Ouchagour Leila – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Tue, 28 Sep 2021 09:30:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.1 Le Maroc réalise des progrès notables, selon l’ONU Femmes https://aujourdhui.ma/actualite/le-maroc-realise-des-progres-notables-selon-lonu-femmes https://aujourdhui.ma/actualite/le-maroc-realise-des-progres-notables-selon-lonu-femmes#respond Tue, 28 Sep 2021 09:30:00 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387716

Représentativité des femmes dans les instances de gouvernance Bien que les limites juridiques, réglementaires et sociétales aient la peau dure, les efforts vers l’égalité des genres réalisent d’importants progrès sur certains volets. De nombreuses mesures favorables à l’égalité des sexes dans les postes de responsabilité prennent place. Ces efforts sont reconnus par les hautes instances ...]]>

Représentativité des femmes dans les instances de gouvernance

Bien que les limites juridiques, réglementaires et sociétales aient la peau dure, les efforts vers l’égalité des genres réalisent d’importants progrès sur certains volets. De nombreuses mesures favorables à l’égalité des sexes dans les postes de responsabilité prennent place. Ces efforts sont reconnus par les hautes instances internationales comme ONU Femmes, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes qui a félicité récemment le Royaume pour l’adoption d’un quota en faveur d’un équilibre entre les sexes dans les organes de gouvernance.
«En adoptant cet été la loi 19-20 modifiant et complétant la loi 17-95 relative aux sociétés anonymes et la loi n° 5-96 sur la société en nom collectif, la société en nom collectif simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en Participation, le Maroc fait un progrès important en faveur de l’égalité entre les sexes», souligne l’Organisation. Dans ce sens, en prenant en compte un quota progressif d’équilibre de genre de 30% au bout de 3 ans et 40% à horizon de 6 ans, le Maroc matérialise ses engagements de mise en œuvre des dispositions de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et notamment en ce qui a trait aux mesures affirmatives provisoires, rapporte ONU Femmes.

Augmenter la présence des femmes dans les conseils d’administration

Ledit texte modifiant et complétant la loi 17-95 relative aux sociétés anonymes se focalise sur cinq axes principaux, parmi lesquels le renforcement de l’approche genre et plus particulièrement la question d’une représentativité plus équilibrée des femmes et des hommes dans les organes d’administration et de contrôle.
De même il prévoit que les statuts de l’entreprise devront stipuler l’obligation de tendre vers un équilibre entre les sexes dans la composition des conseils d’administration (article 39) et des conseils de surveillance (article 83), rappelle ONU Femmes.
Partant de là, il est prévu qu’à compter du 1er janvier de la troisième année suivant la publication du texte au Bulletin officiel, «la représentation de chaque genre, au sein du conseil d’administration ou de surveillance, ne peut être inférieure à 30%, dans les sociétés faisant appel public à l’épargne».
Dans le même registre, les comités prévus dans certains articles de cette loi doivent comporter au moins un représentant de chaque sexe à l’issue de la première assemblée générale ordinaire. Pareillement, à partir du 1er janvier de la sixième année suivant l’entrée en vigueur dudit texte, la représentation de chaque genre, au sein des conseils d’administration ou de surveillance, ne peut être inférieure à 40% dans les sociétés faisant appel public à l’épargne à l’issue de la premier assemblée générale ordinaire.

Mettre fin aux discriminations

L’ONU Femmes relève que «ce nouveau texte de loi qui s’inscrit dans les efforts d’harmonisation par le Maroc de son cadre légal aux standards internationaux en ce qui a trait au principe de l’égalité entre les sexes, contribue au renforcement d’une gouvernance sensible aux préoccupations de genre et promeut une plus grande performance des entreprises». Notons que l’ensemble de ces lois ont été publiées au Bulletin officiel n° 7006, le 22 juillet 2021 (la loi n° 19-20 modifiant et complétant la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes et la loi n° 5-96 sur la société en nom collectif, la société en nom collectif simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participation). Il est à signaler que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes établit «la participation effective des femmes dans les sphères politique, publique et économique ». En effet, la convention dispose que les Etats ne sont pas uniquement tenus de lutter contre les discriminations à l’égard des femmes commises par les institutions étatiques elles-mêmes mais sont également responsables de mettre fin aux discriminations opérées par des acteurs non étatiques, y compris le secteur privé. Cette convention ratifiée par le Maroc en 1993 précise aussi que «l’adoption par les États parties de mesures temporaires spéciales visant à accélérer l’instauration d’une égalité de fait entre les hommes et les femmes n’est pas considérée comme un acte de discrimination tel qu’il est défini dans la Convention».
Pour améliorer la place des femmes dans la société, il est à rappeler que le nouveau modèle de développement s’est axé sur des indicateurs clés dans ces recommandations. Sur le volet économique, il a été préconisé de passer d’un taux d’activité des femmes de 22% actuellement à 45%.

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La BERD, la BEI et la BAD misent sur le secteur privé au Maroc https://aujourdhui.ma/economie/la-berd-la-bei-et-la-bad-misent-sur-le-secteur-prive-au-maroc https://aujourdhui.ma/economie/la-berd-la-bei-et-la-bad-misent-sur-le-secteur-prive-au-maroc#respond Fri, 24 Sep 2021 09:00:23 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387420

Prêtes à soutenir l’investissement dans le pays Le développement du secteur privé passe par l’investissement et il est nécessaire de faciliter l’accès au financement aux petites entreprises, notamment celles qui sont portées par les femmes et par les jeunes, et les entreprises qui se trouvent dans le milieu rural afin de générer le plus d’emplois. ...]]>

Prêtes à soutenir l’investissement dans le pays

Le développement du secteur privé passe par l’investissement et il est nécessaire de faciliter l’accès au financement aux petites entreprises, notamment celles qui sont portées par les femmes et par les jeunes, et les entreprises qui se trouvent dans le milieu rural afin de générer le plus d’emplois.

La balle est dans le camp du secteur privé. En effet, il devra jouer un rôle majeur dans les années à venir en raison de son potentiel grandissant. Au-delà des défis auxquels sont confrontés les opérateurs du secteur privé par ces temps de crise, des opportunités sont offertes et des pistes d’actions leur permettront de sortir de cette conjoncture difficile. Pour y voir plus clair et aider à la décision publique, la BERD, la BAD et la BEI ont élaboré le premier rapport commun qui explore les «Défis et opportunités en temps de pandémie de Covid-19» axé sur le développement du secteur privé au Maroc. Ce rapport élaboré par les experts des trois institutions a été présenté lors d’un webinaire qui s’est déroulé le 23 septembre 2021. A l’instar des pays du monde, le Maroc est impacté par les répercussions de la pandémie de Covid-19. Toutefois, les mesures rapides des autorités marocaines en 2020 ont permis de juguler les conséquences de cette crise. Plusieurs raisons permettent de rester optimiste. En effet, un retour de la croissance économique est attendu tiré par le rebond des exportations vers l’Union européenne, une bonne saison agricole, un regain partiel de la dynamique touristique, et la stabilité des envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger. Parallèlement, le secteur privé aura une véritable carte à jouer dans la relance économique. Focus sur les principales conclusions de ce document tripartite.

