 https://aujourdhui.ma/focus/pour-participer-aux-prochaines-elections-100-conseillers-demissionnent-de-la-deuxieme-chambre-79208#respond Wed, 21 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/pour-participer-aux-prochaines-elections-100-conseillers-demissionnent-de-la-deuxieme-chambre-79208

Trente l'ont déjà annoncée officiellement et ne prennent plus part aux travaux. D'autres s'apprêtent à faire de même dans les jours qui viennent.]]>

Nos élus ont du génie. C’est le moins qu’on puisse dire quand on voit la nouvelle astuce qu’ont trouvé certains conseillers pour assurer leur longévité au Parlement. Une trentaine d’entre eux envisagent, en effet, de démissionner pour se porter candidats aux élections de la première Chambre. La bonne affaire ! Alors que leur mandat devait prendre fin en 2012, s’ils se font élire à la première, ils auront un bonus de 5 ans. Cette opération n’est pas la première du genre puisqu’en 2007, déjà, des conseillers qui avaient passé plus de trois ans au sein de la deuxième Chambre avaient fait de même. Sauf que cette année, le mouvement a pris plus d’ampleur puisque selon nos informations, plus d’une centaine de conseillers seraient démissionnaires. Selon une source parlementaire, trente ont déjà fait savoir officiellement qu’ils vont démissionner pour pouvoir se porter candidats. Entre autres noms sur cette liste, on retrouve Ahmed El Gor et Khadija Zomi, du parti de l’Istiqlal. On y trouve également le secrétaire général du MDS himself, Abdessamad Archane, qui est en même temps président de la commune de Tifelt. Il démissionne en compagnie d’un conseiller de Safi. N’échappant pas à la règle, le PAM a également confirmé la démission de son conseiller Abdesslam Bakouri, qui désire se porter tête de liste à la circonscription de Rhamna-Benguerir à la place de Fouad Ali El Himma, qui ne se représentera pas à un second mandat. Pour Abdessamad Archane, élu à la deuxième Chambre, «il est légitime que les conseillers – en majorité des présidents de communes – se portent candidats aux législatives, car ils ont un contact quotidien avec les citoyens. La Chambre des conseillers n’a que six mois devant elle pour être renouvelée, c’est normal que les conseillers désirent aller vers la première Chambre». Question procédure, il faut savoir que pour qu’une démission soit légale, elle doit être déposée au bureau de la Chambre en séance plénière, puis acheminée vers le secrétariat général du gouvernement qui la soumet au Conseil constitutionnel afin d’annuler le siège du conseiller démissionnaire, explique une source parlementaire. Selon la même source, la prochaine séance plénière de la deuxième Chambre se tiendra dès que l’ordre du jour sera fixé. Mais déjà, les conseillers démissionnaires se considèrent comme tels et ne se donnent même plus la peine d’assister aux débats sur les lois électorales. Pourtant, notre source assure que les conseillers qui ne respecteront pas la procédure verront leur candidature aux prochaines élections refusée. Certains partis n’approuvent pas cette pratique, certes, mais ne font rien pour l’interdire. Ahmed Zaidi, chef du groupe socialiste à la première Chambre, ne s’en cache pas : «nous sommes contre cette pratique. Nous allons demander à ce que toute démission d’un conseiller soit annoncée un an avant la date des élections législatives». D’autre part, des informations émanant des partis parlent d’une liste élaborée par le ministère de l’intérieur et remise aux partis pour interdire aux «persona non grata» de se représenter aux législatives. Elle concerne des parlementaires et des conseillers soupçonnés d’être mêlés à des affaires douteuses ou ayant déjà été condamnés pour corruption électorale. Selon Mohamed Saoud, membre du comité central de l’Istiqlal dont le siège avait été invalidé par une décision de justice en 2007, lors du renouvellement du tiers de la deuxième Chambre, «si le ministère de l’intérieur a une liste de noms de trafiquants de drogue interdits de se présenter aux élections, pourquoi sont-ils libres ? Leur place est en prison. L’esprit de la nouvelle Constitution exige que le bénéfice du doute soit accordé à tous les citoyens sans exception, quel que soit leur passé, mais exige également que dorénavant, le respect de la loi doit être le seul critère valable, tant pour les candidats que pour les autorités». Pour rappel, des peines d’emprisonnements et l’interdiction de se représenter pendant deux mandats avaient été prononcées contre des Conseillers de la deuxième chambre soupçonnés de corruption électorale en 2007. En attendant, l’annonce officielle du découpage électoral retarde les démissions des conseillers, qui viendront concurrencer les ténors des partis dans plusieurs circonscriptions.


