Kawtar Tali – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Mon, 27 Sep 2021 10:02:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.1 Made in Morocco : Imperium sonde l’avis des Marocains https://aujourdhui.ma/economie/made-in-morocco-imperium-sonde-lavis-des-marocains https://aujourdhui.ma/economie/made-in-morocco-imperium-sonde-lavis-des-marocains#respond Mon, 27 Sep 2021 12:20:33 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387640

Une étude a été menée pour connaître les préférences des consommateurs lors de l’acte d’achat Principale orientation dans ce contexte de crise, la préférence nationale est désormais un impératif de relance et ce dans tous les secteurs. Consommer local est de nos jours une priorité nationale. D’ailleurs tous les efforts convergent à promouvoir le «made ...]]>

Une étude a été menée pour connaître les préférences des consommateurs lors de l’acte d’achat

Principale orientation dans ce contexte de crise, la préférence nationale est désormais un impératif de relance et ce dans tous les secteurs. Consommer local est de nos jours une priorité nationale. D’ailleurs tous les efforts convergent à promouvoir le «made in Morocco» et d’en faire un levier de performance économique. Face à cette dynamique, Imperium, acteur de traitement de Data, a interrogé les Marocains sur leur perception du «made in Morocco» ainsi que sur le degré de confiance vis-àvis de ce label. «Cette étude prend toute son importance dans le contexte actuel de sortie de crise sanitaire, de formation d’un nouveau gouvernement et de relance économique», apprend-on de l’équipe Imperium. Dans son ensemble, cette étude interroge les facteurs de préférence des Marocains lors de leur acte d’achat et d’implication dans la relance de l’économie en cette période de crise. Il est à retenir que cette étude a démontré le rôle que joue le «made in Morocco» en tant que vrai catalyseur qui peut assurer une dynamique majeure pour la relance de l’économie nationale au niveau du marché domestique. Ceci passe par la construction d’une image de marque et d’une crédibilité à l’égard du consommateur.

L’étude a également démontré que les Marocains sont prêts par leurs habitudes et attachement à leur pays à consommer marocain et à encourager leur pays. Ainsi, le consommateur national est prédisposé à consommer «local» à condition que la marque arrive à appréhender l’équation basée sur les paramètres du prix, la qualité de la confiance. Autant d’éléments qui aboutissent à la construction d’un environnement convivial de consommation. Retour sur les principaux résultats de l’étude.

Le «Nation branding» marque les esprits

Le «Nation branding» est devenu ancré dans les habitudes d’achat des Marocains. Plus d’une personne sur deux parmi les participants à l’étude d’Imperium déclarent faire attention au label «Made in». 39% des répondants déclarent «implicitement» que cet acte fait partie de leurs habitudes d’achat. En établissant un classement des préférence pays, le Maroc arrive en troisième position ex aequo avec les États-Unis. Les deux pays décrochent dans ce sens un score de 31% au moment où la France arrive en tête du podium (51%) et l’Allemagne (38%).

Le Made in Morocco gagne en confiance

Pour ce qui est du «made in Morocco», les avis sondés par Imperium font état d’un fort degré de confiance vis-à-vis de ce label. Ceci a été manifesté par 72% de la population sondée, dont 28% se disent très confiants, notamment la classe moyenne âgée de 35 ans et plus. «La baisse de confiance est à corréler avec la tranche d’âge des jeunes, l’enquête ayant démontré que les 44% des sondés qui sont peu confiants sont précisément les Marocains de moins de 24 ans», apprendon d’Imperium. Et de préciser que «son enquête démontre avec force que le concept de label local constitue un levier très important à construire et à inculquer dans le «mindset» de cette cible à travers les médias et la communication». En termes de perception, il ressort que 5 Marocains sur 10 de la population interrogée font attention au label «made in Morocco» lors de leurs achats des produits habituels. Notons que 2 à 3 Marocains sur 10 le font plus à beaucoup plus (12%). Un intérêt beaucoup plus déterminant chez les femmes. Il est également utile de souligner que 76% des personnes interrogées adhèrent au fait que «consommer marocain» aidera à la relance de l’économie nationale. Se référant à Imperium, cette population est composée «surtout» des classes DE et E et appartenant à la tranche d’âge 25-44 ans.

De l’optimisme dans l’air

A noter que l’étude d’Imperium réalisé du 25 février au 6 mars 2021 s’est également intéressée aux tendances de l’indice de confiance avant et durant la campagne de vaccination. Il ressort que la campagne de vaccination a eu un impact très positif auprès des personnes interrogées. «Si le sentiment que la situation économique se portera mieux qu’avant concerne 54% des sondés, juste avant la campagne de vaccination, l’indice de confiance a grimpé de 6 points, de 54% à 60% après les 5 mois de l’opération de vaccination».

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Les dépôts bancaires des ménages ont atteint les 772,3 milliards DH https://aujourdhui.ma/economie/les-depots-bancaires-des-menages-ont-atteint-les-7723-milliards-dh https://aujourdhui.ma/economie/les-depots-bancaires-des-menages-ont-atteint-les-7723-milliards-dh#respond Fri, 03 Sep 2021 10:00:25 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385734

Bank Al-Maghrib relève une progression de 4 ,6% à fin juillet Les dépôts bancaires affichent une trajectoire ascendante à fin juillet. Une progression de 7,2 % a été relevée aux sept premiers mois de l’année pour atteindre une collecte de l’ordre 1.034,3 milliards de dirhams. Les dépôts des ménages se sont accrus en cette période ...]]>

Bank Al-Maghrib relève une progression de 4 ,6% à fin juillet

Les dépôts bancaires affichent une trajectoire ascendante à fin juillet. Une progression de 7,2 % a été relevée aux sept premiers mois de l’année pour atteindre une collecte de l’ordre 1.034,3 milliards de dirhams. Les dépôts des ménages se sont accrus en cette période s’améliorant de 4,6% comparé à la même période de l’année passée. Leurs dépôts se sont élevés à 772,3 milliards de dirhams dont 188 milliards de dirhams détenus par les Marocains du monde. Les dépôts des entreprises privées se sont consolidés pour leur part de 10,9% atteignant les 155,5 milliards de dirhams à fin juillet. Cette évolution des dépôts bancaires a été tracée dans le tableau de bord «crédits -dépôts bancaires» de Bank Al-Maghrib. La publication fait également relever une évolution distincte des taux de rémunération des dépôts à terme.