Vers l’inclusion financière et sociale

Pour Anna Barone, cheffe de la représentation de la Banque européenne d’investissement au Maroc, le développement du secteur privé passe par l’investissement et il est nécessaire de faciliter l’accès au financement aux petites entreprises, notamment celles qui sont portées par les femmes et par les jeunes, et les entreprises qui se trouvent dans le milieu rural afin de générer le plus d’emplois. «Développer les petites entreprises permettra d’accélérer le processus d’inclusion qui n’est pas seulement financier mais aussi social pour toute la population du Maroc. Cela constituera un enjeu de développement structurel pour l’économie marocaine dans les années à venir. D’ailleurs, ceci va tout à fait dans le sens de la vision stratégique qui a été présentée par le nouveau modèle de développement. Celui-ci envisage un Maroc prospère mais aussi un Maroc inclusif où l’initiative privée et l’entrepreneuriat sont au cœur d’une transformation structurelle à long terme. Du côté de la BEI, je suis ravie de constater que les conclusions de notre étude confirment l’essence de l’action de notre banque en tant qu’acteur de référence pour accompagner le secteur privé au Maroc», indique Anna Barone, de la BEI, soulignant que la Banque est prête à continuer à travailler avec le pays pour renforcer l’investissement. «Le rapport conjoint rejoint pleinement les conclusions du nouveau modèle de développement : accélérer la transformation de l’économie marocaine vers un modèle durable et inclusif requiert une mobilisation accrue de l’investissement privé. La BERD avec son mandat de soutien au secteur privé souhaite pleinement y contribuer», a expliqué Antoine Salle de Chou, directeur du bureau de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement au Maroc.

Diagnostic

Le secteur privé au Maroc bénéficie d’un climat d’investissement qui est un des plus stables de la région. Selon ce rapport tripartite, l’économie marocaine est l’une des plus diversifiées. De même, la place de l’agriculture dans ce paysage est considérable. Une vue d’ensemble permet de constater que les entreprises privées marocaines sont plus actives que leurs homologues des pays voisins et que les stratégies nationales et régionales de développement sont généralement efficaces. En revanche, l’investissement et la valeur ajoutée se concentrent sur un petit nombre d’entreprises. De plus, les PME ont été touchées de manière disproportionnée par les conséquences de la crise de Covid-19, par rapport aux moyennes et aux grandes entreprises. Globalement, les politiques de développement ont principalement visé à attirer les IDE, par la mise en place d’«écosystèmes industriels» et les entreprises locales et étrangères ont bénéficié d’avantages importants.

Ce rapport explique par ailleurs que certaines problématiques restent à surmonter comme la création d’emploi, la fiscalité, les pratiques du secteur informel ou encore l’obtention de prêts. Paradoxalement, le Maroc dispose d’un des systèmes financiers les plus développés en Afrique. Les banques marocaines sont présentes dans plus de 35 pays sur le continent. A en croire les experts des trois institutions, beaucoup d’entreprises ont des difficultés d’accès au financement, pour le fonds de roulement et l’investissement. Les crédits bancaires sont ainsi souvent concentrés sur les mêmes grandes entreprises et il y a des exigences strictes en matière de garanties. En dépit des progrès rapides accomplis, l’inclusion financière demeure «modeste» surtout pour les femmes, les jeunes et les zones rurales ainsi que la présence d’une importante économie informelle et les paiements en espèce (90% au Maroc contre 40% à l’échelle mondiale, selon les données 2019 du FMI). Par ailleurs, le monde rural est moins bien loti que les zones urbaines. Il faut donc l’intégrer à la lumière du nouveau modèle de développement.

Renforcer la résilience

Les experts des trois institutions recommandent de poursuivre l’inclusion financière, d’impulser une nouvelle dynamique de développement des zones rurales et d’approfondir l’ancrage du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales (CVM). Ce rapport appelle à accélérer la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière en renforçant en particulier le rôle clé des établissements financiers non bancaires comme les institutions de microfinance et les sociétés de crédit-bail. Il évoque la nécessité d’améliorer l’intégration économique et l’ouverture commerciale des zones rurales.

Ces efforts doivent se réaliser parallèlement au développement des chaînes de valeur locales et au soutien renouvelé dont devrait bénéficier le secteur privé en milieu rural. Plus encore, il est essentiel que l’économie marocaine diversifie ses produits pour approvisionner de nouveaux marchés à l’export. «Les entreprises contributrices aux CVM bénéficieraient ainsi de meilleurs débouchés à l’international et d’un plus large accès à de nouvelles technologies étrangères et aux meilleures pratiques de gestion», indique la même source. Aidée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), une intégration commerciale plus approfondie en Afrique subsaharienne devrait aussi profiter aux investissements privés au Maroc.

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Compétitivité et éco-responsabilité : Le CRI Marrakech-Safi promeut l’investissement vert https://aujourdhui.ma/economie/competitivite-et-eco-responsabilite-le-cri-marrakech-safi-promeut-linvestissement-vert https://aujourdhui.ma/economie/competitivite-et-eco-responsabilite-le-cri-marrakech-safi-promeut-linvestissement-vert#respond Thu, 23 Sep 2021 11:00:36 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387357

L’investissement éco-responsable est un sujet auquel le CRI accorde un intérêt particulier compte tenu des opportunités d’affaires et d’emplois qu’il pourrait  offrir à la région. La région de Marrakech-Safi dispose d’un potentiel d’investissement vert encore sous-exploité. Afin de braquer les projecteurs sur l’économie verte dans la région et attirer les regards sur ses atouts, le ...]]>

L’investissement éco-responsable est un sujet auquel le CRI accorde un intérêt particulier compte tenu des opportunités d’affaires et d’emplois qu’il pourrait  offrir à la région.

