Kawtar Tali – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Thu, 29 Sep 2022 10:45:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.4 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Kawtar Tali – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Hausse du taux directeur à 2% : L’éclairage d’Abdellatif Jouahri https://aujourdhui.ma/economie/hausse-du-taux-directeur-a-2-leclairage-dabdellatif-jouahri https://aujourdhui.ma/economie/hausse-du-taux-directeur-a-2-leclairage-dabdellatif-jouahri#respond Thu, 29 Sep 2022 10:40:30 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=419462

Il vaut mieux payer un prix léger en agissant sur l’inflation à travers le rehaussement du taux directeur de la banque centrale rapidement et efficacement plutôt que d’attendre et de voir se généraliser peut-être plus encore l’inflation et d’être obligé de prendre des mesures encore plus draconiennes. La décision de Bank Al-Maghrib d’élever son taux ...]]>

Il vaut mieux payer un prix léger en agissant sur l’inflation à travers le rehaussement du taux directeur de la banque centrale rapidement et efficacement plutôt que d’attendre et de voir se généraliser peut-être plus encore l’inflation et d’être obligé de prendre des mesures encore plus draconiennes.

La décision de Bank Al-Maghrib d’élever son taux directeur de 50 points à 2% a été l’élément phare du point de presse d’Abdellatif Jouahri, et ce en marge de la tenue mardi du troisième Conseil de Bank Al-Maghrib au titre de l’année 2022. Le wali de la banque centrale a donné un éclairage à cette décision qui intervient après le maintien du taux directeur à 1,5% depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19. Lors de son intervention, M. Jouahri a rassuré que l’impact de cette hausse du taux directeur est limité. Il est estimé à 0,1%, voire 0,2%. Cette décision est en effet motivée par l’accroissement de l’inflation.

Pour Abdellatif Jouahri, il s’agit de l’apport «le plus positif» qu’une banque centrale puisse apporter à la croissance. «Il vaut mieux payer un prix léger en agissant sur l’inflation à travers le rehaussement du taux directeur de la banque centrale rapidement et efficacement plutôt que d’attendre et de voir se généraliser peut-être plus encore l’inflation et d’être obligé de prendre des mesures encore plus draconiennes et qui vont avoir des conséquences autrement plus négatives à la fois sur les particuliers et les entreprises», indique-t-il. Et de rappeler que «parmi les missions des banques centrales figure la lutte contre l’inflation, de la juguler et ramener les prix à un niveau qui soit compatible avec une croissance inclusive et durable à l’heure où le pouvoir d’achat et la croissance sont du ressort du gouvernement». La décision de la banque centrale est également animée par l’effort du gouvernement en vue de soutenir le pouvoir d’achat dans ce contexte difficile. Citons dans ce sens les 10 milliards de dirhams accordés au secteur agricole ou encore les 2 milliards de dirhams pour relancer le secteur du tourisme, sans oublier l’appui aux transporteurs qui devrait atteindre, selon les chiffres avancés par Abdellatif Jouahri, les 5 milliards de dirhams d’ici la fin de l’année.

En citant ces exemples, M.Jouahri explique les convergences que la banque centrale et le gouvernement puissent faire en période d’inflation qui est très haute pour juguler rapidement les pressions inflationnistes et contribuer de facto à ce que la croissance reprenne. «Nous avons mesuré dans le cadre de cette décision que le gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour contribuer à soulager le pouvoir d’achat de la population compte tenu de la conjoncture actuelle», rappelle-t-il.

Rappelons que dans le communiqué diffusé à l’occasion de sa réunion trimestrielle, le Conseil de Bank Al-Maghrib a noté que l’économie continue de pâtir de cet environnement externe défavorable et des répercussions d’une sécheresse particulièrement sévère, avec une nette décélération de la croissance et une forte accélération de l’inflation. «Cette dernière continue d’être alimentée par des pressions d’origine externe, mais les dernières données disponibles montrent une large diffusion vers les prix des produits non échangeables», peut-on lire. Et d’ajouter que «par rapport à ses prévisions de juin, Bank Al-Maghrib table désormais sur un niveau d’inflation nettement plus élevé en 2022, suivi d’un ralentissement moins marqué en 2023».
Se référant à Bank Al-Maghrib, les données relatives aux huit premiers mois de l’année indiquent que l’inflation a poursuivi son accélération pour atteindre 8% en août après 7,7% en juillet, 6,3% en moyenne au deuxième trimestre et 4% au premier.

Elle est tirée essentiellement par le renchérissement des produits alimentaires et des carburants et lubrifiants. En outre, les données disponibles dénotent une diffusion de plus en plus large de la hausse des prix. «En effet, sur les 116 sections de biens et services qui composent le panier de référence de l’indice des prix à la consommation, 60,3% ont connu une augmentation de plus de 2% en août contre 42,2% en janvier», explique la banque centrale à ce propos. Rappelons que les projections de Bank Al-Maghrib tablent sur une accélération de l’inflation à 6,3% sur l’ensemble de l’année, contre 1,4% en 2021, avant de revenir à 2,4% en 2023. Portée par la hausse des prix des produits alimentaires qui y sont inclus, sa composante sous-jacente devrait passer de 1,7 à 6,3% en 2022 et revenir à 2,5% en 2023.

Sortie du Trésor à l’international : Les conditions de plus en plus serrées

Outre le taux directeur, le wali de Bank Al-Maghrib a également été interrogé sur une éventuelle sortie du Trésor à l’international. Rien n’est envisageable pour le moment et ce compte tenu des conditions qui deviennent «de plus en plus difficiles» eu égard à la conjoncture actuelle.
«Le Trésor peut toutefois mobiliser l’ensemble des outils à l’extérieur sous toutes leurs formes, et ce auprès des organisations internationales et des partenaires bilatéraux», précise dans ce sens Abdellatif Jouahri. Et d’ajouter qu’«au niveau du financement du Trésor, il existe au moins deux sources auprès de nous que le Trésor peut utiliser, à savoir la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) et les Droits de tirage spéciaux (DTS)».
Le wali de Bank Al-Maghrib assure dans ce sens que rien ne s’oppose à ce que le Trésor utilise ces deux sources. «Ce n’est pas contraire au statut de BAM ni aux statuts des organisations internationales, notamment le FMI avec qui nous avons négocié la LPL et les DTS», affirme-t-il.
S’agissant de la dépréciation du dirham, Abdellatif Jouahri a indiqué que des mouvements très importants à l’import sont derrière cette tendance, notamment les flux importants à l’import concernant les produits céréaliers, énergétiques et demi-produits. Rappelons que Bank Al-Maghrib a tenu dans ce sens des réunions avec les responsables des salles de marchés des banques pour se pencher sur les raisons de la dépréciation de la monnaie nationale, et ce malgré une explosion des recettes touristiques et des MRE.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/hausse-du-taux-directeur-a-2-leclairage-dabdellatif-jouahri/feed 0
Office des changes: Un premier bilan du e-bouquet Smart https://aujourdhui.ma/economie/office-des-changes-un-premier-bilan-du-e-bouquet-smart https://aujourdhui.ma/economie/office-des-changes-un-premier-bilan-du-e-bouquet-smart#respond Thu, 29 Sep 2022 09:54:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=419418

L’exercice 2021 marque la fin du plan d’action stratégique de l’Office des changes. Un dispositif articulé notamment sur l’innovation et la transformation numérique. Une orientation phare dans laquelle l’institution s’est engagée pour moderniser ses méthodes, simplifier ses procédures, améliorer la qualité de ses services et réduire les délais de réponse aux demandes des usagers. «Résolument ...]]>

L’exercice 2021 marque la fin du plan d’action stratégique de l’Office des changes.

