Alors que ses ventes explosent un peu partout dans le monde : La voiture électrique peine à se frayer une place au Maroc

Alors que ses ventes explosent un peu partout dans le monde : La voiture électrique peine à se frayer  une place au Maroc

Le virage vers l’électrique et l’hybride s’affirme un peu partout dans le monde. Les ventes des véhicules propres progressent dans plusieurs pays, notamment en Europe.
Ce n’est pas encore le cas des pays africains, y compris le Maroc.


Pour encourager le développement de la mobilité durable dans le pays, les initiatives ne manquent pas. L’infrastructure se met en place progressivement. On citera par exemple l’installation des bornes de recharge au niveau de plusieurs points de services. Il y a aussi l’engouement exprimé pour les projets de recherche en ingénierie dans le secteur. Les réalisations sont palpables et se traduisent sur le terrain.
Le dernier exploit date de fin décembre dernier avec la mise en marche par l’Iresen de la première borne de recharge intelligente 100% marocaine «iSmart». Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour promouvoir la voiture électrique ou à faible émission de carbone. Preuve en sont les ventes qui ne décollent pas.
Une feuille de route pour
l’électrique s’impose
Sur le marché de l’automobile, le volume des ventes de véhicules hybrides/électriques est en baisse de 28% en 2020 selon les statistiques de l’Association des importateurs de véhicules automobiles montés (AIVAM), soit une sous-performance plus marquée que le marché (-19,7%) avec 1.018 ventes durant l’année passée contre 1.417 immatriculations enregistrées en 2019, 1.140 unités écoulées en 2018 et 342 voitures vendues en 2017.
En termes de part des ventes par type de motorisation, le HEV/PHEV/EV ne détient que 0,9%. Le carburant reste maître du jeu avec une part de plus de 92% alors que l’essence représente 6,7% de la part des ventes confirmant globalement que la baisse des ventes de 2020 n’a pas eu d’effet particulier sur la demande de motorisation par type de carburant puisque les ratios restent au même niveau qu’en 2019. Pour l’Aivam, le marché des énergies alternatives demeure très marginal en l’absence de subventions franches et de feuille de route pour la mobilité durable.
Cas du marché européen
Sur le marché européen, près d’une voiture particulière sur six immatriculée dans l’Union européenne est un véhicule électrique (16,5%), au quatrième trimestre de 2020, à en croire les derniers chiffres de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Sur l’ensemble de l’année, plus de 1,36 million de véhicules neufs électriques (ECV) se sont vendus en Europe enregistrant une augmentation de 143,8% comparativement à 2019. Les trois marches du podium sont successivement occupées par l’Allemagne (394.943 immatriculations), suivie de la France (185.719 modèles) puis du Royaume-Uni (175.082 VE). Pour l’hybride (HEV), l’Europe a vendu plus de 1,44 unités, en hausse de 51,3%. La course est là aussi menée par l’Allemagne avec 327.395 unités. En deuxième place, on retrouve l’Italie avec 221.893 immatriculations, suivie du Royaume-Uni (219.628 modèles vendus). Pour les voitures hybrides rechargeables (PHEV), 619.129 ventes ont été comptabilisées, en progression de 210%.

La disruption Covid-19

Selon un récent rapport de McKinsey & Company baptisé «From No Mobility : Where Covid-19 has accelerated change» sur la mobilité et le rôle accélérateur de la Covid-19, la pandémie a eu un effet disruptif sur la mobilité. La durabilité continuera d’être une considération importante, avec un plus grand nombre de consommateurs optant pour des solutions électriques en particulier dans les villes, relève la même source. Poursuivant la tendance observée en 2020, les questions environnementales seront au cœur des stratégies des gouvernements européens en concordance avec l’Accord de Paris sur le changement climatique. De nouvelles incitations sont envisagées pour stimuler les ventes des moyens de transport sans carbone. Parmi les mesures les plus concrètes en la matière, on comptera qu’environ 150 villes d’Europe restreignent l’accès à leurs centres pour réduire la pollution et les émissions de carbone.

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