La région de Marrakech-Safi dispose d’un potentiel d’investissement vert encore sous-exploité. Afin de braquer les projecteurs sur l’économie verte dans la région et attirer les regards sur ses atouts, le Centre régional d’investissement (CRI) de Marrakech-Safi a organisé le 21 septembre 2021 la quatrième édition des CRI Meeting Days sur la thématique «Investir vert: Opportunités et perspectives». D’entrée de jeu, Yassine Msefer, directeur général du CRI, a expliqué que «la région de Marrakech-Safi dispose des conditions idoines pour les investisseurs nationaux et internationaux». A cet égard, l’investissement éco-responsable est un sujet auquel le CRI accorde un intérêt particulier compte tenu des opportunités d’affaires et d’emplois qu’il pourrait offrir à la région. «Nous pensons fermement qu’investir vert pour chaque entrepreneur c’est rentabiliser et rendre compétitif son entreprise», précise le DG.

Tourisme, industrie, énergie, mobilité… autant de domaines sont concernés par la durabilité. Pour Said Mouline, directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), «tous ces secteurs doivent se tourner vers un modèle plus vert». Il ajoute dans ce sens que les exportateurs devront se mettre à de nouvelles normes, faisant allusion au processus de décarbonation en cours et le Green Deal Européen. Il faut dire que le Maroc a depuis quelques années lancé des initiatives orientées vers les énergies propres.

A cet effet, la transition vers une économie verte serait la continuité naturelle de ce processus. «Aujourd’hui, la stratégie nationale de développement durable s’applique à tous les secteurs», rappelle le DG de l’AMEE avant de mettre en lumière le rôle central que joue l’AMEE dans l’accompagnement des acteurs concernés dont celui de la réduction de leur facteur énergétique et du passage à une économie verte.

Ce coup de pouce aux entreprises s’est renforcé avec la signature de plusieurs conventions avec des banques et des bailleurs de fonds internationaux qui disposent des lignes de financement vert. Parmi les institutions qui œuvrent dans ce domaine, on compte l’IFC qui contribue au développement des projets durables au Maroc à l’exemple du soutien aux zones industrielles de Tanger pour la mise en place de standards d’Eco-parc industriel mais aussi sur la thématique de valorisation des déchets. L’IFC a aussi mis en place le «Green Business Booster Program» en partenariat avec le Cluster solaire pour booster l’écosystème des start-up vertes du pays. L’institution a également réalisé une étude sur le potentiel de développement des bus électriques au Maroc en focalisant l’analyse sur les 5 villes les plus prometteuses pour développer des modèles d’affaires adéquats.

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Le tourisme en mode convalescence https://aujourdhui.ma/economie/le-tourisme-en-mode-convalescence https://aujourdhui.ma/economie/le-tourisme-en-mode-convalescence#respond Thu, 23 Sep 2021 09:13:49 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387343

Les indicateurs du secteur s’améliorent, selon la DEPF La réouverture récente des frontières nationales est salutaire pour le secteur du tourisme. Ce n’est pas encore la sortie de crise mais il semblerait que les signaux de reprise se confirment. A ce stade, les indicateurs du secteur se sont redressés durant les mois de juin et ...]]>

Les indicateurs du secteur s’améliorent, selon la DEPF

La réouverture récente des frontières nationales est salutaire pour le secteur du tourisme. Ce n’est pas encore la sortie de crise mais il semblerait que les signaux de reprise se confirment. A ce stade, les indicateurs du secteur se sont redressés durant les mois de juin et juillet, en raison de la réouverture progressive des frontières nationales à partir du 15 juin et aux dispositifs particuliers mis en place dans le cadre de l’opération Marhaba. Cela toutefois sans parvenir à regagner les niveaux d’avant la crise. A en croire la dernière note de conjoncture élaborée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, «les recettes touristiques se sont appréciées de 90,1% au cours des mois de juin et juillet 2021, après une baisse de 77% un an auparavant, incorporant une hausse de 15,2% durant le mois de juin et de 144,2% durant le mois de juillet 2021.

Compte tenu de ces évolutions, le retrait de ces recettes s’est atténué à -42,8% à fin juillet 2021, après -62,7% à fin mai 2021 et -45% un an plus tôt». Durant le mois de juin 2021, le nombre des arrivées s’est renforcé pour s’établir à près de 341 mille (dont 29,6% sont des touristes étrangers) contre seulement 6,6 mille en juin 2020. Au cours du deuxième trimestre 2021, le nombre des arrivées est de 412 mille contre 8,3 mille au même trimestre de l’année précédente. Il faut dire qu’au terme du premier semestre 2021, la baisse du nombre des arrivées s’est atténuée à -57,3% après -74,5% à fin mai 2021 et -63,5% il y a une année.

Pendant les sept premiers mois de 2021, cette chute a décéléré d’une manière significative à -11,4%, compte tenu des 977 mille nouvelles arrivées réalisées au mois de juillet, portant leur nombre au titre des mois de juin et juillet 2021 à plus de 1,3 million, après 86,8 mille un an auparavant. Concernant les nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés, elles se sont accrues au cours du mois de juin 2021, dépassant les 689 mille (76,2% pour les résidents et 23,8% pour les non-résidents) après 49,2 mille en juin 2020, relève la même source. Partant de là, le nombre total des nuitées atteint environ 1,4 million au deuxième trimestre 2021 contre 189 mille au même trimestre de l’année dernière. On notera également qu’au terme du premier semestre 2021, la baisse des nuitées s’est atténuée à -40,9% après -55,7% à fin mai 2021 et -60,5% un an plus tôt.

L’aérien prend son envol

Un vent de fraîcheur a également soufflé sur l’activité aérienne qui dévoile des indicateurs en progression. L’activité a également bénéficié de la réouverture progressive des frontières aériennes et des dispositifs exceptionnels de l’opération Marhaba 2021 connaissant à ce titre une forte impulsion. Rappelons-le, les aéroports nationaux ont accueilli plus de 4 millions de passagers durant la période du 15 juin au 31 août 2021, dont près de 3,6 millions relevant du trafic international et 460.856 du trafic national. Au cours de cette date, les trafics international et domestique ont enregistré des taux de récupération du trafic de la même période de l’année 2019 de 65% et 64% successivement. Ce taux a été de 74% pour le trafic avec l’Europe et de 65% pour celui avec l’Amérique du Nord. Pour sa part, le trafic de fret aérien s’élève à 13.732 tonnes avec un taux de récupération de 74% comparativement à son niveau d’avant la crise. Au cours du seul mois d’août 2021, le trafic international commercial des aéroports du Maroc a repris 82% du trafic de passagers de 2019.
«Au-delà des compagnies marocaines, 43 compagnies aériennes internationales ont desservi le Maroc. Certaines d’entre elles ont desservi des destinations marocaines pour la première fois portant le total des connexions des aéroports marocains à 101 aéroports internationaux», précise la même source.