Ces derniers se sont améliorés de 6 points de base à 2,41% pour ceux à 6 mois et une baisse de 11 points à 2,58% pour ceux à 12 mois. S’agissant des comptes d’épargne, leur taux minimum de rémunération a été fixé à 1,03% pour le deuxième semestre 2021. On relève dans ce sens un repli de 24 points de base par rapport à la même période de l’année précédente. Pour ce qui est des crédits, les prêts alloués aux ménages marquent à fin juillet une progression de 5,6%. Une évolution qui, selon Bank Al Maghrib, traduit essentiellement une augmentation de 6,7% des prêts à l’habitat. Leur encours a atteint au titre de ladite période les 231 milliards de dirhams dont 14,3 milliards de dirhams de financement participatif en amélioration de 54,3%. Bank Al-Maghrib rappelle dans son tableau de bord l’assouplissement des critères d’octroi de crédit appliqué par les banques au deuxième trimestre de l’année. Cet assouplissement concerne aussi bien les prêts à l’habitat ainsi que pour ceux à la consommation. La banque centrale observe également en cette période une augmentation de la demande pour les prêts à la consommation au moment où celle de l’habitat a affiché une stagnation. En ce qui concerne les taux appliqués aux nouveaux crédits aux ménages, ils se sont inscrits en baisse de 7 points de base au deuxième trimestre de l’année revenant ainsi à 4,26% pour les crédits à l’habitat.

Les taux appliqués pour les crédits à la consommation se sont affermis de 14 points de base grimpant ainsi à 6,64% au deuxième trimestre de l’année. Pour rappel les crédits bancaires ont affiché une croissance de 1,6% totalisant ainsi un encours de 961,3 milliards de dirhams à fin juillet. Cette période a été marquée par une progression de 2,6% des crédits alloués aux sociétés non financières privées. Une progression qui recouvre une hausse de 8,3% des facilités de trésorerie au moment où les prêts immobiliers et ceux à l’équipement ont affiché des replis respectifs de 7,1 et de 2,6% comparé à la même période de l’année précédente. Il est à préciser que les conditions d’octroi de crédit au titre du deuxième trimestre 2020 ont été assouplies. Ce constat a été relevé par l’enquête trimestrielle de Bank Al- Maghrib. Cette enquête démontre que les banques auraient assoupli les critères d’octroi des crédits de trésorerie tandis qu’ils auraient été inchangé pour les prêts à l’équipement et durcis pour ceux à la promotion immobilière.

En parallèle, les taux appliqués aux nouveaux crédits poursuivent leur baisse d’un trimestre à l’autre. Ils se sont repliés de 19 points de base pour se situer autour de 4,06%. Par taille d’entreprise, on observe un repli de 18 points de base pour les grandes entreprises (3,7%) et de 6 points de base pour les très petites et moyennes entreprises (4,83%).

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Amélioration de 10,5% des IDE à fin juillet https://aujourdhui.ma/economie/amelioration-de-105-des-ide-a-fin-juillet https://aujourdhui.ma/economie/amelioration-de-105-des-ide-a-fin-juillet#respond Thu, 02 Sep 2021 11:00:04 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385631

Ils se sont consolidés de 1,6 milliard de dirhams La courbe des investissements directs étrangers au Maroc se redresse. Les recettes y afférentes marquent un rebond de 10,5 %. Elles se sont établies à 17,3 milliards de dirhams contre 15,6 milliards de dirhams une année auparavant, soit un additionnel de 1,6 milliard de dirhams en ...]]>

Ils se sont consolidés de 1,6 milliard de dirhams

La courbe des investissements directs étrangers au Maroc se redresse. Les recettes y afférentes marquent un rebond de 10,5 %. Elles se sont établies à 17,3 milliards de dirhams contre 15,6 milliards de dirhams une année auparavant, soit un additionnel de 1,6 milliard de dirhams en glissement annuel. Les dépenses quant à elles ressortent à 6,62 milliards de dirhams en amélioration de 761 millions de dirhams par rapport au niveau atteint à la même période de l’année passée. A cet effet, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) grimpe de 9% pour s’établir à 10,67 milliards de dirhams contre 9,79 milliards de dirhams enregistrés à fin juillet 2020. Cette tendance positive des IDE a été relevée par l’Office des changes dans ses derniers indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Pour leur part, les investissements directs marocains à l’étranger se sont situés à leur plus haut niveau durant la même période au titre des cinq dernières années. Ils ont ainsi affiché une hausse de 6,19 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. Un accroissement qui reste légèrement inférieur à celui réalisé par les cessions de ces investissements, soit un additionnel de 7,02 milliards de dirhams.

A cet effet, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger marque une baisse de 30,4% perdant ainsi 832 millions de dirhams en glissement annuel. En ce qui concerne le commerce extérieur de marchandises, les sept premiers mois de l’année sont marqués par une hausse de 17,9% du déficit commercial lequel s’est établi à 117,38 milliards de dirhams, soit un creusement de l’ordre de 17,8 milliards de dirhams en glissement annuel. Le taux de couverture marque pour sa part une amélioration de 1,1 point passant en une année de 58,7 à 59,8%. Il est à noter que les ventes du Maroc à l’export maintiennent leur trend haussier se situant autour de 174,38 milliards de dirhams, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années. Les exportations s’inscrivent ainsi en hausse de 23,2%, soit un additionnel de 32,83 milliards de dirhams. «Cet accroissement concerne les exportations de la majorité des secteurs, essentiellement le secteur de l’automobile, celui des phosphates et dérivés et celui du textile et cuir», relève-t-on de la publication de l’Office des changes. Et de préciser que «les ventes du secteur automobile ont atteint à fin juillet les 46,49 milliards de dirhams en progression de 38 %.

