Avec plus de 400 exemplaires déjà livrés en moins d’un an, la 500 est une belle affaire pour la filiale marocaine de Fiat. Car, cette voiture participe non seulement à faire du «volume» (de ventes) et du chiffre (d’affaires), mais elle contribue aussi –et remarquablement même– à renforcer l’image et la notoriété de la marque italienne au Maroc.
Et pour comprendre pourquoi ce «petit bout de tôle» fait tant chavirer le cœur des acheteurs, nous nous sommes mis à leur place, le temps d’un essai routier. De quoi nous faire tirer la langue. Pas pour ironiser, mais plutôt abonder en commentaires. Il est très difficile, si ce n’est impossible, de parler de l’actuelle Fiat 500 sans s’attarder sur ce qui peut être considéré comme son principal atout : sa ligne néo-rétro. Une bouille conforme au «pot de yaourt» d’antan, mais avec des proportions un tant soit peu agrandies. Cela, bien que la Nuova Cinquecento ne mesure que 3,55 mètres de long, sur 1,63 m de large. On ne vous parlera pas des nombreux autocollants qu’elle peut se faire tatouer, ni des centaines (plus de 500) de configurations qu’elle offre : c’est aux commerciaux de Fiat de le faire. On se contentera de décrire notre modèle d’essai. Une somptueuse robe écarlate (le «Rouge Pasodoble»), de belles jantes de 15 pouces (réf. 439) et un sticker noir sur le toit. Du reste et même sans aucun artifice de personnalisation, la 500 est craquante dans l’absolu. Elle dispose d’un capital «séduction» difficile à égaler dans ce segment, exception faite de la Mini, sa rivale directe de chez BMW. A son bord, l’ambiance néo-rétro est, une fois de plus, au rendez-vous. Mais uniquement pour ce qui est de la présentation. La planche de bord reprend le même ton que la teinte extérieure, tandis que l’instrumentation se concentre dans un combiné rond juste derrière le volant. Notre modèle d’essai, la version «Sport», nous a séduit non pas seulement par son ambiance intérieure, mais aussi par la qualité des matériaux, le sérieux de sa finition et son niveau d’équipement. Une dotation qui inclut notamment la climatisation automatique, le système «Blue&Me» (dispositif Bluetooth pour téléphone avec commandes au volant et reconnaissance vocale), ainsi que l’autoradio CD qu’il est possible de raccorder avec un iPod via une connexion USB. Moderne, le pot de yaourt ! La sécurité n’est pas en reste avec un ABS couplé à un répartiteur, un antipatinage ASR, le contrôle de stabilité ESP, ainsi que 7 airbags (frontaux, latéraux et rideaux) dont un pour les genoux du conducteur. Bref, l’habitacle de cette petite a tout d’une grande… enfin, à quelques exceptions près. Nous aurions aimé avoir une boîte à gant qui se ferme, un accoudoir central à l’avant ou encore, un miroir de courtoisie sur le pare-soleil. Très utile. N’est-ce pas Mesdames ? Tels seront les seuls reproches que l’on fera à la 500. Car, pour tout le reste, cette «piccola macchina» nous a agréablement surpris. Sa tenue de route est saine et son confort d’amortissement exemplaire, pour une voiture de ce gabarit. Mais surtout, nous avons apprécié la maniabilité de la 500 en ville, servie par une direction sur-assistée et un très faible diamètre de braquage. Avec elle, se faufiler dans les embouteillages, changer de direction ou même stationner se résume en trois mots : que du bonheur. Quant au 1.4 litre essence de 100 chevaux, s’il pèche un peu par sa sonorité à haut régime, il montre assez répondant aux accélérations. Et puis, doté d’une sixième vitesse, sa boîte en fait une excellente affaire à la pompe, avec une consommation de 4,2 l/100 km en moyenne et même 3,6 l/100 km en cycle extra-urbain ! Une énième qualité qui s’ajoute à tout un plaidoyer rose d’apparat pour une italienne qui nous laisse finalement rouge d’envie. De quoi largement justifier son prix d’achat, qui flirte avec les 200.000 DH. Ce n’est quand même pas donné. Mais c’est bien connu : qu’on aime, on ne compte pas !