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OCP : Un chiffre d’affaires de 32,5 milliards DH à fin juin 2021 https://aujourdhui.ma/economie/ocp-un-chiffre-daffaires-de-325-milliards-dh-a-fin-juin-2021 https://aujourdhui.ma/economie/ocp-un-chiffre-daffaires-de-325-milliards-dh-a-fin-juin-2021#respond Wed, 22 Sep 2021 10:00:50 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387262

Grâce à son agilité commerciale et des conditions de prix favorables La progression notable réalisée au niveau du chiffre d’affaires est induite principalement par l’amélioration des conditions de marché, qui a largement compensé une légère baisse des volumes de vente. Le Groupe OCP affiche des résultats solides au premier semestre 2021. L’entreprise a en effet ...]]>

Grâce à son agilité commerciale et des conditions de prix favorables

La progression notable réalisée au niveau du chiffre d’affaires est induite principalement par l’amélioration des conditions de marché, qui a largement compensé une légère baisse des volumes de vente.

Le Groupe OCP affiche des résultats solides au premier semestre 2021. L’entreprise a en effet réalisé un chiffre d’affaires de 32,5 milliards de dirhams, en croissance de 19% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance s’explique par la hausse des prix de vente sur les trois segments (roche, engrais et acide) ainsi que par des volumes exportés d’acide plus élevés, permettant d’atténuer la baisse des volumes de vente de roche et d’engrais. La flexibilité industrielle et l’agilité commerciale, accompagnées par des conditions de prix favorables et une structure de coûts optimisée ont conduit le Groupe vers cette solide performance financière et opérationnelle. Les détails.

Des indicateurs largement dans le vert

La progression notable réalisée au niveau du chiffre d’affaires est induite principalement par l’amélioration des conditions de marché, qui a largement compensé une légère baisse des volumes de vente. Ainsi, le chiffre d’affaires de la roche a augmenté de 11%, tandis que les chiffres d’affaires de l’acide phosphorique et des engrais phosphatés se sont appréciés de respectivement 27% et 20% par rapport à la même période de l’année précédente. Il faut souligner par ailleurs que la baisse des volumes exportés d’engrais est due principalement au niveau des stocks de produits particulièrement bas d’OCP en début 2021, en raison des volumes records de production et d’exportation réalisés en 2020, qui comprenaient plus de 11 millions de tonnes d’engrais. En outre, OCP a réorienté une partie de ses exportations vers l’acide phosphorique pour répondre à la demande du marché. Selon l’entreprise, son efficacité opérationnelle ainsi que la hausse des prix de vente ont en grande partie neutralisé l’augmentation des coûts du soufre et de l’ammoniac, et se sont traduites par une progression de 21% de la marge brute, à 21,177 milliards de dirhams, contre 17,487 milliards de dirhams un an plus tôt. Dans le même sens, l’EBITDA au premier semestre 2021 est en progression de 48% d’une année sur l’autre se chiffrant à 12,533 milliards de dirhams contre 8,495 milliards de dirhams pour la même période en 2020. Le résultat d’exploitation s’élève à 8,059 milliards de dirhams largement supérieur aux 871 millions de dirhams enregistrés l’année dernière. Notons que le résultat opérationnel du premier semestre 2020 a été principalement impacté par la charge non récurrente de 3 milliards de dirhams relative à la contribution d’OCP au Fonds national spécial Covid-19, constatée au second trimestre 2020.

La flexibilité industrielle, un facteur clé de réussite

«Les atouts inhérents à notre modèle économique, associés à des conditions de marché favorables, nous ont permis d’atteindre une croissance à deux chiffres de nos principaux indicateurs financiers. Cette performance s’inscrit dans une perspective d’investissement à long terme dans des programmes de croissance et de développement durable», explique Mostafa Terrab, président-directeur général du Groupe OCP. Et de poursuivre : «La flexibilité industrielle d’OCP nous a permis d’adapter notre production afin d’adresser les besoins évolutifs de nos clients, notamment en réorientant une partie de nos exportations d’engrais vers l’acide.
L’agilité commerciale, sur laquelle nous nous appuyons en permanence, a été un facteur clé dans la capacité d’OCP à renforcer sa position de leader mondial à l’export, et ce en répondant à la demande des marchés à forte croissance.
Ces attributs, associés à des prix favorables et à notre structure de coûts optimisée, ont entraîné une hausse de 19% de notre chiffre d’affaires par rapport à fin juin 2020 et une augmentation de 800 points de base de notre marge d’EBITDA à 39%, le niveau le plus élevé atteint au cours de la dernière décennie. Ces bons résultats ont été obtenus dans un contexte de hausse de la production de phosphate transformé par rapport aux niveaux du premier semestre 2020, reflétant une demande plus élevée d’acide phosphorique, tandis que la production d’engrais a affiché une légère baisse par rapport à fin juin 2020». Et ce n’est pas tout. Le Groupe OCP avait réalisé, rappelons-le, le 12 juin dernier, une émission obligataire sur les marchés internationaux s’élevant à 1,5 milliard de dollars. Elle est composée de deux tranches de maturités de 10 et 30 ans, assorties de coupons respectifs de 3,750% et 5,125%. «Cette nouvelle émission obligataire a été sursouscrite près de 5 fois, témoignant de la confiance des investisseurs internationaux dans les plans de croissance à long terme d’OCP. Nous avons alloué environ les deux tiers du montant levé au rachat d’une grande partie de nos obligations internationales existantes, afin d’optimiser le profil de maturité de notre dette. Les fonds restants serviront à financer la prochaine phase de notre programme d’investissement», tient à préciser le PDG du Groupe.

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Malgré une baisse de 2,5% du trafic à fin août 2021 : Trois ports dans le vert, l’activité conteneurs en forme https://aujourdhui.ma/economie/malgre-une-baisse-de-25-du-trafic-a-fin-aout-2021-trois-ports-dans-le-vert-lactivite-conteneurs-en-forme https://aujourdhui.ma/economie/malgre-une-baisse-de-25-du-trafic-a-fin-aout-2021-trois-ports-dans-le-vert-lactivite-conteneurs-en-forme#respond Tue, 21 Sep 2021 10:16:15 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387138

A fin août 2021, le trafic portuaire affiche un volume global de 60,9 millions de tonnes, enregistrant un recul de 2,5% par rapport à la même date en 2020. Selon les dernières indicateurs de l’Agence nationale des ports (ANP), ce niveau (en volume) dépasse celui enregistré à la même période en 2019 (environ 58,59 millions ...]]>

A fin août 2021, le trafic portuaire affiche un volume global de 60,9 millions de tonnes, enregistrant un recul de 2,5% par rapport à la même date en 2020.

