Essai Volvo V40 CC: Joli brin de suédoise !

Essai Volvo V40 CC: Joli brin de suédoise !

Qui a dit que les Suédois n’étaient pas aussi perfectionnistes que les Japonais ou les Allemands ? Pour avoir testé sur circuit fermé la Volvo V40 CC, notre avis est que ce SUV compact, dont le prix démarre à 385.000 dirhams, s’est montré très à l’aise sur asphalte, un peu comme une V40 classique. Son train avant a supporté sans coup férir les poussées énergiques générées par les 150 ch du cinq-cylindres 2.0 turbo D3 que nous avons essayé. La direction s’est montrée, pour sa part, délicieusement précise, et le diptyque «amortissement-suspension» imperturbable.

Plus virile qu’une V40 classique…

La V40 Cross Country c’est une V40 classique dopée à la testostérone. Plus virile, cette déclinaison tous chemins se démarque principalement de la version ordinaire par ses boucliers composés de plastique brut et de sabots de protection couleur aluminium. Les feux de jour verticaux s’affichent en LED. La calandre est redessinée. La V40 s’offre des barres de toit et des jantes allant de 16 à 19 pouces. Sous ce joli plumage se cache un non moins joli ramage. Une direction électrique doublée d’un châssis dynamique est de série. Pas de toit panoramique pour notre véhicule d’essai. Dommage !

Beaucoup plus orientée «look» qu’une XC70

Si Volvo est devenu expert en versions baroudeuses avec sa fameuse XC70, à l’aise pour aller se trémousser sur les chemins perdus en hors piste, la V40 Cross Country préfère jouer plutôt sur la carte du look, plutôt que d’aller crapahuter. Pour preuve, la transmission intégrale n’est disponible que pour la finition la plus chère et uniquement en essence…
N’empêche, côté design, la V40 assure et se rattrape : barres de toit, rétroviseurs contrastants, boucliers spécifiques et à l’aspect renforcé, protections latérales… Le combiné d’instruments digital de la V40 Cross Country propose trois modes de réglage : Élégance, Eco et Performance, ajustables selon l’humeur du conducteur.

Pleins gaz !

Parfaitement lovés et gâtés par un habitacle soigné, nous voilà parés à affronter le bitume du circuit de Benslimane ! Gaz à fond depuis le départ : les pneus s’accrochent et creusent l’asphalte, sous le grisant rugissement du cinq cylindres. Une petite pointe droite, suivie d’un virage en aiguille. C’est serré ! La poussée s’intensifie, la V40 cherche son chemin pendant quelques instants puis se positionne… tout est sous contrôle sans même lever le pied. Sans broncher, l’ESP rattrape allégrement les volontés d’indépendance du train arrière, avec courtoisie et fermeté.

Hey, vous êtes sûrs que c’est un diesel ?

Revenons donc au moteur D3 qui nous a sérieusement intrigué par sa souplesse est sa vigueur dès les plus bas régimes. Un cinq-cylindres à la sonorité par ailleurs (trop ?) agréable pour un Diesel. La boîte automatique Geartronic à 6 rapports, un peu poussive en usage «normal», ne demandait cependant qu’à monter dans les tours en mode Sport et Manuel. Malgré une conduite torturée et tortueuse pour la bête, la boîte auto nous aidait à nous retrouver  toujours sur le bon rapport. Un calibrage bien pensé qui devrait situer la consommation moyenne à 7,8 l aux 100 km, selon le constructeur.

Njut !

«Njut» en suédois veut dire : s’éclater, s’amuser et passer du bon temps. C’est ce que nous avons ressenti à bord de la V40 CC en la poussant à fond dans les tours et dans ses derniers retranchements. Rappelons que Volvo, la marque de Göteborg, avait repris sur la V40 CC l’intégralité de la gamme V40. En essence, la palette démarre avec le petit T3 et se voit chapeautée par le T5, disponible en transmission intégrale. Le T5 est un 5 cylindres en ligne turbo essence de 2,5 litres, remanié pour délivrer 254 chevaux et 360 Nm de couple (rien que ça !).

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