Elles dépassent ainsi les ventes réalisées durant la même période des quatre dernières années». L’Office des changes note également un accroissement de 30,3% des exportations des phosphates et dérivés, de 23,7% de celles du textile et cuir et de 5,8% de celles du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Les importations se sont pour leur part consolidées de 50,64 milliards de dirhams atteignant ainsi un cumul de 291,76 milliards de dirhams à fin juillet. (+21%). S’agissant des échanges de services, les voyages affichent un solde excédentaire en baisse de 51,9%, soit 8,66 milliards de dirhams en moins. Cette évolution est attribuable, principalement, au recul des recettes voyages de -9,76 milliards de dirhams (-42,8 %), se situant à 13,04 milliards de dirhams à fin juillet 2021 contre 22,80 milliards de dirhams une année auparavant.

En parallèle, les dépenses voyages ont baissé de 18%, soit 1,09 milliard DH en moins. En parallèle, les transferts de fonds effectués par les Marocains Résidents à l’Étranger marquent une hausse de 45,6%, soit un additionnel de 16,92 milliards de dirhams atteignant à fin juillet les 54,02 milliards de dirhams.

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Des prévisions économiques optimistes pour les 3 ans à venir https://aujourdhui.ma/economie/des-previsions-economiques-optimistes-pour-les-3-ans-a-venir https://aujourdhui.ma/economie/des-previsions-economiques-optimistes-pour-les-3-ans-a-venir#respond Thu, 02 Sep 2021 09:01:35 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385622

La croissance passera de 3,2% en 2022 à 4% en 2024 La croissance économique pour le cap 2022-2024 sera comprise entre 3,2 et 4%. Ainsi, le PIB national devrait atteindre une croissance de 3,2% en 2022 pour culminer à 3,8% en 2023. En 2024, la croissance économique devrait se situer au tour de 4%. Ces ...]]>

La croissance passera de 3,2% en 2022 à 4% en 2024

La croissance économique pour le cap 2022-2024 sera comprise entre 3,2 et 4%. Ainsi, le PIB national devrait atteindre une croissance de 3,2% en 2022 pour culminer à 3,8% en 2023. En 2024, la croissance économique devrait se situer au tour de 4%. Ces indicateurs triennaux ont été rappelés dans le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal publié dans le cadre du projet de loi de Finances pour l’année budgétaire 2022. Pour les 3 années à venir, la valeur ajoutée agricole devrait afficher un redressement constant notamment pour le cap 2023-2024. Les prévisions portent ainsi sur une hausse de 4,8% attendue pour 2023 et 2024 contre une baisse de 1% prévue en 2022. La valeur ajourée non agricole connaîtra pour sa part des variations positives distinctes. Une hausse de 4,1% est anticipée pour 2022 pour revenir à 3,5% en 2023 et 3,8% en 2024. Il est à noter que tous les départements ministériels ont été invités le 17 mars 2021 par une circulaire du chef de gouvernement à présenter leurs projets de programmation pluriannuelle. Des propositions qui ont été examinées et mises à l’étude au cours de la période allant du 15 avril au 10 mai 2021.

«Les prévisions triennales des dépenses issues de la programmation budgétaire triennale figurent au niveau des projets de performance établis par les départements ministériels afin d’assurer la cohérence avec les objectifs de performance et limiter ainsi la multiplication des documents budgétaires», peut-on lire dudit rapport. La programmation budgétaire triennale 2022-2024 intervient dans un contexte incertain du fait de l’apparition de nouveaux variants Covid et de l’impact de cette pandémie sur les économies. La configuration des finances publiques adoptées pour ce cap répond aux orientations en matière d’optimisation des dépenses et la préservation des équilibres macroéconomiques. Il s’agit en effet de poursuivre la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’administration notamment celles liées aux redevances d’eau, d’électricité et de télécommunications ainsi qu’aux frais de déplacement et de missions aussi bien internes qu’externes. La rationalisation concerne également les frais liés aux hôtelleries, aux réceptions et à l’organisation des cérémonies, des formations et des séminaires.

La deuxième orientation est relative à l’abstention de la programmation des crédits d’investissement liés à la construction ou à l’aménagement des locaux administratifs. L’abstention de l’achat de véhicules est également de mise. Les orientations émises pour la période 2022-2024 sont également centrées autour du financement des nouveaux projets disposant d’une régularisation préalable de la situation réglementaire du foncier dans le cadre du respect des dispositions constitutionnelles et réglementaires en vigueur et pour lesquelles les études techniques et financières nécessaires ont été réalisées. Ceci à travers le « Fonds Mohammed VI pour l’investissement » dans le cadre de partenariats avec le secteur privé. Rappelons que le cadrage macroéconomique a pour finalité d’accroître la visibilité des choix stratégiques et d’améliorer la cohérence entre les stratégies sectorielles tout en préservant l’équilibre financier de l’État. C’est dans cette optique que la programmation budgétaire triennale a été institutionnalisée dès 2019 par la loi organique relative à la loi de Finances n°130-13.

Ce dispositif concerne aussi bien les budgets des ministères que les établissements et entreprises publics soumis à leur tutelle et bénéficiant de ressources affectées ou de subventions de l’État. La finalité étant d’accroître l’efficacité de l’allocation des ressources budgétaires à travers le renforcement des liens stratégiques sectoriels et le budget annuel ainsi que de permettre aux gestionnaires une meilleure visibilité en mettant à leur disposition un outil de suivi de la performance des politiques publiques à moyen terme.