Selon les dernières indicateurs de l’Agence nationale des ports (ANP), ce niveau (en volume) dépasse celui enregistré à la même période en 2019 (environ 58,59 millions de tonnes). Au seul mois d’août 2021, l’activité portuaire est en retrait de 3% comparé à la même période de l’année dernière atteignant un volume de 7,5 millions de tonnes. Alors que l’ensemble des activités des ports gérés par l’ANP connaissent une baisse durant les huit premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période de l’année dernière, les ports de Safi, Nador et Laayoune font exception et restent dans le vert. Pour sa part, le trafic TIR est en forme puisqu’il a atteint un volume de 17.829 unités, enregistrant ainsi une forte hausse de 49,9% par rapport à fin août de l’année 2020. A ce titre, le port de Nador concentre à lui seul 99,8% du trafic global TIR, soit 17.797 unités. Dans le même esprit, l’activité conteneurs affiche de belles performances. Les détails.

Tour d’horizon

47 millions de tonnes, c’est le volume global de marchandises ayant transité par les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar à fin août 2021. A eux seuls, ces trois ports représentent 76,6% du trafic durant cette période. Les principales évolutions enregistrées dévoilent que le port de Jorf Lasfar détient une marge d’avance avec une quote-part de 38,4% du trafic portuaire à fin août 2021. Se chiffrant à 23,4 millions de tonnes sur cette période, ce port se maintient à la première place malgré un recul de -8,6% de ses activités par rapport aux huit premiers mois de 2020. Cette baisse est imputable à la diminution des exportations des engrais (-6,6%), des importations des céréales (-27,7%), de l’ammoniac (-12,6%) et du soufre (-18,7%).
De son côté le port de Casablanca représente 33% de l’activité au cours des huit premiers mois de 2021 assurant le transit de 20,1 millions de tonnes. Néanmoins, ce port a connu une baisse (-0,7%) de son trafic, attribuée principalement à la régression des importations des céréales (-11,5%) et des aliments de bétails (-13%). Cette évolution résulte aussi de la croissance des exportations du trafic du clinker (+37%), du sel (+13,3%) et des bobines tôles (+50%).

Plus au Sud, le port d’Agadir accuse une baisse de 10,8% de son activité comparé à fin août 2021 enregistrant un volume de 3,6 millions de tonnes.
Ce résultat est dû à la chute de 28,4 des importations des céréales, de la baisse de 27,8% des aliments de bétails et du recul de 20,4% des exportations du clinker. Pour ce qui est du port de Mohammedia, on notera que son activité a connu une régression de 1,3% par rapport aux huit premiers mois de 2020 se chiffrant ainsi à 3,1 millions de tonnes.
Les bonnes performances des ports de Safi, Nador et Laayoune

Si l’ensemble des ports connaissent un recul de leur activité, les ports de Safi, Nador et Laayoune affichent une croissance solide. A Safi, le trafic portuaire enregistre une hausse confortable de 16,7% par rapport à la même période de 2020 comptabilisant un volume de 6,6 millions de tonnes. Cette variante est à attribuer «au fort rebond des exportations du phosphate (+19,2%), de la barytine (+387%), du gypse (+32,9%) et des importations du charbon (+28,4%)», souligne l’ANP. Chiffré à 2,6 millions de tonnes à fin août 2021, le port de Nador est en croissance de 13,7% due à la hausse des importations des hydrocarbures (+20,2%) et de la billette (+32,7%). On retiendra aussi que les exportations de la barytine sont en forte progression de 81,8%. Représentant 1,7% du trafic portuaire, le port de Laayoune a enregistré une évolution positive (11,4%) de son activité au cours des huit premiers mois de l’année 2021 comparé à la même période de l’année passée. Il a assuré le transit de 1,2 million de tonnes de marchandises à fin août 2021. Cette augmentation est le résultat de la hausse des importations des hydrocarbures (+7,9%), des exportations du phosphate (+18,1%) et du sable (+3,3%).

L’activité des conteneurs

Au terme des huit premiers mois de l’année 2021, l’activité des conteneurs s’élève à 881.583 EVP, en hausse de 9,4%. La même dynamique est observée en termes de tonnage puisqu’elle se chiffre à 8,4 millions de tonnes enregistrant une augmentation de 6,4%. Par nature de flux, on notera que les exportations sont en progression de 5,6% avec un volume de 359.085 EVP.

Concernant les conteneurs vides à l’export, ils atteignent un volume de 225.128 EVP (+5%), constituant ainsi 62,7% du trafic global des conteneurs à l’export. Les importations pour leur part ont atteint 366.810 EVP, en progression de 9,8% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2020. Il faut également noter que l’activité cabotage dévoile une évolution positive de 18,2%, se chiffrant à 155.689 EVP.

Évolution du trafic des céréales, des phosphates, et des hydrocarbures

Les importations des céréales atteignent un total de 5,3 millions de tonnes sur les huit premiers 2021, en baisse de 21,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Par port, il s’avère que la forte concentration de cette activité est au port de Casablanca avec 3,3 millions de tonnes. Ce qui représente 62% du trafic global des céréales. Sur l’ensemble des ports, on notera aussi qu’il y a une baisse globale des importations en cette denrée : Casablanca (-14,3%), Jorf Lasfar (-27,7%), Nador (-30,2%), Agadir (-28,4%) et Safi (-48,4%).

Concernant le trafic des phosphates et dérivés, il a atteint à fin août 2021 un volume d’environ 23,1 millions de tonnes, enregistrant une baisse de 4,4% avec un écart de 1.072.733 de tonnes par rapport à la même période de l’année écoulée, dévoile l’ANP ajoutant que «cette variation à la baisse est due principalement aux exportations des engrais (- 5,3%) et des importations du soufre (-14,8%). Par contre le trafic de l’acide phosphorique a enregistré une hausse de 14,9%». Pour ce qui est du trafic global des hydrocarbures, il s’élève à un volume d’environ 6,5 millions de tonnes, marquant ainsi une hausse de 2,7% par rapport à la même période de l’année passée.