 Le cumul de mandats est interdit par la loi
La loi organique 31.97 relative à la Chambre des représentants stipule dans son article 10, qu’il est interdit de cumuler le mandat de membre de la Chambre des représentants et celui de membre de la Chambre des conseillers. Tout membre élu de la Chambre des conseillers cesse de ce fait même d’appartenir à la Chambre des représentants. La Chambre des conseillers se compose de 270 membres élus au suffrage indirect par un collège électoral, composé des membres élus des conseils communaux, des assemblées préfectorales et provinciales et des conseils régionaux, des Chambres professionnelles et d’un collège électoral composé de l’ensemble des délégués des travailleurs.

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RNI, PAM, UC et MP : L’alliance s’achemine vers une plate-forme commune https://aujourdhui.ma/focus/rni-pam-uc-et-mp-lalliance-sachemine-vers-une-plate-forme-commune-79191 https://aujourdhui.ma/focus/rni-pam-uc-et-mp-lalliance-sachemine-vers-une-plate-forme-commune-79191#respond Tue, 20 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/rni-pam-uc-et-mp-lalliance-sachemine-vers-une-plate-forme-commune-79191

Les quatre partis formant le pôle libéral s'acheminent vers les élections en bloc uni. L'éventualité d'une coordination électorale n'est pas à écarter.]]>

L’alliance des quatre partis formée par le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Mouvement populaire (MP), le Parti authenticité et modernité (PAM) et l’Union constitutionnelle (UC), envisage de passer à la vitesse supérieure. Les quatre partis essayent en effet de dépasser le stade de coordination sur les amendements des lois concernant les élections. Saïd Ameskane, membre du bureau politique du MP chargé du dossier développe : «nous sommes en train de travailler sur une plate-forme politique commune qui sera dévoilée prochainement». En attendant, les composantes de l’alliance ne parlent pas de coalition mais de simple coordination. «Les alliances se font sur la base de programmes et de référentiels en commun, nous sommes au stade de la concertation, sur un travail commun au sein de l’hémicycle. Les alliances se font après les élections et dans le cadre de la formation d’un éventuel gouvernement», ajoute-t-il. Cette alliance n’est pas un cadre dirigé vers un autre pôle, elle vise seulement à coordonner les positions, dans la perspective d’un travail d’avenir en commun, affirment à nouveau les dirigeants des composantes de la coordination.  «Nous ne sommes pas contre un parti ou une personne. Actuellement il y a la Koutla, le PJD et le Pôle libéral composé du RNI, de l’UC et du PAM. On ne pouvait pas rester isolé et il était normal de s’engager dans cette alliance puisque c’est la seule qui s’est concrétisée par un accord positif», éclaircit encore M. Ameskane. Selon Mohamed Bentaleb, membre du bureau politique du RNI, «la coordination entre les quatre partis a déjà fait un bon chemin, nous travaillons actuellement sur une plate-forme politique qui jettera les jalons pour un Maroc nouveau». Concernant l’éventuelle présentation de candidatures communes, les quatre partis envisagent de tenter l’expérience dans certaines circonscriptions électorales et chaque parti sera appelé à ne pas présenter de candidats dans des circonscriptions où il n’a pas de fortes chances. En revanche, il devra soutenir le candidat favori d’un parti de l’alliance, qui sera le seul candidat des quatre. Si le MP encourage cette formule, le RNI écarte cette éventualité car «il est difficile de l’appliquer sur le terrain», pense Mohamed Bentaleb. En attendant, trois points font déjà l’objet de concertations entre les quatre partis : le rapprochement des positions au sujet des lois électorales, la mise en place d’une vision commune pour l’avenir et le rapprochement des programmes. Par ailleurs, la réunion tenue entre Salaheddine Mezouar et les composantes de la majorité, mardi 13 septembre, a laissé apparaître des divergences de points de vue entre l’USFP et l’Istiqlal d’une part et le RNI et le MP d’autre part. Néanmoins, une chose est sûre, M. Mezouar va beaucoup compter sur les partis de l’alliance pour un vote confortable de la loi de Finances. Et même si le rapprochement du MP, du RNI, de l’UC et du PAM inquiète l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, les quatre semblent s’acheminer vers les élections en bloc uni. Notons qu’une des composantes de la majorité, le PPS en l’occurrence, a ouvertement critiqué le RNI et le MP alliés pour sa coordination avec le PAM et de l’UC. Le PPS s’est dit étonné de la position de deux composantes de la majorité qui, en connivence avec deux autres partis de l’opposition, avaient présenté des amendements conjoints à des projets du gouvernement. Selon Mohamed Bentaleb du RNI : «Les réserves que les partis de la Koutla ont de notre action commune sont infondées. Notre action vise essentiellement à arriver à un consensus sur les textes de loi électorale. Aujourd’hui tout le monde parle de la nécessité de trouver un consensus sur cette question». L’alliance des quatre continue de tenir des réunions régulières. Ces réunions sont tenues entre les secrétaires généraux des partis avec la présence d’un membre du bureau politique de chaque parti. Ni les lieux des réunions ni les dates ne sont connus d’avance, seuls les dirigeants des autres partis doivent se mettre d’accord sur ces questions.