Le scénario 2022

La modération de la croissance économique attendue en 2022 traduirait l’effet de correction après le rebond de l’ensemble des activités en 2021. C’est ce que l’on peut relever dudit rapport. En effet, les projections économiques de 2021 portent sur une croissance oscillante entre 5,5 et 5,8%. Cette dernière devrait revenir à 3,2 % en 2022. A cet effet, les activités primaires devraient stagner considérant l’hypothèse retenue en matière de campagne agricole. «Tenant compte de la campagne agricole de 70 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole devrait légèrement baisser de -0,4 % à cause de l’effet de correction par rapport à l’effet de la bonne année agricole en 2021», relève-t-on à ce propos.
Les activités secondaires quant à elles devraient connaître une légère correction passant de 3,6% en 2022 après 4% en 2021. Se référant aux projections émises au titre de l’exercice 2022, l’impact de la reprise de l’économie mondiale devrait encore se faire sentir sur la demande étrangère adressée au Maroc. Une augmentation de 6,7% est attendue dans ce sens après 7,7% attendue pour 2021. Une évolution qui devrait se traduire par une croissance de 11,2% des exportations après une hausse de 12,6% anticipée pour l’exercice 2021. Les importations devraient pour leur part marquer une progression de 10,9% en 2022 contre 11,9% en 2021. La demande de consommation finale devrait contribuer à hauteur de 2,8 points de pourcentage recouvrant la contribution des ménages de 2 points de pourcentage et de celle des administrations publiques à hauteur de 0,8 point de pourcentage.
La formation brute de capital fixe devrait contribuer pour sa part à hauteur de 1,3 point de pourcentage.

Projet de loi de Finances : Les quatre priorités

Le nouveau cadre budgétaire de l’exercice 2022 tient compte en effet de quatre principaux axes prioritaires. Il est ainsi question de consolider les bases de relance de l’économie nationale. Les autres orientations portent sur le renforcement des mécanismes d’inclusion et d’avancement dans la généralisation de la protection sociale, le renforcement du capital humain ainsi que sur la réforme du secteur public et le renforcement des mécanismes de gouvernance. Le projet de loi de Finances 2022 viendra ainsi confirmer la poursuite des grands chantiers durables du Royaume. Citons dans ce sens les chantiers liés à l’investissement dans les infrastructures et la logistique, la concrétisation de la régionalisation avancée et la déconcentration administrative, la réforme de la justice et le soutien de l’indépendance du pouvoir judiciaire ainsi que la poursuite de la lutte contre la corruption dans le sens du renforcement de l’éthique et de la transparence.

 

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Crédit à l’habitat : Un encours de 230,5 milliards de dirhams à fin juillet https://aujourdhui.ma/economie/credit-a-lhabitat-un-encours-de-2305-milliards-de-dirhams-a-fin-juillet https://aujourdhui.ma/economie/credit-a-lhabitat-un-encours-de-2305-milliards-de-dirhams-a-fin-juillet#respond Wed, 01 Sep 2021 14:30:54 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385548

14,25 milliards DH de ces prêts sont alloués sous forme de financement participatif Le rythme d’évolution des crédits immobiliers maintient sa croissance. Une progression de 3,6% des crédits alloués au secteur a été relevée à fin juillet dévoilant ainsi un encours global de 288,27 milliards de dirhams. Il s’est ainsi consolidé de 9,91 milliards de ...]]>

14,25 milliards DH de ces prêts sont alloués sous forme de financement participatif

Le rythme d’évolution des crédits immobiliers maintient sa croissance. Une progression de 3,6% des crédits alloués au secteur a été relevée à fin juillet dévoilant ainsi un encours global de 288,27 milliards de dirhams. Il s’est ainsi consolidé de 9,91 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce que l’on peut relever de la dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al Maghrib. De cet encours, les crédits à l’habitat se sont chiffrés sur ladite période à 230,58 milliards de dirhams en hausse de 6,7% dont 14,25 milliards de dirhams alloués sous forme de financement participatif (+54,3%). Les crédits aux promoteurs immobiliers affichent pour leur part une tendance baissière. Leur encours s’est ainsi établi à 53,5 milliards de dirhams en repli de 10,9%, soit 6,56 milliards de dirhams en moins par rapport à la même période de l’année passée. En dressant un panorama global de l’évolution des financements bancaires au septième mois de l’année, Bank Al Maghrib relève dans sa publication mensuelle un accroissement de 3% des crédits alloués au secteur non financier après une ventilation positive de 4,1%. Cette évolution reflète, selon Bank Al Maghrib, des hausses des prêts aux ménages de 5,6% après 5,8% et ceux des sociétés privées de 2,6% après 4,2%. «Par objet économique, l’évolution du crédit au secteur non financier recouvre des hausses de 8,6% après 9,7% des facilités de trésorerie, de 3,6% après 4,4% des crédits immobiliers et de 1,1% contre 1,6% de ceux à la consommation ainsi qu’une baisse des prêts à l’équipement de 4,1% contre 2,8%», relève- t-on de Bank Al Maghrib.

Globalement, l’encours des crédits bancaires a atteint à fin juillet les 961,34 milliards de dirhams en progression de 1,6% après une baisse de 2,5% observée un mois auparavant. Compte tenu de cette évolution, les crédits bancaires se seraient consolidés de 15,22 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. L’analyse de ces crédits par objet économique fait ressortir par ailleurs une baisse des crédits à l’équipement. Ces derniers ont perdu 7,66 milliards de dirhams de leur encours en glissement annuel. Ils sont ainsi revenus à 177,3 milliards de dirhams. Pour leur part, les crédits à la consommation se sont légèrement améliorés gagnant sur l’année un additionnel de 609 millions de dirhams portant ainsi leur encours à 55,67 milliards de dirhams. S’agissant des créances en souffrance, leur rythme de progression annuelle a décéléré de 9,2% en juin à 8,2% en juillet 2021. Elles ont atteint à fin juillet les 83,50 milliards de dirhams. Les autres créances diverses sur la clientèle ont poursuivi leur repli pour se situer autour de 129,20 milliards de dirhams poursuivant soit une baisse de 7,7% comparé à la même période de l’année précédente. Par secteur institutionnel, l’encours des crédits alloués au secteur non financier a atteint au septième mois de l’année les 841 milliards de dirhams en amélioration de 24,71 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année passée.