 

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Selon la dernière note de conjoncture de la DTFE à fin juillet 2021 : L’économie nationale se redresse progressivement https://aujourdhui.ma/economie/selon-la-derniere-note-de-conjoncture-de-la-dtfe-a-fin-juillet-2021-leconomie-nationale-se-redresse-progressivement https://aujourdhui.ma/economie/selon-la-derniere-note-de-conjoncture-de-la-dtfe-a-fin-juillet-2021-leconomie-nationale-se-redresse-progressivement#respond Mon, 20 Sep 2021 11:00:57 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=387071

L’économie nationale a enregistré une croissance de 1% au premier trimestre 2021 contre 0,9% à la même période en 2020. L’activité économique se redresse doucement mais sûrement. Durant les sept premiers mois de l’année 2021, les signaux sont au vert pour la majorité des secteurs à l’exception des activités très impactées par la crise, à ...]]>

L’économie nationale a enregistré une croissance de 1% au premier trimestre 2021 contre 0,9% à la même période en 2020.

L’activité économique se redresse doucement mais sûrement. Durant les sept premiers mois de l’année 2021, les signaux sont au vert pour la majorité des secteurs à l’exception des activités très impactées par la crise, à savoir le tourisme et le transport. Selon la dernière note de conjoncture de la Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE), des évolutions positives ont marqué les activités non agricoles à fin juillet 2021. A cela s’ajoute la bonne dynamique de la campagne agricole 2020-2021 qui s’est caractérisée par des précipitations efficaces et une production abondante étayées par des performances notables de certains produits à l’export. Il faut rappeler par ailleurs que l’économie nationale a enregistré une croissance de 1% au premier trimestre 2021 contre 0,9% à la même période en 2020, à en croire les résultats des comptes nationaux trimestriels du Haut-commissariat au Plan. Tour d’horizon des principaux indicateurs à fin juillet 2021 décryptés par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration.

Une bonne saison pour l’agriculture

Le secteur agricole se porte bien. Après deux années de sècheresse, une bonne répartition temporelle de la pluviométrie a marqué la campagne agricole 2020-2021. En termes de chiffres, la production définitive des trois céréales principales s’élève à 103,2 M.Qx, enregistrant une hausse de +221% par rapport à la campagne précédente. Dans le détail, la production a atteint 50,6 Mqx pour le blé tendre, 24,8 Mqx pour le blé dur et 27,8 Mqx pour l’orge. Pour le secteur non céréalier, les exportations de fruits et légumes frais, réalisées entre le 1er septembre 2020 et le 27 juillet 2021, s’élèvent à près de 2 Mt contre 1,88 Mt durant la campagne précédente à la même période, en hausse de 5%. Quant aux agrumes, le volume enregistré à l’export est de 537.000 tonnes, en croissance de 3%. Sur la même dynamique, les produits maraîchers affichent un volume exporté de 1,44 Mt, en progression de 6% comparativement à la campagne précédente. On notera également les belles performances enregistrées par les exportations des poivrons et des piments (+20%) et des fruits rouges (myrtilles +29% ; framboises +13% ;
fraises +8%) durant cette même période. Concernant le secteur de la pêche, il ressort un volume des débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale en baisse de 3% au terme du premier semestre 2021 après -7,4% un an auparavant «recouvrant, d’une part, des replis des captures des algues (-28,6%), du poisson pélagique (-5%) et du poisson blanc (-2,5%) et, d’autre part, des progressions de celles des crustacés et coquillages (+59,8%) et des céphalopodes (+39,6%)», indique la même source. Pour ce qui est de la valorisation de ces captures, on note une amélioration de 34,8% contre une baisse de 15,7% un an auparavant. Cette évolution est principalement tirée par les hausses des valeurs des céphalopodes (+75,7%), des crustacés et coquillages (+62%), du poisson blanc (+11,3%) et du poisson pélagique (+5,3%).

Solidité du secteur industriel

L’indice de la production des industries manufacturières, hors raffinage de pétrole, a progressé de 19,9% au deuxième trimestre 2021 contre -21,4% au T2-20. «Ce rebond, qui est attribué principalement à un effet de base lié au confinement de l’année précédente, a été perceptible notamment au niveau de la métallurgie (+98,9%), l’industrie automobile (+85,3%), la fabrication de machines et équipement (+83%), la fabrication des produits en caoutchouc et en plastique (+79%) et la fabrication d’équipement électrique (+69,7%)», rapporte la même source. En moyenne des sept premiers mois, le taux d’utilisation des capacités de production industrielle (TUC) atteint 72,3% en 2021 contre 61,9% en 2020, en amélioration de +10,4 points. Cette évolution provient des progressions des TUC des industries mécaniques et métallurgiques (+20,1 points), du textile et cuir (+19,1 points), de la chimie et parachimie (+7,9 points) et de l’agroalimentaire (+4 points).

Électricité : La production locale augmente de plus de 7%

Au cours des sept premiers mois de l’année 2021, la production locale d’électricité a rebondi de +7,1% contre une baisse de -6,6% un an auparavant. «Cette évolution provient des progressions de +10% de la production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), de +9,5% de la production issue des énergies renouvelables inscrites dans le cadre de la loi 13-09 et de +5,9% de la production concessionnelle», fait remarquer ladite note. Pour sa part le solde des échanges d’énergie (Espagne-Algérie) est revenu à -152,7 GWh durant les sept premiers mois de 2021, en liaison avec la progression de 50,7% des exportations et le recul de 6,7% des importations. Dans le même registre, l’énergie appelée nette a connu une augmentation de 6,2% à fin juillet 2021 contre un retrait de 3% un an auparavant. S’agissant de la consommation d’électricité, celle-ci est en hausse de 6,1% contre une baisse de 4,1% un an auparavant.
Cette évolution s’explique par les hausses de la consommation d’électricité à très haute tension et haute tension (+29,9%), à moyenne tension (+6,7%) et de celle des régies (+4,6%). De son côté la consommation résidentielle est en progression de 2,1%.

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Digitalisation et innovation : Top départ pour la 2ème édition de l’Africa Digital Manager Award https://aujourdhui.ma/economie/digitalisation-et-innovation-top-depart-pour-la-2eme-edition-de-lafrica-digital-manager-award https://aujourdhui.ma/economie/digitalisation-et-innovation-top-depart-pour-la-2eme-edition-de-lafrica-digital-manager-award#respond Fri, 17 Sep 2021 12:00:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=386935

L’aventure se poursuit pour l’Africa Digital Manager Award (ADMA) qui vient de lancer les candidatures pour sa deuxième édition. Lors de sa première édition qui s’est déroulée le 14 septembre 2021, ADMA a récompensé les entreprises africaines innovantes dans le domaine de la digitalisation. Organisée dans les locaux d’Inetum à Casanearshore, cette cérémonie clôt la ...]]>

L’aventure se poursuit pour l’Africa Digital Manager Award (ADMA) qui vient de lancer les candidatures pour sa deuxième édition. Lors de sa première édition qui s’est déroulée le 14 septembre 2021, ADMA a récompensé les entreprises africaines innovantes dans le domaine de la digitalisation. Organisée dans les locaux d’Inetum à Casanearshore, cette cérémonie clôt la première édition de ce concours qui a fédéré des candidatures à travers toute l’Afrique.