 Vers un pôle libéral élargi
En juillet 2010, le PAM, le RNI et l’UC ont décidé de mettre en place des mécanismes d’action commune, relative à la position sur la reforme du système électoral. Les trois partis se sont également accordés à coordonner leurs actions pour convenir d’un avis unifié sur la question de la réforme du système électoral et de la loi sur les partis. Un an plus tard, le 11 août, les trois partis ont tenu une réunion à laquelle s’est ajouté le MP et au terme de laquelle ils ont choisi de rapprocher leurs positions par rapport aux projets de lois en discussion avec le ministère de l’intérieur. L’alliance des quatre était née. Trois pistes sont possibles pour les futurs pôles politiques : un pôle libéral composé du PAM, du MP, du RNI et de l’UC ; un pôle de gauche composé de l’USFP, du PPS, du PSU et du FFD ou du Parti travailliste et un pôle conservateur, composé du PJD et de l’Istiqlal. Selon les analystes, il est facile pour le PAM de faire émerger le pôle libéral, alors que pour le pôle de gauche, ce dernier a démontré une grande tendance vers l’éclatement.

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Vie partisane : Le patron du FFD continue d’ignorer ses opposants… https://aujourdhui.ma/societe/vie-partisane-le-patron-du-ffd-continue-dignorer-ses-opposants-79166 https://aujourdhui.ma/societe/vie-partisane-le-patron-du-ffd-continue-dignorer-ses-opposants-79166#respond Mon, 19 Sep 2011 23:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/non-classe/vie-partisane-le-patron-du-ffd-continue-dignorer-ses-opposants-79166

Dimanche, Thami Khyari a tenu à présider lui-même la dixième session de la commission nationale. Une manière pour lui d'affirmer sa position de force.]]>