Un dispositif articulé notamment sur l’innovation et la transformation numérique. Une orientation phare dans laquelle l’institution s’est engagée pour moderniser ses méthodes, simplifier ses procédures, améliorer la qualité de ses services et réduire les délais de réponse aux demandes des usagers. «Résolument engagé sur la voie de la transformation numérique, l’Office des changes s’est employé, au cours de l’année 2021, à poursuivre le processus de digitalisation par le perfectionnement et l’enrichissement de ses services en ligne et le déploiement de nouvelles interfaces dans le but de dématérialiser ses différents prestations et services et d’en améliorer la qualité et l’accessibilité», indique Hassan Boulaknadal, directeur de l’Office des changes, dans une note introductive du rapport de gestion 2021 de l’institution. A travers cet engagement, l’Office des changes œuvre à édifier une administration moderne et performante.
Les efforts consentis dans ce sens portent sur l’optimisation du contrôle des opérations de change, le perfectionnement des outils de supervision, l’amélioration de la qualité des publications statistiques, le renforcement des actions de communication et d’amélioration de la relation avec les usagers.

En termes de digitalisation, l’année 2021 marque la première année du lancement de Smart, le bouquet e-services de l’Office des changes. Opérationnel depuis mars 2020, Smart offre une panoplie de services orientés usagers. Citons en premier les demandes d’autorisation. «L’interface demandes d’autorisations permet à toute personne physique ou morale, à titre professionnel ou personnel, de déposer une demande d’autorisation avec la possibilité de suivre à distance l’état d’avancement de son traitement. Le système prévoit, également, un module spécial dédié aux banques en tant qu’intermédiaires agréés, leur permettant de déposer une demande pour leur propre compte ou pour le compte de leur clientèle et de suivre toutes les étapes du traitement de leur dossier», peut-on lire du rapport.

Plus de 10.000 demandes d’autorisations déposées sur Smart
En 2021, l’Office a traité 5.339 autorisations via Smart contre 2.787 en 2020. Il est à noter que 10.772 demandes ont été déposées au titre de l’année 2021 dont 8.371 déposées par des personnes morales et 2.401 par des personnes physiques. Il ressort que 60% des demandes d’autorisations ont été reçues au niveau de Casablanca, contre 9% à Rabat, 7% à Tanger et 5% à Marrakech.
Par nature d’opérations, 60,7% des demandes ont été relatives à des opérations courantes.

Cette part est en repli comparé à 2020 où les opérations courantes couvraient 62,7% des demandes d’autorisation déposées auprès de l’Office des changes. En deuxième position arrivent les opérations en capital. Elles représentent 21,1% des demandes contre 18,8% un an auparavant. Les parts du change manuel et opérations diverses restent inchangées.
Elles tournent autour de 13,1%, soit à un niveau presque identique à celui de 2020 (13,4%). L’Office des changes affirme par ailleurs que 8.707 requêtes ont été traitées. Le taux de traitement se situe dans ce sens autour de 81%. S’agissant du délai moyen de traitement de demandes d’autorisation, il s’est établi à 13 jours en 2021.

51% des déclarations des ex-MRE déposées en ligne
S’agissant des télé déclarations, l’Office des changes indique que 666 opérateurs ont procédé à la déclaration de leurs opérations de change au titre de l’exercice 2021 au niveau de la plateforme de télé déclaration. Ce chiffre est en hausse comparé à 2020 (517 opérateurs) et 2019 (443 opérateurs).
L’Office précise par ailleurs que suite à la mise en place du bureau d’ordre digital, les opérateurs figurant sur le programme de contrôle ont été orientés vers cette plate-forme pour le dépôt des pièces justificatives.

L’Office des changes consacre par ailleurs une plateforme aux Marocains du Monde. Baptisé Smart Déclaration des ex-MRE, ce service s’inscrit conformément aux dispositions de la loi n°63-14. «Suite à leur retour au Maroc, les MRE sont tenus de déclarer à l’Office des changes leurs biens et avoirs détenus à l’étranger, dans un délai ne dépassant pas une année à compter de la date du changement de la résidence fiscale et ce, afin de bénéficier des avantages accordés par ladite loi», souligne l’Office dans son rapport. Et de préciser que 51 % des déclaration ex-MRE en 2021 ont été déposées en ligne.

954 courriers déposés au Bureau d’ordre digital
L’Office des changes déploie également, via Smart, un service digital de dotation touristique supplémentaire (DTS). «Il s’agit d’un service en ligne d’octroi du supplément de la dotation indexé à l’impôt sur le revenu, et ce conformément aux dispositions de l’instruction générale des opérations de change en vigueur», apprend-on.
La finalité étant d’offrir aux usagers la possibilité de demander le justificatif du paiement de l’impôt sur le revenu au titre de l’année précédente pour pouvoir bénéficier du supplément de la dotation touristique. En 2021, 1.733 demandes de DTS ont été déposées via ce canal contre 1.790 en 2020. L’office recense également le dépôt de 954 courriers au Bureau d’ordre digital.
Lancé en septembre 2020, ce service est destiné au dépôt à distance des courriers en échange d’un accusé de réception numérique. Le Bureau d’ordre digital est destiné également à recevoir, entre autres, les lettres, comptes rendus et demandes d’informations.

Repli des demandes d’information et doléances en ligne
S’agissant des demandes d’information et des doléances en ligne, 916 demandes ont été reçues par voie électronique contre 1.121 en 2020. Ce repli est expliqué par les efforts d’information et de communication entrepris par l’Office en vue de faciliter l’accès à l’information.
Dans les détails, l’Office a reçu 699 demandes d’information en ligne contre 228 doléances en 2021. Notons que 39% des demandes d’information reçues portent sur les documents relatifs à une autorisation, contre 28,6% pour la réglementation des changes. Les comptes rendus représentent pour leur part 4,2% des demandes d’informations reçues en ligne par l’Office.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/office-des-changes-un-premier-bilan-du-e-bouquet-smart/feed 0
Banques de projets : La quatrième vague officiellement lancée https://aujourdhui.ma/economie/banques-de-projets-la-quatrieme-vague-officiellement-lancee https://aujourdhui.ma/economie/banques-de-projets-la-quatrieme-vague-officiellement-lancee#respond Wed, 28 Sep 2022 10:00:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=419329

Elle intègre la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire à travers les 96 projets identifiés De nouvelles opportunités d’affaires dans le secteur industriel ont été identifiées mardi 27 septembre à Casablanca. Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, a donné, devant un panel représentatif du tissu économique national, le coup d’envoi de la 4ème vague ...]]>

Elle intègre la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire à travers les 96 projets identifiés

De nouvelles opportunités d’affaires dans le secteur industriel ont été identifiées mardi 27 septembre à Casablanca. Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, a donné, devant un panel représentatif du tissu économique national, le coup d’envoi de la 4ème vague de banques de projets couvrant sept thématiques, en l’occurrence les médicaments, les dispositifs médicaux, les intrants alimentaires, la valorisation industrielle des ressources agricoles, l’emballage, les machines et l’eau. «A travers ces nouvelles opportunités, nous cherchons à capitaliser sur les acquis du Maroc pendant la pandémie et à donner aux grands potentiels dont ont fait preuve les opérateurs industriels l’occasion d’aller plus loin et d’innover encore plus », peut-on relever du ministre de l’industrie et du commerce. Si les 275 fiches de projets précédemment lancées sont venues répondre à un besoin de substitution aux importations, les 96 projets de cette nouvelle vague ont pour finalité de renforcer la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire du Royaume. Des objectifs ambitieux ont été tracés dans ce sens.

