Automobile : Plus de 42 MMDH de ventes à l’export au premier semestre

Automobile : Plus de 42 MMDH de ventes à l’export  au premier semestre

Il s’agit du plus haut niveau atteint durant la même période des 5 dernières années

La balance des voyages continue d’afficher un solde excédentaire en baisse de 69,6%, soit 10,84 milliards de dirhams en moins. L’Office des changes attribue cette évolution au recul des recettes voyages.

Belle performance pour le secteur automobile à l’export. Un pic d’exportations a été observé au titre des six premiers mois de l’année. Les ventes du secteur dépassent celles réalisées durant la même période des cinq précédentes années. C’est ce que constate l’Office des changes dans son dernier bulletin mensuel des échanges extérieurs. La valeur des exportations automobiles a atteint, à fin juin 2021, les 42,33 milliards de dirhams contre 29,65 milliards de dirhams une année auparavant. Elle a ainsi marqué une progression de 42,8%, soit un additionnel de 12,68 milliards de dirhams. «Cette évolution s’explique par la hausse des ventes du segment de la construction (+47,1% ou +5,5 MMDH) et celles du segment du câblage (+36% ou +3,82 MMDH)», relève-t-on de l’Office des changes. En parallèle à l’automobile, les exportations des phosphates et dérivés ainsi que celles du textile et cuir ont affiché une croissance à deux chiffres au premier semestre de l’année.
S’agissant du premier secteur, ses expéditions ont augmenté de 23,8% comparé à la même période de l’année précédente, soit un additionnel de 5,96 milliards de dirhams en glissement annuel. Ainsi, «les phosphates et dérivés» réalise un chiffre à l’export de l’ordre de 31,04 milliards de dirhams contre 25,08 milliards de dirhams une année auparavant. Commentant cette évolution, l’Office des changes l’attribue à la hausse de 50,6% des ventes de l’acide phosphorique et de 21,4% de celles des engrais naturels et chimiques au moment où les ventes des phosphates se sont contractées de 3,4% sur la même période.

Du côté des textiliens, ils ont réalisé des exportations de l’ordre de 16,8 milliards de dirhams, en amélioration de 35,1%, soit 4,37 milliards de dirhams de gagnés par rapport au premier semestre de l’année passée. «Cette évolution est due à la hausse de 43,1% des ventes des vêtements confectionnés et de 52,5% des articles de bonneterie», peut-on relever de l’Office des changes.

Et de préciser que «ces exportations restent, toutefois, en deçà de celles réalisées durant la même période de l’année 2019, soit -11,1%». Pour ce qui est du secteur agricole et agroalimentaire, il a vu ses exportations se renforcer de 6,5% atteignant ainsi une valeur de l’ordre de 35,87 milliards de dirhams contre 33,68 milliards de dirhams une année plus tôt. Les expéditions du secteur de l’électronique et de l’électricité ont grimpé de 36,4% pour atteindre les 6,6 milliards de dirhams. Cependant, les expéditions de l’aéronautique se sont légèrement contractées revenant ainsi à 6,6 milliards de dirhams perdant sur l’année 193 millions de dirhams de leur valeur. A cet effet, la part de l’aéronautique dans le total des exportations a reculé de 1,2% pour se situer autour de 4,4% contre 5,6% une année plus tôt.

Creusement de 13% du déficit commercial

Comme a été démontré, la majorité des secteurs industriels, à l’exception de l’aéronautique, a affiché une bonne dynamique à l’export au titre du premier semestre de l’année. La valeur globale des exportations s’est consolidée de 29,59 milliards de dirhams, au premier semestre 2021, atteignant ainsi un total de 152,88 milliards de dirhams (+24%). En contrepartie, les importations ont maintenu leur trend haussier. La valeur des achats s’est ainsi appréciée de 40,83 milliards de dirhams pour atteindre les 250,32 milliards de dirhams à fin juin. Cette évolution différenciée des exportations et des importations a contribué à l’accentuation du déficit commercial. Un creusement de 13% a été relevé au premier semestre de l’année portant ainsi le déficit à 97,44 milliards de dirhams contre 86,2 milliards de dirhams, soit un écart de 11,24 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année passée. Le taux de couverture s’est pour sa part amélioré de 2,2 points passant ainsi de 58,9% à fin juin 2020 à 61,1% à fin juin 2021.

Pic de 48,1% des envois de fonds des MRE

Le premier semestre de l’année a été marqué par une hausse fulgurante des transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger. Les envois de fonds des MRE se sont établis à 44,19 milliards de dirhams à fin juin contre 29,83 milliards de dirhams, soit des transferts supplémentaires de l’ordre de 14,35 milliards de dirhams. Cette progression correspond à une variation positive de l’ordre de 48,1%. Par ailleurs, la balance des voyages continue d’afficher un solde excédentaire en baisse de 69,6%, soit 10,84 milliards de dirhams en moins. L’Office des changes attribue cette évolution au recul des recettes voyages. Ces dernières ont atteint à fin juin 2021 les 8,82 milliards de dirhams contre 21,07 milliards de dirhams une année auparavant marquant ainsi une baisse de 58,1% par rapport à la même période de l’année précédente. Les dépenses voyages se sont pour leur part repliées de 25,6% revenant ainsi à 4,1 milliards de dirhams contre 5,5 milliards de dirhams une année auparavant.

10,62 MMDH d’investissements directs marocains à l’étranger

Pour ce qui est des investissements directs marocains à l’étranger (IDME), l’Office des changes indique qu’ils ont atteint leur plus haut niveau durant la même période au titre des cinq dernières années. Ils se sont, en effet, établis à 10,62 milliards de dirhams à fin juin 2021. «Cet accroissement reste légèrement inférieur à celui réalisé par les cessions de ces investissements (+6,5 MMDH)», apprend-on de l’Office des changes qui relève dans ce sens un flux net des IDME en repli de 17%. En parallèle, le flux des investissements directs étrangers (IDE) emprunte une tendance haussière. L’Office des changes relève à cet effet une progression de 5,4% au premier semestre, soit un additionnel de près de 500 millions de dirhams. Ainsi, le flux net des IDE s’est élevés à fin juin à 9,69 milliards de dirhams contre 9,12 milliards de dirhams une année auparavant. Se référant à l’Office des changes, cette évolution est attribuable à une hausse de 13,7% des recettes lesquelles ont atteint au titre des 6 premiers mois de l’année les 15,56 milliards de dirhams. Elles restent toutefois plus importantes que celle des dépenses ayant atteint sur la même période les 5,94 milliards de dirhams.

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