Les membres du Front des forces démocratiques (FFD) avaient rendez-vous dimanche 18 septembre, avec la 10ème réunion de suite de la commission nationale qui compte 500 militants. Une rencontre dont ils attendaient beaucoup à un moment où le parti vit au rythme d’une crise interne. D’autant plus que ladite réunion a été présidée par le patron du parti, Thami Khyari. Les militants s’attendaient à ce que ce dernier revienne sur cette crise et réexplique sa position. Mais il n’en a rien été. La preuve. Le communiqué final suivant cette session dominicale n’a pas consacré une seule ligne à ce sujet ni aux membres du groupe qui est aux prises avec Thami Khyari depuis quelques semaines. Le document était plutôt un récapitulatif du programme électoral du parti et de la conjoncture politique actuelle à la veille des prochaines élections législatives. Lors de la réunion de ladite commission, M. Khyari n’a ainsi exposé que les grandes lignes du programme de son parti pour le 25 novembre, se résumant aux questions de l’intégrité territoriale, de la moralisation de la vie politique, de la lutte contre la corruption et de l’élaboration d’une vision pour la mise en œuvre de programmes sociétaux intégrés en matière de santé, d’enseignement et d’administration. S’agit-il d’une démarche tactique consistant à «ne pas donner trop d’importance» à ce mouvement ? Ou est-ce du fait que les travaux d’une telle commission ne sont pas le lieu idéal pour parler du sujet ? Toujours est-il que les militants, mais aussi les observateurs de la scène politique, suivent avec intérêt ce qui se passe à l’intérieur du FFD, tout comme d’autres partis comme le Mouvement populaire. L’on se rappelle qu’en avril dernier, un groupe du FFD à Casablanca annonçait, à la surprise générale, que Thami Khyari avait été relevé de ses fonctions, suivant la décision de la commission nationale tenue à Casablanca en session extraordinaire, conformément aux dispositions du règlement interne du parti. Ce dernier prévoit, en effet, la possibilité que les deux tiers des membres du comité national, haute instance décisionnelle du parti, puissent nommer un nouveau président. Les détracteurs de M. Khyari pointaient alors du doigt sa mauvaise gestion du parti, entraînant plusieurs démissions et la régression du nombre des parlementaires et conseillers FFD. Le 6 septembre dernier, le même groupe revenait à la charge à travers un communiqué où il annonçait que les membres de la commission nationale, réunis le 18 août à Safi, avaient désigné Mo hamed Sahel nouveau secrétaire national du FFD. Pire, le courant de Sahel a déposé une plainte contre Thami Khyari devant le Tribunal administratif de Rabat, au sujet de la vente de deux terrains du FFD à Témara à une société étrangère. L’examen de cette affaire a débuté le 7 septembre. Thami Khyari avait aussitôt répliqué en portant plainte contre Mohamed Sahel pour usurpation d’identité, faux et usage de faux. Le secrétaire national du FFD affirme par ailleurs que les membres du groupe de M.Sahel sont des « usurpateurs » et qu’ils ne représentent que 19 membres sur les 500 de la commission nationale. M.Khyari estime que la majorité des membres du Parlement du parti sont avec lui. Il en donne pour preuve, la présence massive de la réunion du dimanche 18 septembre. Dossier à suivre…


 Le FFD, un parti né avec l’alternance
Thami Khyari a été élu secrétaire national du Front des forces démocratiques en 1997 lors du congrès constitutif. Son premier congrès s’est déroulé à Casablanca en mai 2001 et le deuxième à Marrakech en mai 2005. Lors des élections législatives du 7 septembre 2007, le parti a obtenu neuf sièges à la premiere Chambre et trois à la Chambre des conseillers. Depuis deux ans, le FFD a été fragilisé par le départ de parlementaires et de conseillers vers le PAM (Parti authenticité et modernité) et Thami Khyari a déclaré la guerre à ces députés transfuges du FFD. C’est ainsi que Ismaïl Barhoumi et Mohamed Benatiya, élus au nom du FFD dans les circonscriptions de Marrakech-Gueliz et de Sala Al Jadida, se sont retrouvés condamnés, le 17 juin 2009, à verser chacun une amende de 500.000 DH au parti pour transhumance, en réparation des dommages subis par le FFD. En 2010, un troisième député, Mohamed Laârej, a décidé également de claquer la porte du FFD au profit du PAM.

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