Le secteur public en détient 71,39 milliards de dirhams, un encours en baisse de 6,9% en glissement annuel. Les administrations locales se sont vu octroyées 24,27 milliards de cet encours (+6,4%) au moment où l’encours contracté par les sociétés non financières publiques a atteint les 47,12 milliards de dirhams (-12,5%). Pour ce qui est du secteur privé, son encours a atteint les 769,6 milliards de dirhams à fin juillet, soit une progression de 4,1% comparé à la même période de l’année précédente. 405,38 milliards de dirhams de cet encours ont été alloués aux sociétés non financières privées (2,6%). Les crédits alloués aux ménages se sont consolidés de 5,7% en glissement annuel pour atteindre aux sept premiers mois de l’année les 364,21 milliards de dirhams.

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180 millions de dirhams pour l’assemblage d’aérostructures du PC-12 https://aujourdhui.ma/economie/180-millions-de-dirhams-pour-lassemblage-daerostructures-du-pc-12 https://aujourdhui.ma/economie/180-millions-de-dirhams-pour-lassemblage-daerostructures-du-pc-12#respond Wed, 01 Sep 2021 11:20:16 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385539

Fruit d’un partenariat entre Pilatus et Sabca Le montage complet des aérostructures de l’aéronef PC-12 se fera à Casablanca. C’est ce qu’a été décidé en marge du contrat conclu lundi 30 août entre Pilatus et Sabca en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique. Un rapprochement qui ...]]>

Fruit d’un partenariat entre Pilatus et Sabca

Le montage complet des aérostructures de l’aéronef PC-12 se fera à Casablanca. C’est ce qu’a été décidé en marge du contrat conclu lundi 30 août entre Pilatus et Sabca en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique. Un rapprochement qui vient enrichir l’écosystème aérospatial marocain. «Nous sommes fiers de ce nouveau partenariat de long terme entre Pilatus et Sabca Maroc. Cet accord contribuera certainement à renforcer la perspective aérospatiale marocaine et à accélérer davantage la croissance soutenue que connaît le secteur aéronautique national, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à maintenir sa position de plate-forme de production de la meilleure qualité et à favoriser l’amélioration des compétences grâce au développement de nouvelles activités hautement technologiques», indique dans ce sens Moulay Hafid Elalamy. Le ministre précise à cette occasion que «cette collaboration témoigne de la grande capacité de notre base d’approvisionnement locale à répondre aux attentes des équipementiers internationaux tels que Pilatus». Ceci ne confirme pas uniquement la crédibilité du Maroc en tant que partenaire de production aéronautique incontournable, mais aussi notre résilience et notre compétitivité dans ce nouveau contexte de crise. Nous félicitons Sabca pour cette réalisation et nous souhaitons la bienvenue à Pilatus au Maroc.

Nous sommes convaincus que ce n’est que le début d’une relation de longue date avec le Royaume», ajoute-t-il. Une unité de 16.000m2 à la technopole de Nouaceur Du côté de Sabca, le management du groupe ne cache pas sa fierté d’être selectionné pour un projet aussi important. «C’est le résultat d’un excellent travail d’équipe et cela marque le début de la collaboration entre Pilatus et Sabca. Notre sélection parmi plusieurs sociétés internationales par Pilatus atteste de notre expertise et de la compétitivité de la région» , souligne à ce propos Thibauld Jongen, président-directeur général de Sabca. Et de poursuivre que «Sabca est fière d’offrir un large éventail d’expertises dans les aérostructures métalliques et composites, la fabrication et l’assemblage, la conception d’équipement d’actionnement pour le secteur de l’aviation générale ainsi que nos capacités de classe mondiale dans le domaine de MRO» . Portant sur un investissement de plus de 180 millions de dirhams, le projet consiste à la construction d’une nouvelle usine de 16.000 m2.

Cette unité abritera la ligne d’assemblage d’aérostructures du PC-12 à la technopole de Nouaceur. Il est à souligner qu’une collaboration a été établie avec l’Institut des métiers de l’aéronautique en vue de mettre à disposition de cette unité des ressources qualifiées pour le programme PC12. Les premières livraisons fin 2022 A travers ce contrat, Sabca et Pilatus posent la première brique d’un partenariat longtermiste. Ce rapprochement porte sur l’assemblage du fuselage, ailes et commandes de vol y compris l’installation électrique du câblage. Sabca s’engage ainsi à livrer ces principaux composants d’avion à la chaîne d’assemblage finale en Suisse où ils seront intégrés aux autres systèmes de l’avion, moteur et intérieur de la cabine de l’avion. Les deux parties ont d’ores et déjà fixé l’agenda des premières livraisons. Ainsi, le premier fuselage ailes assemblées dans la nouvelle unité industrielle de Sabca à Casablanca sera prêt à être livré à la ligne d’assemblage finale à Stans, en Suisse, d’ici la fin de 2022. Notons que le PC-12 est le seul avion qui atterrit sur une piste non préparée.

L’appareil est suffisamment polyvalent pour effectuer différentes missions allant du transport exécutif, fret, ambulance aérienne aux missions aériennes ou gouvernementales. «S’appuyant sur un bilan de sécurité exceptionnel de plus de huit millions d’heures de vol et le support client de Pilatus, à la pointe de l’industrie, le modèle PC-12 NGX avec sa dernière technologie de moteur et d’avionique en fait le turbopropulseur monomoteur le plus avancé jamais conçu», apprend-on dans ce sens. Se référant aux initiateurs du projet, cet avion, opérationnel depuis 1994, est un best-seller dans sa catégorie. A ce jour plus de 1 800 exemplaires ont été livrés.

