Batterie : de moins en moins d’entretien

Batterie : de moins en moins d’entretien

On le sait, la batterie joue le rôle de fournisseur officiel d’électricité dans un véhicule. Mais il serait absurde de croire encore qu’elle ne fournit cette électricité que durant le court laps de temps, qu’est celui du démarrage. En effet, aujourd’hui, nos voitures sont de plus en plus bourrées d’équipements de confort (climatisation, lève-vitres, verrouillage centralisé…) et de sécurité (direction assistée, amplificateur électronique du freinage, airbags diagnostiqués à chaque mise en route…). Que de gadgets électroniques qui nécessitent, pour leur bon fonctionnement, une alimentation électrique qui soit à la fois suffisante, fiable et sécurisée. Et c’est donc cette énergie que doit apporter une bonne batterie.
Techniquement, une batterie automobile fournit généralement une tension allant de 12 à 14 volts et son boîtier intègre en moyenne 6 unités, qui constituent son principal élément de stockage : les accumulateurs au plomb-acide. Ces éléments sont disposés en série et séparés par une matière isolante comme la terre, ou le plastique. Chaque élément de la batterie est rempli d’un liquide électrolytique à base d’acide sulfurique et d’eau.
Mais la batterie serait presque un organe obsolète sans l’existence d’un organe majeur du circuit électrique dans une auto : l’alternateur. Et pour cause, c’est ce dernier qui régule la recharge de la batterie.
Comme toute invention, la batterie a eu droit à son lot d’améliorations et d’innovations au fil des ans. Et l’on est passé voilà 5 ans environ à une technologie plus sophistiquée recourant à de nouveaux alliages (plomb-calcium par exemple), ce qui nécessite nettement moins d’entretien qu’auparavant.
Aujourd’hui, la durée de vie moyenne d’une batterie automobile va d’un an et demi à deux ans. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs, à commencer par la performance de son fabricant. Mais il est admis qu’une batterie perd de son efficacité du fait des sollicitations, ainsi que de son travail dans le temps.
On précisera aussi que dans une voiture Diesel, la batterie se consume plus rapidement car le courant de démarrage est plus fort que sur un moteur à essence. Autre accélérateur de la décharge d’une batterie, la consommation importante d’énergie (allumage des feux, ventilation, et surtout désembuage de la lunette arrière) lorsque le moteur à l’arrêt.
Mais au-delà de ces explications techniques, il faut savoir qu’une batterie peut aussi durer moins longtemps que prévu si elle n’a pas été correctement rechargée au fil des utilisations.
Les symptômes les plus fréquents sont de deux types : soit que la batterie manifeste quelques soucis comme sa faiblesse lors du démarrage à froid, ou carrément qu’elle s’éteigne définitivement sans pour autant avoir démontré une quelconque faiblesse. Ce dernier cas correspond au phénomène dit de «la mort subite».
S’agissant des problèmes que peut rencontrer une batterie, Mohamed Sebti, directeur industriel au sein de la division «Transformateurs, équipements électriques et accumulateurs» chez Nexan Maroc, indique qu’«il existe plusieurs types de symptômes.
Le phénomène le plus fréquent est celui d’une baisse caractérisée de la puissance de la batterie, manifestée par des problèmes de démarrage à froid. Du coup, l’automobiliste sent venir la panne». Mais dans certains cas, «comme par exemple un court-circuit à l’intérieur de la batterie, ou encore une défaillance de l’alternateur, il peut en effet se produire une mort subite de la batterie». En fait, le dérèglement de l’alternateur empêche la batterie de se recharger convenablement, ce qui écourte donc sa durée de vie. Puis il y a un autre facteur, plutôt externe, qui fait qu’une batterie dure nettement moins longtemps que prévu à savoir, la manière de conduire.
Plus précisément l’allusion est ici faite au redémarrage fréquent dans la même journée. L’exemple type est celui des livreurs de marchandises, tandis que le plus extrême est celui des chauffeurs de taxi qui coupent souvent leur moteur dans les feux rouges pour économiser du carburant. S’il est question de remplacer une batterie usée, mieux vaut ne pas se hasarder dans le choix, ou lésiner dans la qualité. Les grandes marques de batterie restent Bosch, Tudor, Fulmen ou encore Electra.
Il est aussi recommandé de ne pas opter pour le produit le moins cher du marché et de choisir le modèle qui convient le mieux à la motorisation concernée.
Pour éviter tout dérèglement et de tomber soudainement en panne d’énergie ? Mieux vaut entretenir périodiquement sa batterie. Comment, en rajoutant de l’eau distillée par exemple, en la faisant inspecter par un technicien. Mais à quelle périodicité ? Les professionnels s’accordent à conseiller la vérification du niveau d’eau de la batterie et le contrôle de ses cos à chaque vidange. Du côté de Nexan Maroc, une meilleure solution existe. Elle s’appelle Tudor Tecno. Une nouvelle batterie capable de fournir suffisamment d’énergie à toutes ces fonctions qui pullulent dans les nouveaux véhicules. Développée en collaboration avec l’équipementier Exide (l’un des leaders mondiaux de la batterie), la Tudor Tecno fait appel à une nouvel alliage plomb-calcium, dont la particularité est de permettre la réduction de la consommation d’eau au strict minimum. De l’extérieur, un indicateur de charge (appelé aussi «œil magique») facilite aux automobilistes les plus néophytes en mécanique (surtout la gent féminine) le contrôle de l’état de charge de leur batterie. Du coup, la Tudor Tecno mérite pleinement son surnom de «batterie sans entretien».
C’est aussi un gage de professionnalisme pour cette structure marocaine (Nexan), qui a convaincu un grand constructeur comme Renault. En effet, Nexan Maroc est en passe d’être retenue par la direction des achats du projet «Logan Maroc» pour devenir le fournisseur officiel de la voiture économique en matière de batterie.

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