On énumère : des investissements prévisionnels de 16 milliards de dirhams, 67.000 emplois directs et indirects et 28 milliards de dirhams supplémentaires de chiffres d’affaires. «Ce ne sont pas des fiches exhaustives mais de nouvelles idées avec des marchés qui sont ouverts», souligne M. Mezzour réitérant ainsi l’engagement de son département à accompagner les entreprises intéressées dans toutes les régions et à tous les niveaux. Pour le ministère de l’industrie, le contexte actuel exige de faire face aux enjeux stratégiques de la souveraineté et de la sécurité alimentaires, et ce en relevant les défis de l’autonomie en produits essentiels, de la compétitivité et de l’innovation. Il est à souligner que la Banque de projets a été lancée en septembre 2020 dans la perspective d’assurer la relance économique dans un contexte sanitaire et économique inédit. Le bilan dressé ressort en dépassement des objectifs fixés. A ce jour, 1.179 projets d’investissement ont été identifiés dans les 12 régions du Royaume, dont 87% à capital marocain. Ces projets représentent 266.392 emplois prévisionnels, un chiffre d’affaires potentiel en local de 68 milliards de dirhams et 73 milliards de dirhams à l’export.

Les leviers d’accompagnement

Différents mécanismes sont identifiés pour accompagner les porteurs de projets au titre de cette nouvelle vague. Citons en premier la Charte de l’investissement actuellement en discussion au niveau du Parlement. «La charte prévoit de donner le meilleur des accompagnements aux projets signés à partir du 1er janvier 2022», assure Ryad Mezzour à ce propos. Le ministre invite donc les opérateurs à être proactifs et à prendre les accompagnements existants en attendant le lancement effectif de la charte. «Dès que la charte sera là vous aurez le choix de prendre le meilleur des deux mondes !», précise-t-il. Parmi les leviers identifiés on retrouve également la commande publique. Le ministre indique que le nouveau décret des marchés publics renforcera la préférence nationale et lui donnera encore plus de poids.

Le département de l’industrie mise également sur les contrats de sourcing qui sont en cours de déploiement avec les centrales d’achats nationales et internationales, les donneurs d’ordre et les locomotives basées au Maroc ou à l’étranger.
A cela s’ajoute également le programme «Relance export» qui sera dévoilé prochainement. Ce dispositif comprend 1.200 couples produits/marchés et des investissements ciblés pour accompagner les opérateurs à l’export. En termes de foncier industriel, 1400 hectares ont été lancés et d’autres sont en cours d’étude dans les différentes régions du Maroc. La finalité étant de développer l’offre foncière. Ryad Mezzour s’engage dans ce sens à défendre incessamment la nouvelle loi portant sur la lutte contre la spéculation. Ce texte juridique permettra, selon le ministre, de faciliter et raccourcir les délais de récupération des terrains non valorisés.
D’autres leviers sont identifiés pour l’accompagnement. Outre la formation, on retrouve l’entrepreneuriat féminin. Des efforts sont consentis à ce niveau pour octroyer 5% de soutiens supplémentaires aux projets dont l’actionnaire majoritaire est une femme. Les Marocains du Monde ne sont pas en reste. Le ministère et partenaires œuvrent de concert pour leur faciliter les démarches pour leur permettre d’investir au niveau national.

Un contrat programme et une quarantaine de conventions d’investissements signés

Le lancement de cette nouvelle banque de projets a été couronné par la signature d’un contrat programme 2022-2027 dans le secteur pharmaceutique.
Cette feuille de route est en effet basée sur deux principes, à savoir la nécessité d’assurer la souveraineté sanitaire du Maroc et la nécessité de couvrir l’ensemble du tissu des entreprises à travers des mesures d’accompagnement transverses portant notamment sur le renforcement de l’environnement technique des entreprises, l’adéquation de la formation au besoin des entreprises, la mise en place de solutions de financement adaptées pour les projets définis par le ministère de la santé et de la protection sociale. Ce contrat-programme a été signé respectivement par Ryad Mezzour, Khalid Ait Taleb, ministre de la santé et de la protection sociale, la CGEM, les Entreprises du médicament au Maroc (LeMM), l’Association marocaine du médicament générique (AMMG) et la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP). Le contrat programme vise ainsi à créer près de 16.000 emplois industriels (directs et indirects) et une valeur ajoutée directe additionnelle d’environ 6 milliards de dirhams.
Ce cadre contractuel tend également à améliorer la balance commerciale de près de 10 milliards de dirhams ainsi que d’augmenter le chiffre d’affaires direct de près de 15 milliards de dirhams. Par ailleurs, quarante protocoles d’accord et conventions industrielles ont été signés avec différents opérateurs industriels opérant dans l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, le papier carton, la plasturgie, la mécanique métallurgique, l’électrique et la chimie et parachimie. Ce rapprochement s’inscrit dans le cadre des projets identifiés par la Banque de projets. Ces conventions portent en effet sur un investissement global de 2,5 milliards de dirhams ainsi que la création de plus de 6.508 emplois directs.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/banques-de-projets-la-quatrieme-vague-officiellement-lancee/feed 0
En baisse de 1% / Marché boursier : 42,45 milliards de dirhams de capitaux levés à fin juillet https://aujourdhui.ma/economie/en-baisse-de-1-marche-boursier-4245-milliards-de-dirhams-de-capitaux-leves-a-fin-juillet https://aujourdhui.ma/economie/en-baisse-de-1-marche-boursier-4245-milliards-de-dirhams-de-capitaux-leves-a-fin-juillet#respond Fri, 02 Sep 2022 13:00:06 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=417033

42,45 milliards DH, telle est la valeur globale des levées de capitaux réalisées au titre des sept premiers mois. Ces levées s’inscrivent relativement en baisse (-1%) comparé à la même période de l’année précédente où elles se situaient autour de 42,93 milliards DH. C’est ce que l’on peut retenir des récents indicateurs mensuels du marché ...]]>

42,45 milliards DH, telle est la valeur globale des levées de capitaux réalisées au titre des sept premiers mois. Ces levées s’inscrivent relativement en baisse (-1%) comparé à la même période de l’année précédente où elles se situaient autour de 42,93 milliards DH.

C’est ce que l’on peut retenir des récents indicateurs mensuels du marché des capitaux réalisés par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) . Dans le détail, les émissions de titres de capital ont basculé de 1,7 milliard DH à fin juillet 2021 pour revenir à 362 millions DH à fin juillet 2022. Elles ont été réalisées entièrement par voie d’appel public à l’épargne. S’agissant des émissions obligataires, elles se sont affermies de 3,6 milliards DH en glissement annuel. Elles atteignent ainsi 14,80 milliards DH à fin juillet contre 11,13 milliards DH une année plus tôt. On note ainsi 5 milliards DH d’émissions par appel public à l’épargne contre 3,54 milliards DH à la même période de l’année précédente. Les 9,8 milliards DH restants ont été sous forme de placements privés, en hausse de 2,3 milliards DH.