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Performances des places financières arabes : la Bourse de Casablanca au rendez-vous https://aujourdhui.ma/economie/performances-des-places-financieres-arabes-la-bourse-de-casablanca-au-rendez-vous https://aujourdhui.ma/economie/performances-des-places-financieres-arabes-la-bourse-de-casablanca-au-rendez-vous#respond Tue, 31 Aug 2021 11:00:14 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385444

Elle figure parmi les places les plus dynamiques de la région au 2ème trimestre La Bourse de Casablanca fait partie des 14 places financières arabes ayant enregistré de bonnes performances au titre du deuxième trimestre de l’année. Elle arrive en effet sixième après les Bourses d’Abu Dhabi, d’Amman, du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite et du ...]]>

Elle figure parmi les places les plus dynamiques de la région au 2ème trimestre

La Bourse de Casablanca fait partie des 14 places financières arabes ayant enregistré de bonnes performances au titre du deuxième trimestre de l’année. Elle arrive en effet sixième après les Bourses d’Abu Dhabi, d’Amman, du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite et du Koweït. La place casablancaise devance, par ailleurs, en termes de performance, les Bourses de l’Algérie, de la Tunisie, de Dubaï, du Khartoum, de la Palestine, du Qatar et de Beyrouth. En revanche, les Bourses de Damas et d’Égypte ont affiché une contreperformance par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce que l’on peut relever de la publication trimestrielle du Fonds monétaire arabe relative à la performance du marché boursier arabe. De même, les Bourses de Masquât et de Casablanca figurent également parmi les places financières arabes ayant enregistré des hausses de leurs indicateurs de cours boursiers et ce au même titre des Bourses de l’Arabie Saoudite, de Amman et de Beyrouth. Le Fonds monétaire Arabe relève dans ce sens des hausses respectives de l’ordre de 5,11, 5,51, 5,7, 7,93 et 11,66%. Dans l’ensemble, les indicateurs de performances des places boursières arabes ont maintenu leur trajectoire ascendante observée depuis fin 2020.

Le marché boursier arabe a ainsi préservé ses acquis sur le plan trimestriel notamment après que toutes les sociétés cotées ont affiché un bon rendement au premier semestre de l’année. Une dynamique ayant permis d’insuffler un brun d’optimisme auprès des investisseurs. Le bon comportement observé au titre des six premiers mois de l’année prédit également d’une amélioration des indicateurs de rentabilité des sociétés cotées pour la deuxième moitié de l’année. A cet effet, l’indice composite du Fonds monétaire arabe, qui mesure la performance des marchés financiers arabes, a enregistré au deuxième trimestre de l’année une progression de 5,5% poursuivant ainsi sa performance observée au titre des trois premiers mois de l’année.

En termes de capitalisation boursière des entreprises arabes cotées en Bourse, on relève à cet effet une amélioration de 4,49% comparée au premier trimestre de l’année atteignant une capitalisation globale de 3.555,6 milliards de dollar américain. En ce qui concerne les indicateurs de trading, ils se sont également inscrits en hausse aussi bien en glissement trimestriel qu’annuel. D’autres part les transactions nettes des investisseurs étrangers dans les Bourses arabes ont enregistré un flux net positif au deuxième trimestre de l’année.

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Performance portuaire : L’amélioration au rendez-vous https://aujourdhui.ma/economie/performance-portuaire-lamelioration-au-rendez-vous https://aujourdhui.ma/economie/performance-portuaire-lamelioration-au-rendez-vous#respond Thu, 26 Aug 2021 09:00:15 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385089

L’Observatoire de la compétitivité des ports livre son rapport 2020 En dépit de la crise sanitaire mondiale une bonne performance a été enregistrée en 2020 au niveau des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP). Une performance relevée à plusieurs niveaux notamment en termes de manutention, du traitement du passage de marchandise, de maîtrise ...]]>

L’Observatoire de la compétitivité des ports livre son rapport 2020

En dépit de la crise sanitaire mondiale une bonne performance a été enregistrée en 2020 au niveau des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP). Une performance relevée à plusieurs niveaux notamment en termes de manutention, du traitement du passage de marchandise, de maîtrise de séjour des navires ainsi qu’en termes de dématérialisation et de simplification des procédures de transit portuaire via le guichet unique. Toute cette dynamique, observée dans un contexte sanitaire et économique difficile, a été relevée dans le rapport annuel 2020 de l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains. Une première édition qui dresse une analyse détaillée des différents indicateurs du tableau de bord de la performance portuaire au titre de l’exercice 2020. «Ce résultat est le fruit de la convergence des visions et des synergies des efforts de tous les acteurs de l’écosystème portuaire de la poursuite de la politique des grands chantiers dans le domaine des infrastructures portuaires et du déploiement de la stratégie de transformation digitale des ports «Smart port» à travers l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains, le guichet unique du commerce extérieur PortNet ainsi que les autres solutions digitales de l’agence», relève-t-on du rapport de l’Observatoire.

Un écosystème pleinement engagé

L’amélioration de la performance portuaire est désormais un impératif de taille compte tenu du poids de la pression concurrentielle qui s’exerce sur les infrastructures portuaires au niveau mondial. L’enjeu étant de mettre en œuvre des mesures d’optimisation des opérations de réduction des coûts, de raccourcissement des délais et de promotion du commerce. La priorité étant également d’assurer un niveau élevé de fiabilité des services et de respect des normes de qualité, de sécurité, de sûreté, de viabilité financière, de préservation de ressources et de protection de l’environnement. Un engagement auquel s’ inscrit l’ensemble de l’écosystème portuaire. Les efforts consentis dans ce sens tendent, en effet, à atténuer les répercussions négatives des pressions qui s’exercent davantage sur les coûts. …./…..
…../…..Une amélioration continue qui, selon l’Observatoire, reflète des actions concrètes de la part des ports, des terminaux, des chantiers maritimes et au cœur des missions de l’ANP qui s’est engagée depuis sa création à œuvrer pour l’amélioration de la compétitivité du commerce extérieur du pays.