Cet événement a également permis d’encourager les projets digitaux qui participent aujourd’hui au développement de l’économie sur l’ensemble du continent africain et d’inspirer les initiatives de demain. A cet effet, l’ESN lance la seconde édition, en partenariat avec l’Ecole Centrale de Casablanca. Il faut dire que cette rencontre constitue une plateforme d’échange sur les problématiques de digitalisation en Afrique, et les tendances révélées par les projets des candidats. A cet égard Vincent Rouaix, président-directeur général d’Inetum, souligne: «Nous croyons en l’Afrique, qui est un continent en pleine croissance, le digital représente une chance pour son économie. L’organisation de l’ADMA, ou encore l’ouverture de notre FabLab à Casablanca, sont des preuves de notre engagement et de notre volonté de rayonner sur le continent. Nous y sommes présents en proximité, pour accompagner la transition numérique des entreprises, de l’économie et plus globalement de la société pour tirer le meilleur du digital flow».

Pour sa part, Saloua Karkri-Belkeziz, présidente d’Inetum en Afrique, explique: «Nous sommes heureux que l’ADMA rencontre un tel engouement. Grâce à ce projet, Inetum est au cœur d’une dynamique de développement des écosystèmes d’innovation sur le continent. C’est une expérience enrichissante grâce aux échanges que nous partageons avec les managers talentueux autour des projets ambitieux portés par les entreprises et les institutions africaines. Et nous tiendrons à faire perdurer cette initiative, afin qu’elle constitue une réelle plateforme d’identification des meilleurs projets digitaux en Afrique, et ce chaque année». Concernant l’édition 2022, le dépôt des candidatures est dès à présent possible sur le site de l’ADMA www.africadigitalmanageraward.com.

Pour candidater, les participants doivent soumettre des projets réalisés en interne ou en partenariat avec des tiers (laboratoires, universités, filiales ou autres partenaires). Ainsi, les candidats peuvent aussi présenter une méthode managériale utilisée pour conduire efficacement un ou des projets basés sur l’agilité, la conduite du changement ou toutes autres mesures de performance. Les organisateurs précisent que le caractère d’innovation ou d’excellence managériale déterminera le choix des meilleurs dossiers par le jury.

Le palmarès de l’édition 2021

L’Africa Digital Manager Award a réuni 52 projets candidats avec 10 finalistes issus de 7 pays, à savoir le Mali, le Bénin, le Sénégal, le Cameroun, le Congo, le Maroc et l’Algérie. Trois lauréats ont pu recevoir leurs trophées. Ainsi, Maghreb Accessoires a remporté le prix ADMA pour la région Afrique du Nord grâce à son projet de digitalisation qui vise à optimiser les processus de gestion et moderniser l’expérience client. Pour sa part Orange Cameroun a décroché le prix ADMA pour l’Afrique Centrale, à travers la plateforme My Way axée sur l’innovation et la modernisation de l’expérience client. De son côté la Caisse de sécurité sociale du Sénégal (IPRES) a reçu le prix ADMA Afrique de l’Ouest, pour le projet de modernisation et d’harmonisation des systèmes d’information de cette administration publique. Notons que les lauréats bénéficieront d’un double accompagnement. «D’une part, un support en conseil assuré par les consultants experts d’Inetum destiné à l’entreprise gagnante. D’autre part, une formation certifiante Six Sigma Green Belt assurée par le partenaire du concours ADMA, l’École Centrale de Casablanca, en direction des managers qui ont porté les projets gagnants», concluent les initiateurs de cet événement.

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Immobilier : La machine se remet en marche https://aujourdhui.ma/economie/immobilier-la-machine-se-remet-en-marche https://aujourdhui.ma/economie/immobilier-la-machine-se-remet-en-marche#respond Wed, 15 Sep 2021 13:00:42 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=386702

Logement social, crédits, garanties… Le secteur immobilier au Maroc reprend sa dynamique. Au premier semestre 2021, la production globale des unités d’habitation affiche une hausse de 25,96% par rapport à la même période en 2020. Selon les statistiques du département de l’Habitat et de la Politique de la ville, 109.317 logements ont été construits à ...]]>

Logement social, crédits, garanties…

Le secteur immobilier au Maroc reprend sa dynamique. Au premier semestre 2021, la production globale des unités d’habitation affiche une hausse de 25,96% par rapport à la même période en 2020. Selon les statistiques du département de l’Habitat et de la Politique de la ville, 109.317 logements ont été construits à fin juin 2021 dont 58.292 unités économiques et sociales. Durant cette même période, on compte à 113.495 le nombre d’unités mises en chantier (dont 40.562 logements sociaux), enregistrant une croissance de 9,33% par rapport aux six premiers mois de l’année 2020.

Habitat social et économique
Entre 2010 et juillet 2021, plus de 2,10 millions de logements sociaux à 250.000 DH ont été achevés suite à 1.507 conventions. Dans ce segment, le secteur privé absorbe la grande part avec plus de 2,03 millions de logements réalisés (soit 1.450 conventions) tandis que le secteur public détient 57 conventions pour 70.077 logements. En plus d’une décennie, 550.158 logements sociaux à 250.000 DH ont obtenu leur certificat de conformité. De son côté, l’habitat à 140.000 DH a été visé par 82 conventions pour 40.010 logements entre 2008 et juillet 2021. Le secteur privé a établi 52 conventions pour 24.643 logements (contre 30 conventions pour 15.367 habitats dans le secteur public). Sur cette même période, 28.182 logements ont reçu le certificat de conformité. Le logement classe moyenne dénombre pour sa part un total de 11.328 unités dans le cadre de 32 conventions entre 2013 et juillet 2021. Ainsi, 27 conventions reviennent au secteur public avec 9.655 logements réalisés contre 5 conventions pour 1.673 habitats dans le secteur public. Le nombre de logements classe moyenne ayant reçu le certificat de conformité s’élève à 253 unités jusqu’à juillet 2021. Les ventes de ciment sont par ailleurs en baisse avec 16,32% durant le mois de juillet 2021 par rapport au même mois de l’année dernière.