En outre, les émissions de titres de créances négociables ont atteint les 27,28 milliards DH contre 30,09 milliards DH une année plus tôt. Ces émissions sont composées à hauteur de 20,75 milliards DH de certificats de dépôts, de 4,37 milliards DH de bons de sociétés de financement et de 2,15 de billets de trésorerie. L’évolution des montants émis au titre des sept premiers mois laisse ainsi apparaître une hausse de 37% des émissions obligataires ainsi qu’un redressement de 5% des émissions de bons de trésor. En revanche, les émissions de bons de sociétés financières se sont contractées de 18% à fin juillet.

On note également une contraction de 9% des émissions de certificats de dépôts et 7,9% des émissions de titres de capital. S’agissant des emprunts de titres, leur encours est revenu à 20,1 milliards DH à fin juillet en baisse de 10%. Si l’on prend le mois de juillet, le volume s’est établi à 32,1 milliards DH en hausse de 6% en glissement mensuel et de 20% en glissement annuel. S’agissant des organismes de placement collectif, l’actif net atteint au 29 juillet les 555,84 milliards DH en baisse de 6,25% comparé aux sept premiers mois de l’année passée. L’actif des actions s’élève dans ce sens à 42,24 milliards DH en repli de 10,41%. Les organismes diversifiés ont vu leur actif atteindre les 64,30 milliards DH en hausse de 1,94%.

Les actifs monétaires ressortent pour leur part stable à 81,05 milliards DH (0,11%). On note également une hausse de 14,89% des actifs des obligations CT. Ces dernières se sont chiffrées à 86,49 milliards DH. Les obligations de moyenne et longue maturité (MLT) ont accusé un repli de 13,75% arrivant ainsi à 280,12 milliards DH. S’agissant des actifs de contractuels, ils sont de l’ordre de 1,64 milliard DH en léger repli comparé à une année auparavant (-0,78%). Il est à noter que l’actif net des Organismes de placements collectifs en capital (OPCC) s’élève à 2,02 milliards DH en hausse de 44,83%.

Pour ce qui est des Organismes de placements immobiliers (OPCI), leur actif net a atteint les 37,5 milliards DH en hausse de 73,67%. Il est à rappeler que la capitalisation boursière s’est inscrite en baisse à fin juillet. Elle s’est en effet rétractée de 3,04% pour se situer autour de 614 milliards DH. Le volume réalisé au mois de juillet s’élève à 1,78 milliard DH en baisse de 64,27% en glissement mensuel.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/en-baisse-de-1-marche-boursier-4245-milliards-de-dirhams-de-capitaux-leves-a-fin-juillet/feed 0
Déficit commercial : Le gouffre continue de se creuser https://aujourdhui.ma/economie/deficit-commercial-le-gouffre-continue-de-se-creuser https://aujourdhui.ma/economie/deficit-commercial-le-gouffre-continue-de-se-creuser#respond Fri, 02 Sep 2022 12:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=417009

Une aggravation de 53,5% relevée à fin juillet Nette aggravation du déficit commercial au titre des sept premiers mois de juillet. Selon les derniers indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’écart s’est creusé de 53,5%, soit 63,69 milliards de dirhams portant. Le déficit est ainsi porté à -183,46 milliards de dirhams contre -119,5 milliards de dirhams ...]]>

Une aggravation de 53,5% relevée à fin juillet

Nette aggravation du déficit commercial au titre des sept premiers mois de juillet. Selon les derniers indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’écart s’est creusé de 53,5%, soit 63,69 milliards de dirhams portant. Le déficit est ainsi porté à -183,46 milliards de dirhams contre -119,5 milliards de dirhams une année auparavant. Ce creusement résulte en effet du gouffre existant entre les importations et les exportations. Les achats du Maroc se sont en effet consolidés de 135,09 milliards de dirhams à fin juillet contre une amélioration de 71,12 milliards de dirhams pour les expéditions. A cet égard, le taux de couverture perd 2,1 points passant en une année de 59,4 à 57,3%. Détails.

Hausse de plus de 135 milliards DH des importations

A fin juillet, les importations marquent une hausse de 45,9%, soit un accroissement de plus de 135 milliards de dirhams. Elles se sont ainsi établies à 429,55 milliards de dirhams contre 294,45 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. «La hausse des importations de biens touche la majorité des groupes de produits», observe dans ce sens l’Office des changes dans sa publication. Ainsi, la facture énergétique a plus que doublé au titre des sept premiers mois de l’année. Elle s’est élevée à 88,114 milliards de dirhams à fin juillet contre 38,77 milliards de dirhams une année auparavant. Une évolution qui résulte de la progression des achats des principaux produits énergétiques, notamment ceux du gas-oils et fuel-oils (+23,73 milliards DH) due à l’élévation des prix qui ont plus que doublé (9.990DH/T contre 4.826DH/T).

En parallèle, les quantités importées augmentent de 9,4%. Par ailleurs, les importations des demi-produits augmentent de 55,6%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac s’élevant à 12,22 milliards de dirhams contre seulement 3,46 milliards de dirhams. Les achats des produits alimentaires ont grimpé de 52,8%, soit une consolidation de l’ordre de 18,79 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. L’office des changes attribue cette évolution à l’accroissement de 99% des achats du blé de 99% dû à l’effet prix en augmentation de 55,3%. Les importations de l’orge ont pour leur part connu une augmentation de 2,7 milliards de dirhams passant ainsi de 400 millions de dirhams en juillet 2021 à 3,170 milliards de dirhams à fin juillet 2022. L’Office des changes observe également une hausse de 80,3% des importations des produits expliquée par la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+8,84 milliards DH).

246,08 milliards de dirhams exportés

Pour ce qui est des exportations, elles ont atteint une valeur de 246,08 milliards de dirhams contre 174,95 milliards de dirhams une année plus tôt marquant ainsi une progression de 40,7%. La totalité des secteurs a affiché une bonne dynamique à l’export au titre des sept premiers mois. On note ainsi une hausse de 81,1% des ventes des phosphates et dérivés pour un montant global de 68,77 milliards de dirhams. «Cette évolution fait suite, principalement, à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+22,79 milliards DH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.823DH/T à fin juillet 2022 contre seulement 3.897 DH/T à fin juillet 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 14,3%», explique l’Office des changes.

Les exportations automobiles se sont appréciées de 31,6% pour atteindre à fin juillet les 59,65 milliards de dirhams , se situant ainsi à leur plus haut niveau la même période au cours des cinq dernières années. Les ventes du secteur agriculture et agroalimentaire ont atteint les 50,016 milliards de dirhams à fin juillet 2022 contre 40,56 milliards de dirhams au titre de la même période de l’année précédente, marquant une augmentation de 23,3%, soit un additionnel de 9,44 milliards de dirhams. «Cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,8% ou +5,52 milliards DH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +3,67 milliards DH)». Par ailleurs, les exportations du textile et cuir s’accroissent de 28,8% ou +5,73 milliards DH au titre des sept premiers mois de l’année 2022. Cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+31,2%), des articles de bonneterie (+23,6%) et des chaussures (+28,1%).