Une résilience confirmée en temps de crise

Le rapport de l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains revient sur l’évolution de l’activité portuaire au titre de l’exercice 2020. Il ressort que le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a affiché une progression de 5,1% grimpant ainsi à 92,5 millions de tonnes contre 88 millions de tonnes en 2019. Les importations ayant transité par les ports gérés par l’ANP se sont établies à 56,1 millions de tonnes en hausse de 4,4% comparé à l’exercice 2019. Une progression qui résulte de la hausse de 34,4% des importations des céréales, de 8,8% de celles du soufre, de 29,6% de celles de l’acide sulfurique et de 17,5% de celles de l’ammoniac. «D’autres trafics ont été fortement impactés par la crise sanitaire mondiale notamment le trafic conteneurisé», souligne l’Observatoire dans son rapport relevant une baisse de 5,7% en tonnage et une baisse de 4,5% en EVP. Il en est de même pour les hydrocarbures et les produits sidérurgiques dont les trafics ont reculé respectivement de 11,5 et 11,1%. Se référant aux indicateurs disponibles, la valeur des importations a connu un repli de 14,1% revenant ainsi à 422 milliards DH en 2020. Les exportations ont affiché pour leur part une progression de 7,6% totalisant un volume de 33,5 millions de tonnes. Une variation qui s’explique par la hausse de 34,3% des exportations des engrais et de 4,3% de celles des phosphates. A ce niveau, le trafic conteneurisé a enregistré une hausse de 3,8 % en tonnage (3,9 millions de tonnes) et une baisse de 2,9 % en EVP (équivalent vingt pieds), soit 517.556 EVP. En valeur, les exportations des biens se sont chiffrées à 263 milliards de dirhams au terme de l’année 2020 en repli de 7,5% par rapport à l’année précédente.
L’activité cabotage a porté quant à elle sur un volume de 2,9 millions de tonnes en baisse de 7,2%. Une contraction qui résulte du repli en tonnage (-3,3%), des hydrocarbures (-12,6%) et du clinkers (-57,6%).

Panorama de la performance de 3 principaux ports du Maroc

Port de Casablanca

Captant 32,8% du trafic global, le port de Casablanca a assuré le transit de 30,3 millions de tonnes en 2020 affichant ainsi une hausse modérée de 0,06% comparé à la même période de l’année précédente. Une variation qui résulte à la fois de l’évolution positive des importations (+2,8%) ainsi que du repli des exportations (-2,8%). La répartition du trafic par mode de conditionnement fait ressortir une prédominance du trafic en vrac. On note dans ce sens une part de 60,2%, soit un volume de 18,3 millions de tonnes dont 17,8 millions de tonnes de vracs solides et de 0,5 million de tonnes de vracs liquides. En parallèle, le volume des marchandises générales enregistre en 2020 une valeur moyenne de 12 millions de tonnes. En termes de connectivité maritime, le port de Casablanca a été desservi par 2.499 escales après 2.820 escales en 2019 en baisse de 11,8% par rapport à 2019, soit une moyenne d’environ 208 escales par mois. Pour ce qui est de la connectivité terrestre, il ressort que 58% des marchandises autres que le trafic des conteneurs transitant par le port de Casablanca sont transportées par camion. Le transport ferroviaire représente pour sa part 42%. Il est à noter que le délai de séjour de conteneurs à l’import a atteint une valeur moyenne d’environ 8 jours marquant un repli de 5,6% par rapport à l’année précédente. En revanche, le séjour des conteneurs à l’export a enregistré une hausse de 4,6% s’établissant à 9 jours après 8,6 jours en 2019.

Port de Jorf Lasfar

En 2020, le port de Jorf Lasfar a confirmé sa première place en termes de tonnage avec une quote-part de 40% du trafic global. L’activité au niveau du port a connu sur ladite période une nette amélioration. Le trafic traité à ce niveau s’est amélioré de 4,5% atteignant à fin 2020 les 37,1 millions de tonnes. L’exercice 2020 a été marqué par une amélioration de 56% de la productivité de manutention des navires charbonniers au niveau de Jorf Lasfar. Cette dernière a atteint les 16.283 tonnes par jour contre 10.436 tonnes en 2019. L’amélioration de la productivité de manutention du charbon résulte en effet de la forte baisse du délai d’attente des navires charbonniers en rade. Ce délai est passé à 2,1 jours contre 4 jours en 2019, soit une baisse de 46,7%. En parallèle, l’Observatoire relève une évolution positive du rendement à quai des navires charbonniers avec une valeur moyenne de 35.370 tonnes par jour.

Port d’Agadir


Le port d’Agadir voit pour sa part son trafic s’améliorer de 18,2% en 2020. Cette infrastructure a été desservie durant l’année écoulée par 968 escales en amélioration de 2,4% par rapport à l’année précédente. Le port d’Agadir a été en effet connecté par 7 lignes régulières directes en 2020 contre 10 une année auparavant. Il est ainsi relié à 16 ports à travers le monde, soit à 14 pays. En termes de préservation de l’environnement, la consommation annuelle d’électricité du port a marqué une hausse de 6% au terme de l’année 2020 avec un volume moyen de 18.691 kwh. La consommation annuelle du port a marqué, pour sa part,
une hausse de 4% avec une quantité moyenne
de 348.845 mètres cubes.