Prêts et crédits
Le fonds Damane Assakane par lequel l’Etat garantit les prêts immobiliers est sur une bonne trajectoire. Pour l’acquisition d’un logement, 193.521 ménages ont bénéficié de la garantie Fogarim, ce qui représente un montant total de 30,61 MMDH depuis la création de ce dispositif en 2004 jusqu’à fin juillet 2021. Au seul mois de juillet 2021, 744 prêts ont été accordés (soit 0,13 MMDH) contre 681 prêts au mois de juillet 2020 (0,11 MMDH). Pour ce qui est de la garantie Fogaloge, le nombre de familles bénéficiaires est de 59.794 à fin juillet 2021. Le montant total des prêts au logement Fogaloge s’élève à 17,03 MMDH depuis le lancement de cette garantie en 2009 jusqu’à fin juillet 2021. Au septième mois de l’année en cours, 537 prêts ont été octroyés (0,16 MMDH) contre 353 prêts (0,10 MMDH) en juillet 2020). Côté crédits, on notera une progression de 3,56% comparativement à fin juillet 2020. Ainsi, 288,271 MMDH de crédits ont été accordés durant les sept premiers mois de 2021 contre 278,360 MMDH au cours de la même période de l’année dernière. Il faut dire que le taux de contribution des crédits à l’économie nationale est de 24,86%. Concernant les taux débiteurs, les banques ont appliqué au deuxième trimestre 2021 un taux de 4,52% contre 5,22% à la même période en 2020, en retrait de 13,41%.

Quelques chiffres sur le secteur

En termes d’emploi, le secteur du BTP a recruté plus de 1.138 personnes en 2020 selon les chiffres provisoires du ministère de l’habitat. Il s’avère que 108.000 emplois ont été créés dans le secteur entre le deuxième trimestre de 2020 et le deuxième trimestre de 2021 dont 85.000 en milieu urbain et 23.000 en milieu rural. La valeur ajoutée du BTP atteint 6,3% en 2020. Ce qui représente 60,67 MMDH en 2020 contre 61,79 MMDH en 2019 réalisant une baisse de 1,81%. S’agissant du programme «Villes sans bidonvilles», 301.914 ménages ont été relogés entre 2004-2020. Pour rappel, 59 villes et centres sont déclarés villes sans bidonvilles. Quant à l’habitat menaçant ruine, quelque 35.818 bâtisses ont été conventionnées à fin 2020. Celles-ci concernent 68.890 foyers. Le ministère explique par ailleurs qu’à fin 2020, plus de 1,2 million de ménages issus des quartiers sous-équipés ont vu leurs conditions de vie s’améliorer. Sur le volet des investissements directs étrangers à l’immobilier, ils sont en baisse de 15,94% enregistrant 5,950 MMDH en 2020 (selon les chiffres provisoires) contre 7,078 MMDH en 2019.

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Philip Morris : Le tabac chauffé fera son entrée sur le marché marocain en octobre https://aujourdhui.ma/economie/philip-morris-le-tabac-chauffe-fera-son-entree-sur-le-marche-marocain-en-octobre https://aujourdhui.ma/economie/philip-morris-le-tabac-chauffe-fera-son-entree-sur-le-marche-marocain-en-octobre#respond Tue, 14 Sep 2021 12:48:14 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=386575

C’est une première. Selon des sources bien informées, Philip Morris lancera au mois d’octobre prochain au Maroc sa technologie de tabac chauffé. Très attendu, ce produit sera commercialisé au niveau du Grand Casablanca avant d’être généralisé sur l’ensemble du territoire national. Les détails. Où trouver le produit ? Pour réussir cette opération, Philip Morris tient ...]]>

C’est une première. Selon des sources bien informées, Philip Morris lancera au mois d’octobre prochain au Maroc sa technologie de tabac chauffé.

Très attendu, ce produit sera commercialisé au niveau du Grand Casablanca avant d’être généralisé sur l’ensemble du territoire national. Les détails.

Où trouver le produit ?

Pour réussir cette opération, Philip Morris tient à rendre ce produit disponible. Ainsi, l’appareil IQOS sera commercialisé dans des points de vente dédiés, alors que les consommables HEETS seront disponibles dans les bureaux de tabac. Il faut dire que c’est la première fois qu’un produit de tabac chauffé sera lancé sur le marché marocain. Il repose sur une nouvelle technologie qui permet de chauffer le tabac sans le brûler. Un processus qui élimine la combustion et par conséquent la fumée qui contient les principales composantes nocives responsables des maladies cancérigènes liées au tabagisme.

Une alternative à la cigarette conventionnelle

Philip Morris International a fait le choix d’adopter depuis plusieurs années déjà une nouvelle approche dans l’industrie du tabac. Sa vision consiste à réduire les risques liés au tabagisme. Elle s’est engagée dans la sensibilisation autour de cette question. L’objectif étant de remplacer à terme la cigarette conventionnelle par des produits moins risqués. En effet, malgré les efforts consentis dans le sens de la réduction du tabagisme, il restera 1,1 milliard de fumeurs dans le monde. D’où l’intérêt de convertir le plus grand nombre de fumeurs à des produits alternatifs à moindre risque. C’est dans cet esprit que PMI a développé des produits à l’exemple de IQOS qui ciblent les fumeurs adultes, et plus particulièrement ceux qui n’arrivent pas à se passer de la cigarette conventionnelle. Considéré comme un produit à risque réduit comparé à une cigarette, il est plus recommandé. Pour le Groupe, la technologie de tabac chauffé a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays. Elle est commercialisée par Philip Morris dans plus de 67 marchés internationaux.

D’ailleurs, il s’avère que près de 14,7 millions d’anciens fumeurs ont arrêté complétement la cigarette et ont commencé à utiliser ce produit exclusivement, selon le géant américain. Sur le plan sanitaire, IQOS génère jusqu’à 95% de substances nocives en moins que la fumée de cigarettes. On notera que IOQS chauffe le tabac jusqu’à 350° degrés sans le brûler, contre 850 à 900° degrés pour une cigarette de fumée, réduisant ainsi les composants nocifs générés par rapport à la fumée de la cigarette conventionnelle. Pour appuyer sa thèse, l’entreprise américaine s’est fondée sur les résultats encourageants des recherches scientifiques faites sur ce sujet. A Neuchâtel par exemple, PMI dispose d’un centre de recherche et développement qui compte près de 430 scientifiques et experts travaillant depuis près de 10 ans sur le développement des produits moins risqués. Dans son actif, on ne compte plus le nombre de publications émises sur la réduction des risques liés au tabagisme. A cela s’ajoutent des recherches faites par des institutions indépendantes. Ces efforts ont porté leurs fruits puisqu’il y a quelque temps aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) reconnaît ce produit à risque modifié dans le sens où il peut contribuer à la protection de la santé publique.

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