Plus de 36 milliards DH de recettes voyages

A fin juillet, les recettes voyages ont plus que doublé. Elles se sont ainsi établies à 36,66 milliards de dirhams contre 13,13 milliards de dirhams une année auparavant. Se référant à l’Office des changes, ces recettes affichent une hausse de 60,8% par rapport à la même période de l’année 2020 et accusent une baisse de 11,6% par rapport à fin juillet 2019. Les dépenses voyages se sont situées pour leur part à 8,51 milliards de dirhams. Un niveau qui reste en deçà de ceux enregistrés en 2018 (10,54 milliards DH) et en 2019 (11,79 milliards DH). A cet égard, la balance voyage ressort excédentaire à 28,15 milliards de dirhams contre 8,14 milliards de dirhams à fin juillet 2021. S’agissant des transferts des Marocains du monde, ils ont atteint à fin juillet 2022 les 58,23 milliards de dirhams alors qu’ils se situaient autour de 54,19 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente marquant ainsi une hausse de 7,4%.

Hausse de 40,3% des IDE

En termes d’investissements, les recettes IDE se sont consolidées de 40,3% en glissement annuel se situant ainsi autour de 23,78 milliards de dirhams contre 16,95 milliards de dirhams une année plus tôt. Les dépenses ont marqué une rétraction de 14,2% perdant ainsi 1,01 milliard de dirhams de leur valeur comparé à la même période de l’année précédente. De ce fait, le flux net des IDE a augmenté de 80,3% passant de 9,77 milliards de dirhams à fin juillet 2021 à 17,62 milliards de dirhams à fin juillet 2022. De même, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) se sont situés à 10,38 milliards de dirhams, affichant une baisse de 7,6% par rapport à la même période de l’année précédente. De leur côté, les cessions de ces investissements se sont élevées à 7,12 milliards de dirhams en baisse de 23,9%. Ainsi, le flux net des IDME a augmenté de 72,6% gagnant ainsi 1,37 milliard en glissement annuel.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/deficit-commercial-le-gouffre-continue-de-se-creuser/feed 0
Un appui financier de 500.000 dirhams pour renforcer l’innovation des TPME https://aujourdhui.ma/economie/un-appui-financier-de-500-000-dirhams-pour-renforcer-linnovation-des-tpme https://aujourdhui.ma/economie/un-appui-financier-de-500-000-dirhams-pour-renforcer-linnovation-des-tpme#respond Fri, 02 Sep 2022 11:29:33 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=417060

Renforcer la compétitivité des TPME à travers le déploiement d’une offre de services pour la conception et le développement de produits à forte valeur ajoutée industrielle, telle est la principale finalité de la convention de partenariat signée mercredi 31 août entre le ministère de l’industrie et du commerce, l’Agence nationale pour la promotion de la ...]]>

Renforcer la compétitivité des TPME à travers le déploiement d’une offre de services pour la conception et le développement de produits à forte valeur ajoutée industrielle, telle est la principale finalité de la convention de partenariat signée mercredi 31 août entre le ministère de l’industrie et du commerce, l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (Maroc Pme) et MoroccanFondation For Advanced Science, innovation and research (Mascir).
Ce rapprochement tend en effet à accompagner les TPME dans la réalisation de projets à forte valeur ajoutée et ce dans le cadre du programme d’appui aux entreprises conçu par Maroc PME. «A travers cet accord, nous serons en mesure d’accompagner les projets d’innovation industrielle et de R&D pour le développement des produits portés par les TPME marocaines. Les entreprises éligibles à ce programme pourront ainsi bénéficier d’un soutien à l’investissement et avoir un appui du ministère dans leur industrialisation», explique dans ce sens Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce.

Du côté de Mascir, Hicham El Habti, président de la Fondation, composante de l’Université Mohammed VI Polytechnique, indique: «Aujourd’hui, la dynamique entrepreneuriale que connaît notre pays nécessite un accompagnement technique et scientifique rigoureux en vue de stimuler un avantage compétitif conséquent». Et de poursuivre qu’«à Mascir, nous nous réjouissons de ce partenariat avec le ministère de l’industrie et du commerce et Maroc PME. Notre engagement à mettre la recherche appliquée au service de l’industrie pourra donc inclure davantage les TPME, qui constituent un élément majeur du tissu entrepreneurial marocain».

Au terme de cette convention, Maroc PME et Mascir mettront en œuvre ces programmes à travers une offre d’assistance technique et un appui financier plafonné à 500 000 DH par entreprise.
Cette démarche permettra à terme aux entreprises éligibles à ce programme de consolider leur compétitivité et de soutenir leur croissance.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/un-appui-financier-de-500-000-dirhams-pour-renforcer-linnovation-des-tpme/feed 0
Les crédits bancaires s’accélèrent à fin juillet https://aujourdhui.ma/economie/les-credits-bancaires-saccelerent-a-fin-juillet https://aujourdhui.ma/economie/les-credits-bancaires-saccelerent-a-fin-juillet#respond Thu, 01 Sep 2022 10:37:33 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=416907

Portant sur un encours global de plus de 1.011 milliards DH Le crédit bancaire alloué au secteur non financier affiche une accélération au titre du septième mois de l’année. Une progression de 4,6% a été relevée à fin juillet après une hausse de 3,9% observée auparavant portant ainsi l’encours de ces prêts à 881,73 milliards ...]]>

Portant sur un encours global de plus de 1.011 milliards DH

Le crédit bancaire alloué au secteur non financier affiche une accélération au titre du septième mois de l’année. Une progression de 4,6% a été relevée à fin juillet après une hausse de 3,9% observée auparavant portant ainsi l’encours de ces prêts à 881,73 milliards de dirhams en consolidation de 39,13 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce que l’on peut relever des dernières statistiques monétaires de Bank Al Maghrib. A ce niveau, la Banque centrale observe une hausse de 3,6% des prêts alloués aux ménages après 3,3% précédemment. Ces derniers se sont établis à 377,34 milliards de dirhams en amélioration de 13,12 milliards de dirhams. Les crédits alloués aux sociétés non financières privées se sont élevés pour leur part à 435,12 milliards de dirhams en hausse de 7,3%, soit un encours additionnel de 29,73 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. Dans l’ensemble, l’encours global des crédits bancaires s’est affermi au titre des sept premiers mois de l’année de 48,20 milliards de dirhams pour atteindre les 1.011,14 milliards de dirhams à fin juillet. Son rythme de progression affiche ainsi une hausse de 5% en glissement annuel.

Par objet économique, les crédits immobiliers affichent sur ladite période une progression de 2,3% ressortant ainsi de 296,37 milliards de dirhams. En valeur, ces prêts se sont consolidés de 6,59 milliards de dirhams comparé au niveau atteint une année auparavant. L’essentiel de ces prêts est accordé sous forme de crédits à l’habitat. On relève dans ce sens des prêts de l’ordre de 236,48 milliards de dirhams en hausse de 2,6%. Cette progression se traduit par un encours additionnel de près de 6 milliards de dirhams. Les crédits accordés aux promoteurs immobiliers se sont légèrement rétractés revenant ainsi à 54,88 milliards de dirhams, soit 133 millions de dirhams en moins comparé à la même période de l’année précédente. La ventilation par objet économique des crédits bancaires fait ressortir également une progression de 12,2% des facilités de trésorerie après 10,6% auparavant. Ils s’élèvent dans ce sens à 254,72 milliards de dirhams en amélioration de 27,33 milliards de dirhams. Pour ce qui est des crédits à l’équipement, leur baisse a été atténuée de 2,1% après -2,5% auparavant. Les prix contractés dans ce sens se chiffrent à 173,24 milliards de dirhams en baisse de 4,17 milliards de dirhams.