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Immobilier locatif : La demande en hausse sur la plate-forme Mubawab https://aujourdhui.ma/economie/immobilier-locatif-la-demande-en-hausse-sur-la-plate-forme-mubawab https://aujourdhui.ma/economie/immobilier-locatif-la-demande-en-hausse-sur-la-plate-forme-mubawab#respond Wed, 25 Aug 2021 16:20:08 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385026

S’agissant des prix de location, il ressort qu’un appartement vide se loue en moyenne à 7.300 DH par mois au Maroc, baissant ainsi de 3% aussi bien en glissement trimestriel qu’en glissement annuel. Les appartements meublés se louent, quant à eux, en moyenne à 8.300 DH/ par mois. Mubawab tâte le pouls du marché immobilier ...]]>

S’agissant des prix de location, il ressort qu’un appartement vide se loue en moyenne à 7.300 DH par mois au Maroc, baissant ainsi de 3% aussi bien en glissement trimestriel qu’en glissement annuel. Les appartements meublés se louent, quant à eux, en moyenne à 8.300 DH/ par mois.

Mubawab tâte le pouls du marché immobilier locatif. La tendance au deuxième trimestre de l’année fait ressortir une hausse de la demande sur le portail Mubawab.ma. «La demande s’inscrit sur la même tendance haussière après avoir connu un bond de 3,09% pendant ce deuxième trimestre. Le ratio offre/demande sur Mubawab.ma a connu une légère baisse en passant de 3,52 à 3,43 en moyenne au niveau national. Ce ratio représente le potentiel de croissance existant dans chaque zone», explique Mubawab dans son tensiomètre locatif. Se référant à la plate-forme, l’indice des prix locatifs des appartements meublés marque une hausse de 2 points au second trimestre 2021. Contrairement à celui des appartements vides ayant reculé sur la même période d’un point. S’agissant des prix de location, il ressort qu’un appartement vide se loue en moyenne à 7.300 dirhams par mois au Maroc, baissant ainsi de 3% aussi bien en glissement trimestriel qu’en glissement annuel. Les appartements meublés se louent, quant à eux, en moyenne à 8.300 DH par mois, affichant une hausse de 2% en glissement trimestriel, ainsi qu’une légère progression en glissement annuel.

«Dans le segment des appartements proposés vides à la location, les loyers les moins chers se trouvent dans les villes de Tifelt, Chichaoua et Settat, avec respectivement 1.450, 1.500 et 1.850 DH. Les loyers les plus chers se situent toujours dans les villes de Bouskoura, Rabat et Casablanca, avec respectivement 10.600, 9.400 et 7.800 DH», explique Mubawab dans sa publication. Pour ce qui est des villas, Mubawab fait relever un tarif location moyenne de 22.700 DH pour les unités vides. «En glissement trimestriel, les prix restent stables avec une baisse de seulement -0,5%, tandis qu’une baisse plus importante de -7% est constatée en glissement annuel», apprend-on à cet effet. Et d’ajouter que «les villas meublées se louent, en moyenne, à 23.800 DH par mois et l’on enregistre une stabilité en glissement trimestriel et une régression de -3% en glissement annuel». Par région, les villas les plus onéreuses se trouvent à Casablanca (30.700 DH), Rabat (29.500 DH) et Bouskoura (25.900 DH). Les moins chères, quant à elles, se trouvent à Bouznika (4.000 DH), Oujda (5.800 DH) et Sidi Bouzid (6.500 DH). En ce qui concerne l’évolution des superficies, Mubawab constate dans son tensiomètre une stabilité d’un trimestre à l’autre. Ainsi, la demande passe de 50 à 48% pour les appartements avec balcon ou terrasse et de 50 à 58% pour les villas avec piscine. Il est à noter que les dix quartiers stars dans la location longue durée de logements sont en l’occurrence Guéliz (Marrakech), Agdal (Rabat), Ryad (Rabat), Dar Bouazza, Bouskoura, Maarif (Casablanca), Sidi Maarouf (Casablanca), Bourgogne Ouest (Casablanca), Agdal (Marrakech) et Ain Sebaa (Casablanca).

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Une bonne dynamique de l’agriculture et pêche https://aujourdhui.ma/economie/une-bonne-dynamique-de-lagriculture-et-peche https://aujourdhui.ma/economie/une-bonne-dynamique-de-lagriculture-et-peche#respond Wed, 25 Aug 2021 13:15:31 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385020

Comme a été susmentionné, la production céréalière a enregistré une nette performance au titre de l’actuelle campagne. Après une estimation initiale de 98 millions de quintaux, le volume produit des trois principales céréales a dépassé la barre des 103 millions de quintaux marquant un pic de 221% comparé à la campagne précédente et de 63% ...]]>

Comme a été susmentionné, la production céréalière a enregistré une nette performance au titre de l’actuelle campagne.

Après une estimation initiale de 98 millions de quintaux, le volume produit des trois principales céréales a dépassé la barre des 103 millions de quintaux marquant un pic de 221% comparé à la campagne précédente et de 63% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le rendement céréalier moyen s’est, ainsi, établi à 23,7 Qx/Ha, en hausse de 320% par rapport à la campagne précédente, compte tenu d’une superficie emblavée de 4,35 millions d’hectares. L’agriculture marocaine a également affiché une bonne performance à l’export. Les statistiques couvrant la période du 1er septembre 2020 au 27 juillet 2021 font ressortir une progression de 5% des exportations des fruits et légumes, de 3% de celles des agrumes et de 6% des expéditions des produits maraîchers.

On note également une hausse de 2% des exportations des produits agricoles transformés, hors sucre et préparations. Les exportations du secteur d’agriculture et agroalimentaire se sont pour leur part raffermies de 6,5%. Pour ce qui est du secteur de la pêche, la valeur marchande des débarquements a poursuivi une appréciation notable courant l’année 2021, enregistrant un accroissement de 57,9% au deuxième trimestre de l’année après +21,1% au titre des trois premiers mois de l’année 2021. Ils se sont soldés par un raffermissement de 34,8% au terme du premier semestre 2021 après un repli de 15,7% l’année précédente. Une performance qui découle de l’accroissement de 75,7% de la valeur des captures des céphalopodes , de 11,3% du poisson blanc, de 5,3% du poisson pélagique et de 66,6% des crustacés.

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