Automobile

Embrayage : Portrait du parfait automobiliste imparfait

Au Maroc, plus qu’ailleurs – mais probablement moins que dans un autre pays tiers-mondiste –, il est des conducteurs qui ne vous rendent pas la vie facile au quotidien. Des gens qui prennent le volant n’importe comment et vous en font voir de toutes les couleurs.
De la simple frayeur d’un accrochage, jusqu’à la méchante collision, en passant par la petite crise de nerfs, inutile et gratuite. Avec eux, tout devient possible, jusqu’au scénario le plus funeste, y compris en ville. Des automobilistes qui, s’ils devaient jouer en équipe de foot, faudrait leur créer une «5ème Division», tellement ils sont plus nuls que des amateurs.
Vous voulez des exemples? Vous avez d’abord celui qui roule tout le temps en double rétroviseurs extérieurs repliés ! L’angle mort, c’est quelque chose dont il n’a jamais entendu parler.
Puis vous avez celui qui change de file ou de direction sur un coup de tête, sans foi, ni loi.
Veut-il faire des économies d’énergie sur sa batterie en n’enclenchant pas ses clignotants ? D’ailleurs, celui-là, il est fort à parier qu’il ne comprenne pas la blague de Coluche dans le sketch du «Belge» lorsqu’il dit «après, on a eu les clignoteurs qui ne marchaient plus. Une fois, ils marchaient, une fois ils ne marchaient plus, une fois ils marchaient…».
Quant à celui qui roule à 15 km/h à l’heure en pleine heure de pointe, il est tout simplement le vrai damné de la terre. Il est à la fois «conducteur du dimanche» en jour de semaine et touriste dans l’âme.
Autre point commun à tous les automobilistes imparfaits : le «presque-obligatoire» coup de klaxon lorsque le feu passe au vert, pour dire aux autres : «avancez !». C’est à croire qu’il a un cota de pollution sonore à atteindre chaque jour. Puis le must : celui – et ils sont nombreux en fait – qui stationne en deuxième file (ou même la troisième), dans une rue étroite et qui ignore l’existence ou tout au moins l’utilité – et en fait, la nécessité – d’utiliser le petit triangle rouge des warning. Horripilant. Sur l’autoroute, on pourrait citer l’hurluberlu qui roule paisiblement au milieu. Lui, quand il va aux urnes, il vote blanc parce qu’il n’est ni de droite ni de gauche : il est centriste et jusqu’au-boutiste.Non, tout cela n’est pas sérieux et lorsqu’on y réfléchit plus longuement, une seule et unique explication vient à l’esprit : ces automobilistes imparfaits ont mal potassé les règles du Code de la route pour pouvoir mériter leur permis de conduire. Ou alors, l’Alzheimer fait des ravages !