Les crédits à la consommation se sont appréciés de 1,57 milliard de dirhams grimpant ainsi à 57,24 milliards de dirhams. Leur rythme de progression est estimé à +2,8% à fin juillet. S’agissant des créances en souffrance, elles s’établissent à 88,85 milliards de dirhams en hausse de 5,35 milliards de dirhams. Leur taux de progression annuelle est ainsi passé de 4,8% en juin à 6,4% en juillet et leur ratio au crédit a atteint 8,8%. Notons que 69,27 milliards de dirhams de crédits ont été alloués au secteur public à fin juillet en retrait de 5,1%, soit 3,72 milliards de dirhams en moins par rapport à la même période de l’année passée. De cet encours, les administrations locales ont contracté 25,05 milliards de dirhams marquant ainsi une hausse de 3,2%. Les crédits alloués aux sociétés non financières publiques ont atteint quant à eux les 44,21 milliards de dirhams en baisse de 9,2%.

Financement participatif

Près de 22 milliards de dirhams contractés

Au niveau des banques et fenêtres participatives, leur compte de patrimoine laisse apparaître un actif de l’ordre de 25,79 milliards de dirhams en hausse de 28,9% comparé à la même période de l’année précédente. Il s’est ainsi consolidé de 3,1 milliards de dirhams en glissement annuel. Le financement participatif s’élève ainsi à 21,8 milliards de dirhams en amélioration de 26,7%, soit un encours additionnel de 4,58 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année passée. De ce total, le financement participatif à l’immobilier représente un total de 18,11 milliards de dirhams. Cet encours affiche une progression de 23% comparé à la même période de l’année précédente, soit un encours additionnel de 3,33 milliards de dirhams. Le financement participatif à la consommation s’inscrit également sur un trend haussier. Il s’est affermi de 10,4% passant à cet effet à 1,2 milliard de dirhams. Le financement participatif à l’équipement tourne autour d’un encours de 2,24 milliard de dirhams en hausse de 78,6% par rapport aux crédits contractés à la même période de l’année passée. Un pic de 348,2% a été observé au niveau des financements participatifs de trésorerie. Leur encours s’élève à 99 milliards de dirhams.
Pour ce qui est des certificats de sukuk, ils maintiennent leur rythme baissier. Ils se sont contractés de 49,3% à fin juillet revenant ainsi à 121 millions de dirhams. Pour ce qui est des créances sur les institutions des dépôts, elles atteignent 1,88 milliard de dirhams au titre des sept premiers mois de l’année affichant ainsi une hausse de 38,5%. Elles sont constituées de 1,32 milliard de dirhams de dépôts auprès de Bank Al Maghrib (+42,9 %) et de 220 millions de dirhams de dépôts auprès des banques (+82,4%). Les créances sur l’administration centrale se sont chiffrées à 169 millions de dirhams en hausse de 8,3%. S’agissant des actifs immobilisés, ils affichent à fin juillet une baisse de 21,1% revenant ainsi à 553 millions de dirhams dont 167 millions de dirhams d’immobilisation acquise dans le cadre du financement participatif.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/les-credits-bancaires-saccelerent-a-fin-juillet/feed 0
Huiles de table : L’éclairage de Lesieur Cristal https://aujourdhui.ma/economie/huiles-de-table-leclairage-de-lesieur-cristal https://aujourdhui.ma/economie/huiles-de-table-leclairage-de-lesieur-cristal#respond Wed, 31 Aug 2022 12:00:29 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=416818

Hausse des prix et approvisionnement du marché Lesieur Cristal a ouvert lundi son usine d’Ain Harrouda aux médias. Il s’agit en effet de la plus grande unité industrielle du Groupe au niveau national et la plus importante en Afrique notamment en termes de production des huiles de table. La visite de ce site, qui fait ...]]>

Hausse des prix et approvisionnement du marché

Lesieur Cristal a ouvert lundi son usine d’Ain Harrouda aux médias. Il s’agit en effet de la plus grande unité industrielle du Groupe au niveau national et la plus importante en Afrique notamment en termes de production des huiles de table. La visite de ce site, qui fait partie des 7 usines de Lesieur Cristal au Maroc et en Afrique, a été également une occasion de discuter ouvertement avec le management du groupe sur des sujets d’actualité en l’occurrence de la hausse du prix des huiles de table qui a été observée récemment. Brahim Laroui, directeur général de Lesieur, a apporté les éclaircissements nécessaires à ce propos. «Nous sommes globalement sur une matière première qui reste très élevée par rapport à la moyenne des années précédentes sans oublier les autres facteurs qui sont venus aggraver cette conjoncture notamment la parité du dollar qui s’est détériorée et le prix des transports ayant augmenté. Tenant compte d’un approvisionnement 98% dépendant de l’international, ces enjeux ne sont pas faciles à absorber», assure le responsable.

Et d’ajouter : «Nous sommes sur un marché où le pouvoir d’achat est limité. Quand les prix des matières premières augmentent automatiquement la consommation diminue. Ce sont nos investissements qui sont impactés. Nous espérons revenir à la normale le plus vite possible». Il est à rappeler que le Groupe a procédé à une légère baisse de prix du fait de la répercussion de l’enlèvement des droits de douane sur la marchandise provenant de l’Union européenne. Un nouvel ajustement en vue ? M. Laroui indique ne pas avoir de visibilité. «Nous restons impuissants face à cette hausse qui s’impose à nous. Quel que soit le phénomène observé, notre responsabilité est d’assurer la disponibilité sur le marché au meilleur prix possible et d’essayer d’utiliser des mécanismes de couverture financière pour réduire l’impact de la hausse», indique-t-il. Il est à noter que plusieurs facteurs interviennent dans cette hausse de prix. Le premier est d’ordre agronomique. Le climat est en effet l’un des facteurs déterminants.
A cela s’ajoutent les facteurs d’accès et les difficultés engendrées par le conflit en Ukraine ayant impacté fortement la disponibilité du tournesol.

L’exigence des biocarburants par certains pays vient également accentuer cette flambée du fait que les graines végétales qui contribuent à produire cette matière ne sont tout autre que les oléagineux. Ainsi la hausse des cours du pétrole a une incidence directe sur le cours des matières premières en cette denrée. S’agissant de l’approvisionnement, le directeur général de Lesieur Cristal indique que le Maroc est structurellement excédentaire sur l’huile d’olive mais quasi-dépendant du marché extérieur en termes d’huile de table. Et pour cause l’amont agricole n’est pas assez développé en graines oléagineuses (soja, tournesol et colsa).

La production locale ne couvre que 2 voire 3 % du besoin national. Face à cette situation, Lesieur Cristal engage une stratégie d’approvisionnement variée. «Nous ne dépendons pas d’un seul fournisseur ni d’un seul pays. Nous avons des contrats de long terme ce qui nous permet de sécuriser avec une relative sérénité nos besoins physiques sur une assez longue période», explique M. Laroui. Une démarche qui a porté ses fruits notamment durant le déclenchement de la crise sanitaire. Le marché national n’a jamais connu de rupture de stocks des produits de Lesieur Cristal que ce soit en huiles de table ou encore en huiles d’olive, de margarine et de savons. Notons qu’au Maroc, Lesieur Cristal s’appuie sur les performances de ses quatre sites industriels dont le complexe industriel d’Ain Harrouda spécialisé dans le raffinage, l’emballage et le conditionnement des huiles de table et des huiles d’olive, ainsi que la production des savons durs et liquides.
L’outil industriel de Lesieur Cristal permet de traiter plus de 300.000 tonnes par an de graines oléagineuses (Tournesol, Colza et Soja). Ainsi plus de 370.000 T/an d’huiles brutes sont raffinées permettant d’obtenir un produit d’une excellente qualité nutritionnelle et gustative. Pour ce qui est des lignes de savonnerie, le groupe produit plus de 45.000 T/an de savons durs, en pâte, et liquide. La trituration d’olives traite, quant à elle, 15.000 T/an d’olives. Par ailleurs, Lesieur Cristal conditionne une gamme très étendue d’huile de table, d’huile d’olive et de savon, atteignant les 350.000 T/an.

400 millions d’investissement à l’horizon 2023

2022-2023 est par excellence une année d’investissement pour Lesieur Cristal. Le Groupe mobilisera à terme une enveloppe de 400 millions de dirhams. L’engagement étant de consolider la performance de son dispositif industriel et d’assurer une capacité de production qui couvre les différents besoins aussi bien en quantité qu’en qualité.

A cet effet, le Groupe s’apprête à lancer des projets d’envergure. Citons dans ce sens la construction d’une plate-forme de logistique et de distribution de 12.000 emplacements ainsi que la construction d’une nouvelle usine de margarine. Le groupe aspire également investir davantage dans de nouvelles lignes de packaging et une ligne 1 litre haute cadence. Notons que Lesieur vient de lancer une grande usine de production de savon au Sénégal.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/huiles-de-table-leclairage-de-lesieur-cristal/feed 0
Agropole du Loukkos : Les travaux de construction lancés https://aujourdhui.ma/economie/agropole-du-loukkos-les-travaux-de-construction-lances https://aujourdhui.ma/economie/agropole-du-loukkos-les-travaux-de-construction-lances#respond Mon, 29 Aug 2022 09:34:34 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=416582

Un chiffre d’affaires prévisionnel de 4 milliards DH par an et 12.000 emplois à terme La déclinaison régionale de la stratégie agricole «Al Jayl Al Akhdar» avance à grand pas. En témoigne la dynamique observée au niveau de la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima. Pas plus tard que vendredi dernier, Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de ...]]>

Un chiffre d’affaires prévisionnel de 4 milliards DH par an et 12.000 emplois à terme

La déclinaison régionale de la stratégie agricole «Al Jayl Al Akhdar» avance à grand pas. En témoigne la dynamique observée au niveau de la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima. Pas plus tard que vendredi dernier, Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a présidé une réunion de travail dans la province de Larache pour le lancement des travaux de mise en œuvre de l’agropole du Loukkos. Une occasion pour présenter les principaux atouts et potentialités de la région ainsi que les opportunités d’investissements disponibles notamment dans le domaine de valorisation des agro-industries, et ce conformément aux objectifs fixés par le Plan agricole régional de la stratégie «Al Jayl Al Akhdar».
Une séance de travail à laquelle ont pris part également Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, Nizar Baraka, ministre de l’équipement et de l’eau et Mohamed Mhidia, wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

L’opérationnalisation de l’agropole du Loukkos contribuerait à l’amélioration de la valorisation et la transformation des produits agricoles de la région. La tutelle assure que cette plate-forme engendrera une réelle valeur ajoutée pour un développement agricole global et durable. Elle constituera un levier majeur de l’emploi dans la région, à travers la création de plus de 12.000 emplois et la réalisation d’un chiffre d’affaires de près de 4 milliards de dirhams par an.

Des conventions de partenariat de 457 millions de dirhams
D’un coût global de 457 millions de dirhams, le projet de l’agropole du Loukkos se veut une plate-forme agro-industrielle d’une superficie totale de 150 hectares dans la commune territoriale de Zouada relevant de la province de Larache. «Ce projet est réalisé dans le cadre d’une convention de partenariat entre plusieurs partenaires, notamment le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le ministère de l’industrie et du commerce, le ministère de l’équipement et de l’eau, le ministère de l’intérieur, le ministère de l’économie et des finances, le ministère délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, le Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et le Groupe Crédit Agricole du Maroc», précise le département de l’agriculture à ce propos. Dans le détail, l’agropole du Loukkos fait partie d’un programme de 7 agropoles dans 6 régions. Le développement de ces infrastructures constitue en effet un des piliers de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie agricole lancée par le Souverain en février 2020.
L’idée étant d’organiser le secteur de l’agro-industrie dans la région et renforcer la valorisation des produits agricoles. Cette feuille de route vise par ailleurs à promouvoir la compétitivité des entreprises agroalimentaires et offrir un cadre distinct aux acteurs industriels nationaux et internationaux en facilitant l’accès au foncier aménagé et approprié.

80 millions DH pour la mise en place d’un qualipole alimentation
L’agropole du Loukkos est composé de quatre espaces. Citons en premier «l’espace industrie alimentaire», dédié aux activités industrielles, aux industries connexes, au transport, au stockage et aux showrooms. La plate-forme est également dotée d’un pôle technologique composé d’une pépinière d’entrepreneuriat d’instituts de formation et d’un centre d’innovation. Le «pôle Services» comprend pour sa part les installations de services et d’exploitation. Le site connait également l’implantation d’un «qualipole alimentation» d’une superficie de deux hectares.
Cette unité sera réalisée par le ministère de l’agriculture. «Pour un investissement total de 80 millions de dirhams, le qualipole abritera les laboratoires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de Morocco Foodex, du centre régional des jeunes entrepreneurs agricoles (CRJEA) ainsi que des espaces communs», explique la tutelle.
Il est à souligner que le «qualipole alimentation» a pour objectif d’assurer un accompagnement de proximité aux producteurs pour améliorer la qualité de leurs produits et fournir des services d’analyse et de contrôle pour accéder aux marchés dans les meilleures conditions.

«Al Jayl Al Akhdar»

La pérennité du développement agricole, 2ème fondement de la stratégie

Outre la priorité accordée à l’élément humain, la stratégie agricole «Al Jayl Al Akhdar» a également pour fondement la pérennité du développement agricole. L’ambition étant de consolider les acquis du Plan Maroc Vert en faisant un saut qualitatif et technologique. Ceci passe par la mise en place d’actions spécifiques sur les filières agricoles, les chaînes de distribution, la qualité et l’innovation ainsi qu’en termes de préservation des ressources naturelles et de renforcement de la résilience du secteur. Ce fondement vise également la promotion de la compétitivité et la création des richesses contribuant ainsi à renforcer la croissance économique et sociale. La mise en œuvre de ce deuxième fondement passera par quatre axes. Citons en premier la consolidation des filières agricoles. Le but étant de doubler le PIB agricole et les exportations en plus d’atteindre un taux de 70 % de valorisation de la production. Le deuxième axe porte sur l’amélioration et la modernisation des circuits de distribution des produits agricoles notamment les marchés de gros et les souks. A cela s’ajoutent l’amélioration de la qualité et la capacité d’innovation ainsi que l’instauration d’une agriculture plus résiliente et éco-efficiente notamment à travers le doublement de l’efficacité hydrique, la conservation des sole agricoles et l’accompagnement des agriculteurs dans la transition vers des énergies renouvelables.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/agropole-du-loukkos-les-travaux-de-construction-lances/feed 0
Les importations ont explosé en un an https://aujourdhui.ma/economie/les-importations-ont-explose-en-un-an https://aujourdhui.ma/economie/les-importations-ont-explose-en-un-an#respond Wed, 24 Aug 2022 09:30:36 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=416234

365 milliards DH à fin juin, soit une forte hausse de 44% par rapport à juin 2021 Les données disponibles au niveau de l’Office des changes font ressortir au titre des six premiers mois de l’année des importations de l’ordre de 86,59 milliards DH de demi-produits contre 55,8 milliards DH une année auparavant. La balance ...]]>

365 milliards DH à fin juin, soit une forte hausse de 44% par rapport à juin 2021

Les données disponibles au niveau de l’Office des changes font ressortir au titre des six premiers mois de l’année des importations de l’ordre de 86,59 milliards DH de demi-produits contre 55,8 milliards DH une année auparavant.

La balance commerciale continue de pencher en faveur des importations. Au premier semestre de l’année, 32,43 millions de tonnes de produits ont été acquises pour une valeur de 365,56 milliards de l’année. Ces achats s’inscrivent en hausse de 44,2 % en valeur comparé à la même période de l’année précédente. Une progression qui concerne la quasi-totalité des groupes de produits. Les données disponibles au niveau de l’Office des changes font ressortir au titre des six premiers mois de l’année des importations de l’ordre de 86,59 milliards DH de demi-produits contre 55,8 milliards DH une année auparavant. En volume, ces achats ressortent à fin juin 2022 à 6,04 millions de tonnes contre 6,11 millions de tonnes acquises une année plus tôt. Sur ce segment, 11,38 milliards DH de matières plastiques ont été importés au titre des six premiers mois de l’année contre 7,99 milliards DH écoulés une année auparavant. Les importations en ammoniac sont passées en une année de 2,85 milliards DH contre 10,47 milliards DH à fin juin. Elles se sont également redressées en volume se situant ainsi autour de 936.241 tonnes contre 877.388 tonnes à fin juin 2021. Les achats en produits chimiques ont atteint une valeur de 9,46 milliards DH en consolidation de près de 3,9 milliards DH comparé au montant de l’année précédente. Le volume y afférent est resté par ailleurs stable comparé à l’année précédente se situant ainsi autour de 1,47 million tonnes. Le Maroc a également importé 4,91 milliards DH de papiers et cartons et ouvrage divers, 4,16 milliards DH de fils, barres et profilés en cuivre, 2,88 milliards DH de produits laminés plats, en fer ou en aciers non alliés et 2,5 milliards DH d’aluminium brut, déchets et poudres aluminium.

Une facture énergétique de près de 71,5 milliards de dirhams

S’agissant de la facture énergétique elle a plus que doublé aux six premiers mois de l’année. Une évolution qui fait suite à la hausse des approvisionnements des principaux produits énergétiques. Dans l’ensemble, les importations en énergie et lubrifiants ont atteint les 71,48 milliards DH contre 31,82 milliards DH une année plus tôt en hausse de 39,67 milliards DH. Ceci correspond à des approvisionnements de 12,53 millions de tonnes. Ces importations sont constituées à hauteur de 34,45 milliards DH de gas-oils et fuel-oils (3,58 millions de tonnes) en consolidation de 19,13 milliards DH. Une hausse qui résulte de l’élévation des prix. Ces derniers ont plus que doublé au premier semestre de l’année passant ainsi de 4.719 dirhams la tonne contre 9.614 dirhams la tonne à fin juin 2022. La valeur des importations de gaz de pétrole et autres hydrocarbures a atteint aux six premiers mois de l’année les 13,5 milliards DH alors qu’elle s’est située autour de 7,9 milliards DH une année auparavant. Leur volume a par ailleurs légèrement reculé revenant à 1,58 million de tonnes contre 1,86 million de tonnes une année plus tôt.

Plus de 3 millions de tonnes de blé importées

Les importations des produits alimentaires ont atteint pour leur part un volume de 7,73 millions de tonnes pour un montant de l’ordre de 46,05 milliards DH. Ce montant ressort en consolidation de 13,94 milliards DH en hausse de 43,4 %. En commentant cette évolution, l’Office des changes évoque la hausse des achats du blé. La progression observée dans ce sens est de 55,1 % due principalement à l’effet prix qui s’est accru de 52,5 %. Les importations de blé se sont établies à 3,15 millions de tonnes pour une valeur de 13,36 milliards DH en appréciation de 4,75 milliards DH comparé au premier semestre 2021. Les importations de l’orge ont également connu une augmentation importante aussi bien en valeur qu’en volume. Elles ressortent ainsi 3,17 milliards DH contre 341 millions DH à fin juin 2021, soit un accroissement de 2,82 milliards DH en glissement annuel. En poids, ces achats ont atteint les 811.097 tonnes au premier semestre contre 340.531 tonnes à la même période de l’année passée. On relève également des achats de l’ordre de 4,07 milliards DH de maïs contre 3,69 milliards DH précédemment. L’approvisionnement en sucre brut ou raffiné s’est élevé à 3,83 milliards DH pour un volume de 774.696 tonnes au titre des six premiers mois de l’année.

Les achats en voiture  de tourisme frôlent les 9 milliards DH

Par ailleurs, la valeur globale des importations en produits finis de consommation ressort à 66,39 milliards DH en appréciation de 9,9 %. Ces achats correspondent à un flux de 897.256 tonnes contre 943.453 tonnes une année auparavant. 11,78 milliards DH de ces achats concernent les parties et pièces pour voitures et véhicules de tourisme alors qu’ils se situaient autour de 9,33 milliards DH. Le Maroc a par ailleurs acquis 70.556 voitures de tourisme pour un montant de 8,92 milliards DH. Cet approvisionnement s’inscrit en baisse aussi bien en poids qu’en montant par rapport aux six premiers mois 2021. On note dans ce sens 7.845 unités en mois comparé à l’année précédente. En valeur ce repli est estimé à -428,82 millions DH.
Les achats en tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles ont atteint les 6,2 milliards DH contre 4,44 milliards DH pour les médicaments et autres produits pharmaceutiques, 3,77 milliards DH d’ouvrages divers en matières plastiques et 3,03 milliards DH d’étoffes de bonneterie.
Il est à noter que les importations des produits finis d’équipement industriel se sont élevées à 69,84 milliards DH pour un volume de 506.835 tonnes. Celles des produits bruts d’origine minérale se sont chiffrées à 13,62 milliards DH, soit des achats de l’ordre de 3,76 millions de tonnes.
Le Maroc s’est par ailleurs approvisionné de 933.291 tonnes de produits bruts d’origine animale et végétale pour une valeur globale de 10,57 milliards de dirhams.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/les-importations-ont-explose-en-un-an/feed 0